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Archive for janvier 2011

Je reproduis ici in extenso un extrait d’un article paru sur le site Futura-Sciences en septembre 2010.

Les fruits et légumes bio sont-ils meilleurs pour le consommateur? C’est la question que s’est posée un groupe de chercheurs du Washington State University, rassemblant des experts dans des catégories aussi diverses que l’horticulture, la génétique, les statistiques, l’écologie microbienne, les sciences alimentaires, la pomologie (l’étude des fruits), les sciences des sols et l’agroécologie.

Pour y répondre, ils ont analysé la qualité des sols et des produits issus de 26 fermes productrices de fraises situées en Californie, la moitié d’entre elles suivant les normes bio. Sur une période de deux ans, des échantillons ont été régulièrement prélevés et 31 critères ont été pris en compte, réalisant ainsi l’étude la plus complète jamais effectuée.

L’agriculture biologique conserve les propriétés naturelles du sol et donne aux fraises une meilleure qualité nutritionnelle.

Des sols et des fruits de meilleure qualité

En ce qui concerne le fruit lui-même, la victoire revient à la fraise bio. Il n’existe pas de règle universelle permettant de définir précisément la qualité des aliments. En revanche, la quantité de nutriments rapportée à la valeur énergétique est un indice précieux. Ainsi, les fraises bio ont des taux d’antioxydants, d’acide ascorbique (vitamine C) et de composés phénoliques significativement supérieurs. De plus, elles ont une durée de vie plus longue et possèdent davantage de matière sèche (plus de tissu et moins d’eau). Par contre, elles contiennent moins de phosphore et de potassium.

Les fraises ont également été évaluées par un panel de consommateurs, qui ont jugé une variété bio plus sucrée, plus goûteuse et plus appétissante que la même variété non bio. Les deux autres variétés testées sont similaires aux yeux et aux papilles des consommateurs.

Quant aux sols, ceux provenant des fermes biologiques affichent également de meilleurs résultats : une augmentation de la séquestration du carbone et de l’azote, une bonne activité de la biomasse microbienne et une plus grande quantité de micronutriments. De plus, les analyses de l’ADN (par utilisation de puces à ADN) retrouvé dans le sol des fermes biologiques montrent une plus grande diversité génétique, marqueur d’un sol sain et non stressé.

Pour en savoir plus:

Fruit and Soil Quality of Organic and Conventional Strawberry Agroecosystems

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7 milliards d’habitants sur la planète aujourd’hui, 9 milliards demain : quels défis faut-il relever pour nourrir le monde en 2050?

Comment nourrir près de 9 milliards d’individus à l’horizon 2050 dans le cadre d’un développement durable ? C’est à la présentation et la discussion des travaux de prospective menés dans cette perspective à l’Inra et au Cirad qu‘est consacré l’ouvrage « Agrimonde ». Ce rapport est largement commenté par Actu-environnement.

Des experts, d’origines et de disciplines multiples, se sont mobilisés dans cette démarche prospective. Ils ont défini deux scénarios, l’un tendanciel (Agrimonde GO), l’autre de rupture (Agrimonde 1). Ceux-ci sont décrits dans l’ouvrage publié aujourd’hui (cf annexe).

Dans les deux scénarios considérés, nourrir la planète en 2050 apparaît possible. Alors que le scénario tendanciel, Agrimonde GO, le permet au prix d’une dégradation environnementale, le scénario de rupture, Agrimonde 1, montre que cela peut se faire dans le cadre d’un développement durable, sous trois conditions principales :

* Ne pas généraliser le modèle alimentaire des pays industrialisés

Il s’agit par exemple de réduire des consommations alimentaires excessives, et les pertes et gaspillages aux stades de la distribution et de la consommation finale (environ 25% dans la zone OCDE).

* Faire le choix d’une agriculture productive et écologique

Il s’agit de développer une agriculture plus productive, et simultanément plus économe en énergies fossiles et plus respectueuse de l’environnement. Une telle agriculture valorise au mieux les processus écologiques. Elle stimule et exploite les synergies entre espèces végétales et animales. Elle tire profit des avancées scientifiques, mais aussi des savoirs et savoir-faire traditionnels.

* Mettre en place une sécurisation des échanges internationaux des produits agricoles et agroalimentaires

L’augmentation nécessaire et prévisible des échanges agricoles en provenance des pays de l’OCDE, de l’ex-URSS et de l’Amérique latine vers l’Afrique, l’Asie et le Proche et Moyen-Orient, nécessite stabilisation et régulations.

Alors concrètement qu’est-ce que cela signifie?

