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Archive for février 2011

Le 23 février dernier s’est déroulé le séminaire international de l’Agence Bio dans le cadre du salon de l’Agriculture. Cette journée a été très riche en interventions de qualité.

Ce fut le cas notamment de celle de Mr Jean-Claude Pons, auditeur international chez Ecocert, l’organisme de contrôle et de certification du bio en France.

Son propos fut de montrer les bénéfices de l’agriculture biologique dans le monde dans le monde et il a eu la gentillesse de nous faire parvenir sa présentation Power Point que j’ai le plaisir de vous offrir en exclusivité si vous  cliquez ICI.

L’intervention de Marc Dufumier, Directeur et professeur à l’UFR d’agriculture comparée et développement agricole à AgroParisTech  fut particulièrement percutante. Sa question liminaire alla directement au coeur du sujet: l’agriculture biologique peut-elle nourrir 9 mds d’habitants en 2050?

Sa réponse est OUI sans ambiguïté mais pour cela des changements radicaux dans notre mode de production agricole à l’échelle mondiale sont nécessaires.

- Nous ne devons pas laisser un rayon de soleil tomber sur le sol: nous disposons grâce au soleil d’une source d’énergie renouvelable et inépuisable. Les plantes transforment l’énergie solaire en protéine, en  azote.

- Nous devons intensifier l’agriculture biologique dans les pays du Sud: ces derniers doivent pouvoir mécaniser leur production agricole et bénéficier des dernières recherches en matière de lutte environnementale contre les ravageurs. Pour Marc Dufumier, l’agriculture biologique n’est pas synonyme de retour en arrière. Certes les paysans doivent pouvoir s’appuyer sur un savoir faire ancestral qui a permis aux espèces agricoles de s’adapter aux conditions géo-climatiques où elles poussent. Mais l’agriculture biologique de demain doit pouvoir enseigner comment lutter biologiquement et scientifiquement face aux prédateurs. Par la rotation et la combinaison des cultures, Marc Dufumier préconise la fin des jachères afin d’intensifier biologiquement la production sur les terres agricoles.

- Les pays du Sud doivent pour cela mettre  en place un marché des prix stables c’est-à-dire protégé des importations de nos propres excédents alimentaires exportés depuis l’Europe à bas prix. Il préconise donc des barrières douanières destinées à protéger la production agricole des pays du Sud.

Pour en savoir plus sur Marc Dufumier vous pouvez visionner une vidéo où il explique sa théorie.

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L’association Bio de Provence, membre du réseau FNAB, fédère les agriculteurs biologiques de la région PACA. L’une de ses missions est d‘accompagner les collectivités qui souhaitent introduire des produits bio locaux dans leur restauration scolaire.

L’association organise prochainement une formation "découverte des produits bio et locaux et introduction en restauration collective"

Objectifs : Sensibiliser les professionnels de la restauration collective à l’agriculture biologique et locale, pour qu’ils puissent introduire durablement des denrées locales et bio dans leur service de restauration.

Durée : 3 jours (9, 16 et 23 mars 2011)

Lieu : Cavaillon et Pertuis

Public : Cuisiniers, gestionnaires, économes en restauration collective

Pas de pré-requis demandé

Méthodes pédagogiques :

Selon les thèmes abordés, les méthodes pédagogiques utilisées sont les suivantes :

- Visite de terrain

- Approche par le jeu

- Alternance d’apports théoriques et d’exemples concrets tirés de l’expérience des intervenants

- Travail de réflexion en ateliers avec analyse et synthèse collective

- Atelier pratique de cuisine et dégustations

- Support écrit des interventions et documents complémentaires

Formateurs :

Anne GUITTET, chargée de mission restauration collective à Agribio 84

Nathalie SIMONET, diététicienne diplômée d’État

Lionel GOUMY, chef cuisinier spécialisé en produits biologiques

Gratuité de la formation, sauf les repas du midi des 9 et 16 mars à Cavaillon ainsi que les frais de déplacement qui sont à la charge du stagiaire

Inscriptions et renseignements : Parc naturel régional du Lubéron – 04 90 04 42 22.

Pour plus de renseignement, rendez-vous vers l’article de notre site Internet.

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Cette formation est organisée par l’association J’éco et s’adresse aux professionnels de la restauration scolaire.

Pour y participer vous pouvez télécharger le bulletin d’inscription ICI.