Tout d’abord on peut noter que le rapport de l’INRA/CIRAD montre que le rôle de l’agriculture ne se limite pas à la seule production alimentaire. Il est également social et environnemental. C’est une notion fondamentale. Sur le plan social l’agriculture doit permettre de fixer des populations sur leurs terres plutôt qu’être considéré comme un réservoir inépuisable de main d’oeuvre destinée à venir grossir les villes et les rangs des précaires.

Sur le plan environnemental elle doit permettre de lutter contre la pollution des eaux et contre le déclin de la bio-diversité.

Reprenons ensuite les 3 conditions préconisées par le rapport pour permettre une agriculture durable:

* Ne pas généraliser le modèle alimentaire des pays industrialisés

Cela sous-entend que nous devons diminuer notre consommation de viande et réduire nos déchets. Notre modèle de consommation à base de viande se répand dans les pays émergents où il apparaît comme le summum du développement social et économique. Nous devons montrer que c’est faux et diminuer notre consommation de viande.

Nous devons également lutter contre les déchets. C’est un problème récurrent dans nos cantines scolaires. Nous donnons un très mauvais exemple aux enfants en jetant selon les estimations 30% de la nourriture produites dans les cantines.

* Faire le choix d’une agriculture productive et écologique

Cette notion est capitale. Le rapport reconnaît que l’agriculture biologique peut être productive. Pour cela évidemment il faut que nos chercheurs orientent leurs recherchent vers l’agriculture biologique plutôt que vers l’amélioration des engrais, des pesticides et OGM. L’Etat doit donner ici les bonnes impulsions.

* Mettre en place une sécurisation des échanges internationaux des produits agricoles et agroalimentaires

Cette condition s’annonce comme la plus délicate. Elle suppose que les marchés agricoles ne sont pas considérés comme des marchés comme les autres et sont donc soumis à une réglementation spécifique. Il est important en effet d’éviter que des spéculateurs puissent acheter à terme des récoltes entières pour ensuite peser sur les prix. Une des réponses à cela est de favoriser le plus possible les productions locales. D’où l’importance du maintien d’une agriculture vivrière dans le maximum de pays au monde. La nature est ainsi faite que les espèces agricoles s’adaptent aux conditions climatiques les plus hostiles. Favorisons la recherche pour comprendre le mode opératoire des ces plantes, laissons les agriculteurs travailler leurs terre sans leur faire concurrence avec des produits occidentaux subventionnés et vendus à bas prix.


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INTEGRER DES PRODUITS BIO DANS SES MENUS, C’EST POSSIBLE EN RHôNE-ALPES !

A l’occasion du Sirha, Salon mondial de la restauration et de l’hôtellerie, Corabio participe à une table-ronde proposée par Bioconvergence Rhône-Alpes pour répondre aux questions des restaurateurs et gestionnaires de cuisines collectives sur l’introduction des produits bio. Rendez-vous le mardi 25 janvier de 12h à 13h30, au Sirha, Lyon Eurexpo, Plateau des conférences.

La popularité des produits bio auprès des consommateurs n’est plus à démontrer, y compris en restauration hors foyer. Suite au Grenelle de l’Environnement, des cantines scolaires de plus en plus nombreuses proposent des produits bio, les restaurateurs et hôteliers répondent plus timidement à cette attente de leur clientèle. Pourtant il est aujourd’hui possible de s’approvisionner en produits bio locaux dans de bonnes conditions et dans le respect de la réglementation.

Corabio répond à l’invitation de Bioconvergence Rhône-Alpes pour faire le point à l’occasion d’une table-ronde, le mardi 25 janvier de 12h à 13h30.

Introduction : pourquoi consommer Bio en restauration collective ?

Maria Pelletier, Présidente de Bioconvergence Rhône-Alpes

Quelle est la réglementation à respecter pour l’introduction de produits bio ?

Cécile Frissur, Déléguée générale du Synabio

Comment trouver des fournisseurs et des produits bio locaux adaptés aux besoins de la restauration ?

Claire Venot, chargée de mission à Corabio

Adrienne Sebillet, Pain de Belledonne

Frédéric Dutel, Directeur de Vectabio, plate-forme de distribution spécialisée en Bio

Mathias Sportis, Bio A Pro (plate-forme de producteurs du Rhône et de la Loire)

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Nous apprenons dans l’édition de Sud Ouest daté du 17 janvier que:

Yannick Chénet, 45 ans, viticulteur à Saujon (Charente-Maritime) s’est éteint samedi soir des suites d’une leucémie reconnue comme maladie professionnelle par la Mutualité sociale agricole. Il avait notamment témoigné dans le film « Severn » de Jean-Paul Jaud sur le danger des pesticides.

Dans ce long métrage, Yannick Chénet livrait un témoignage poignant sur sa maladie : « Les produits qui m’ont empoisonné et ceux qu’on me donne pour me guérir sont fabriqués par une seule et unique firme. »

Cela fait déjà le 2ème cas d’empoisonnement aux pesticides que nous relatons ici. Il est vrai que la viticulture est le secteur agricole qui consomme le plus de pesticides.

Cela ne nous concerne certes pas directement à Ma Cantine Bio mais ce cas tragique montre simplement que les 1ères victimes des intrants chimiques sont les agriculteurs eux-mêmes.

Il est donc urgent de bannir ces substances mortelles de nos champs.

Merci à Béatrice Jaud pour nous avoir informé de cet article.

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Nous apprenons dans le Voix du Nord daté du 14 janvier que la commune de Nieppe (59) a décidé de reprendre en régie directe la gestion de sa restauration collective depuis la rentrée de janvier 2011.

Cette décision d’assumer elle-même la fabrication et la livraison des repas, la municipalité l’a prise après s’être rendue compte de « dysfonctionnements sur la qualité et la quantité des repas ». Bruno Napierala, le directeur général des services (DGS) de la mairie de Nieppe, emploie ce langage « administratif » pour signifier que les élèves et parents d’élèves n’étaient pas satisfaits des repas qui étaient servis à la cantine. La commune avait un contrat de trois ans avec la société Dupont Restauration qui touchait à sa fin en janvier 2011. Elle a fait un appel au cabinet d’audit « Question de bon sens » qui a confirmé ce sentiment. « Nous avions alors trois choix : confier les clés de la restauration à une société privée revoir le contrat avec Dupont ou passer en régie directe, ajoute le DGS. Le cabinet nous a expliqué que nous avions les capacités humaines, techniques et financières pour nous occuper nous-mêmes de la restauration. » Le contrat avec Dupont Restauration n’a donc pas été renouvelé et la commune a mis en place sa régie.

Il est tout à fait rassurant de constater que certaines communes prennent la décision de reprendre en régie un service que de plus en plus de collectivités locales ont tendance à vouloir confier en gestion déléguée auprès d’une entreprise de restauration collective.

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Le lycée agricole et agroalimentaire La Peyrouse de Coulounieix-Chamiers (24) est un lycée pilote de la région Aquitaine pour l’intégration du bio en restauration collective en Aquitaine. Le lycée agricole a reçu pour mission d’introduire 20 % de produits bio et/ou locaux dans les plats servis aux jeunes.

Nous espérons que l’action en faveur du bio dans ce lycée ne s’arrête pas avec la simple introduction de produits bio dans les cantine.  Il est surtout fondamentale que les futurs employés agricoles soient  formés aux techniques de l’agriculture biologique et qu’ils apprennent à cultiver sans l’aide systématique des produits chimiques: engrais et pesticides.

Sans la formation des jeunes aux techniques de l’agriculture biologique, le développement de l’agriculture biologique restera marginal. Il est donc de la responsabilité de l’Etat et des collectivités locales (les Conseils régionaux en l’occurrence) qui gèrent les lycées agricoles de veiller à ce que l’enseignement aux techniques biologiques soit bien dispensé dans les lycées agricoles.

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J’ai lu le texte ci-dessous sur le site internet de la FCPE, Fédération des Conseils de Parents d’Elèves, l’une des 2 grandes organisations de parents d’élèves.

Isabelle Autissier et Serge Orru, présidente et directeur général du WWF-France, Jean-Jacques Hazan, président de la Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques (FCPE), et Jean-Marc Roirant, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement, expliquent pour Metro le lancement de la deuxième campagne Oui au bio dans ma cantine ! :

« Nous, signataires de la campagne Oui au bio dans ma cantine !, appelons les citoyens et les élus à se mobiliser sur la question de l’alimentation en milieu scolaire.

Pour des repas bio et de saison

Avec cette campagne, nous appelons les parents d’élèves comme l’ensemble des citoyens à convaincre les maires de nos communes à privilégier les produits issus de l’agriculture biologique locale et de saison dans chaque cantine scolaire et à mettre en œuvre des mesures concrètes pour inciter les agriculteurs de leur territoire à la transition vers l’agriculture bio. Cette campagne sera également un outil pédagogique, à destination des enfants.

Pour participer à la campagne : http://www.ouiaubiodansmacantine.fr/

L’autre fédération est la PEEP, dont je fais parti. Je suis allé sur le site de la PEEP et j’y cherche encore une déclaration identique. Snif !!! Je vais relancer la PEEP sur ce sujet.

 

 

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