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Nous apprenons grâce à Arrêt sur Images que la RATP a décidé de ne pas diffuser cette annonce sur ses  panneaux publicitaires. Ce sont en réalité 3 panneaux réalisés pour France Nature Environnement à l’occasion du salon de l’agriculture que la RATP a décidé de censurer.

Cette campagne est destinée à faire prendre conscience des dangers mortels que représentent les pesticides, les OGM et les algues vertes.

Nous répétons ici que les premières victimes de l’usage massif d’intrants chimiques sont les agriculteurs eux-mêmes comme nous l’avons montré dans de nombreux articles.

C’est donc bien une pratique de l’agriculture intensive encouragée par un certain lobby agricole et politique que FNE dénonce et non les agriculteurs eux-mêmes.

Nous restons convaincus que les agriculteurs seraient prêts à envisager une autre forme de production plus respectueuse de l’environnement et de leur santé si les aides octroyées étaient ré-orientées dans ce sens.

Nous vous invitons donc à signer la pétition contre les pesticides et pour l’application du plan Ecophyto 2018 qui prévoit une réduction de 50% du montrant des intrants chimiques à l’horizon 2018.

Pour accéder à la pétition, cliquer ICI.

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L’édition du 3 février de Sud Ouest nous apprend que les villes de Bordeaux et Mérignac (33) se sont associées au sein d’un Sivu (Syndicat intercommunal à vocation unique) pour gérer la cuisine centrale. Cette dernière emploie 95 personnes et livre 19000 repas par jour en liaison froide.

Surtout, les deux maires, Alain Juppé et Michel Sainte-Marie, ont préféré la gestion en régie directe, sans sous-traiter ni « privatiser ». Ainsi « Nous maîtrisons tout, les achats, le coût, la fabrication et la qualité »

Y a-t-il une relation de cause à effet ? Le budget du Sivu établi à l’année consacre 51 % à l’alimentation, un chiffre supérieur à la moyenne nationale qui est de 45-46 %.

Cette cuisine centrale est équipée d’une légumerie ce qui permet de transformer des produits crus comme le concombre et la carotte.

Parallèlement le Sivu propose entre 1 et 2 produits bio par repas et le développement durable est une priorité du syndicat. On apprend en effet sur le site du Sivu que:

Après six premières années d’apprentissage du fonctionnement d’un outil de production moderne et performant, une nouvelle étape est aujourd’hui visée afin d’intégrer pleinement la restauration collective dans l’effort engagé par nos collectivités en faveur du développement durable : priorité à l’approvisionnement régional, développement des produits bio, réduction des consommations d’énergie, optimisation des transports, lutte contre le gaspillage.

On voit donc là que la taille de l’établissement n’empêche pas les communes qui en ont la volonté politique de gérer en direct la cuisine centrale. Le coût du repas tel que décrit dans l’article (4,58 euros) laisse à penser que, dans ce cas, la régie ne revient pas plus cher à la collectivité que la concession.

Nous aimerions que la ville de Rueil simule le coût estimé d’une reprise en régie de la cuisine centrale de la rue des Grilles Vertes.

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Aujourd’hui avait lieu en mairie de Bagneux (92) la conférence de presse de lancement de la première expérience réussie d’introduction de bio locale en restauration collective en Ile de France dans le cadre d’un appel d’offres.

Pour la première fois en Ile-de-France, des producteurs bio locaux répondent à un appel d’offre en restauration collective, et ce, grâce à l’entremise de Vivrao, agence de conseil, qui a lancé le concept « Mon assiette bio, ma pelle », en partenariat, sur la ville de Bagneux, avec le Groupement des Agriculteurs Biologiques (GAB IdF). Les deux partenaires sont réunis par une même philosophie : introduire du bio local en restauration collective, en garantissant une juste rémunération aux producteurs.

Pour cela, Vivrao a travaillé avec les services de la ville de Bagneux pour adapter la demande de la collectivité à l’offre afin de permettre aux agriculteurs locaux de répondre à un appel d’offre de marché public. De son côté, le GAB IdF, qui sensibilise et accompagne, depuis quelques années, les producteurs bio, à ce débouché, a identifié la production disponible localement en bio ou en conversion. Il a fait le lien entre les agriculteurs et Vivrao.

Pour en savoir plus: CP – Bagneux

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