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Archive for the ‘ENVIRONNEMENT’ Category

Générations Futures a comparé les teneurs en résidus de pesticides des fruits, légumes et céréales provenant de l’alimentation conventionnelle avec ceux issus de l’agriculture biologique.

Générations Futures est partie du constat suivant:

Les sceptiques disent souvent que les cultures ne se font pas sous cloche et que donc les champs bios pourraient être contaminés par des pesticides pulvérisés sur les champs conventionnels.

Les opposants de l’AB mettent aussi fréquemment en doute le travail des professionnels de la bio qui pourraient avoir des pratiques non conforme à la législation. De ce fait, on met en doute la qualité des aliments bio au regard de la présence de résidus de pesticides de synthèse.

Les résultats sont sans appel:

•0 résidu de pesticides dans les fruits et légumes bios contre 37 dans le conventionnel (ce qui représente 27 molécules différentes)

•1 molécule en résidu de synergisant dans 2 échantillons de pain à des doses très faibles en bio.

• Il y a 223 fois moins de résidus de pesticides en moyenne dans les aliments bios que dans les aliments conventionnels

•17 résidus de pesticides suspectés d’être cancérigènes ou perturbateurs endocriniens dans les produits non bio contre 1 seul détecté en bio.

Pour en savoir plus:  Pesticides dans les aliments : analyses comparées d’aliments conventionnels et bios

A écouter: CQFD sur France Inter

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Le Commissariat général au développement durable (CGDD) a dressé un bilan de la présence de micropolluants dans les milieux aquatiques continentaux dont le site Actu-environnement nous fait le rapport.

Les eaux seraient quasiment toutes polluées et cette pollution aurait pour origine principale les pesticides.

En France, 92 % des points de mesure en cours d’eau et 70 % des points de suivi des eaux souterraines présentent au moins un pesticide quantifié entre 2007 et 2009.

Plus grave, on trouve la trace de pesticides interdits  ainsi que leurs métabolites avec une fréquence bien plus importante dans les eaux souterraines.

« Ceci s’explique par des temps de migration des molécules vers les eaux souterraines plus importants que vers les cours d’eau, les pesticides pouvant être retenus dans les sols de la zone non saturée, souvent pendant plusieurs années. Les pesticides piégés dans les sols peuvent se dégrader en leurs métabolites qui vont ensuite être entraînés lentement vers les nappes, à l’occasion de pluie »

Malheureusement le rapport conclue aussi que les taux de pollution observés affichent majoritairement des valeurs inférieures au seuil fixé par la réglementation. Sous-entendu: il n’y a pas de problème, continuons à saturer nos sols agricoles de pesticides.

Hors simultanément le WWF dénonce les méthodes utilisées par le CGDD dans une enquête publiée le même jour. Selon le WWF le CGDD dernier ne prendrait pas en compte l’effet cocktail. Qu’est-ce que l’effet cocktail? C’est l’action combinée sur l’organisme de différents pesticides. Mesuré individuellement le taux de présence de chaque pesticide peut être inférieur à la norme autorisée mais si on additionne l’ensemble des pesticides on obtient un taux de pollution par les pesticides en général très élevé.

Enfin dans son rapport l’ONG rappelle que le Conseil général au développement durable (CGDD) du ministère de l’Ecologie a récemment chiffré le coût des pollutions agricoles« Si l’on voulait décontaminer les eaux souterraines, il nous en coûterait entre 522 et 847 milliards d’euros ».

 

 

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Nous avons rencontré récemment Loïc Marchandet, le directeur de la cuisine centrale de Rueil-Malmaison. Nous connaissons bien cette cuisine centrale puisque nous l’avions visité l’an dernier. Elle  est propriété de la ville de Rueil-Malmaison mais est gérée en délégation de service publique par la Sogeres. Elle livre 6500 repas par jour pour la seule ville de Rueil-Malmaison dans les quarante offices/restaurants scolaires plus les repas hors scolaire de la ville. Elle emploie 77 salariés.

Cette fois nous voulions rencontrer Mr Marchandet pour qu’il nous détaille certains aspects de la gestion des déchets mise en place par la Sogeres.

1)      Gestion des barquettes plastiques

La cuisine centrale de Rueil-Malmaison prépare les menus des restaurants scolaires pour les repas du lendemain et les plats sont conditionnés en barquette de 8 portions. Cela représente quotidiennement environ 700 barquettes de viande et 700 barquettes d’accompagnement (céréales ou légumes). Jusque récemment ces barquettes en plastique étaient mises en déchet dans les offices.

Depuis avril 2011 la Sogeres introduit progressivement la récupération de ces barquettes selon le principe opératoire suivant. Les barquettes sont livrées chaque matin par un chauffeur au départ de la cuisine centrale. Une fois livrées elles sont mises en réchauffe puis vidées dans des bacs de service à partir desquels le personnel sert les enfants au self. Les barquettes sont alors rincées en office puis reconditionnées dans les caisses qui ont servis à leur livraison. Une fois sa tournée de livraison effectuée, le livreur repasse dans les offices et récupère les barquettes de la veille.

Les barquettes retournent en cuisine centrale et sont conditionnées dans les caisses de livraison mises à disposition par le fabricant, Nutripack, sans lavage supplémentaire. Une fois pleines (270 barquettes/caisse), les caisses sont palettisées (30 caisses par palette), filmées et collectées par le fabricant. La collecte s’effectue par 4 palettes minimum. Nutripak est très exigeant sur les conditions de reprise et pénalise l’entreprise si les caisses ne sont pas pleines.

Nutripak de son côté transforme les barquettes usagées en billes de plastique qui sont réutilisées pour fabriquer des caisses plastiques à usage non-alimentaire.

La récupération des barquettes sera généralisée dans tous les offices de Rueil dès octobre 2011. Il S’agit d’un engagement qui figure au contrat de délégation service public signé avec la ville. Mais il s’agit plus généralement d’un engagement de la société Sogeres en matière de développement durable. L’entreprise propose systématiquement ce service à toutes les communes qu’elle livre même si ce n’est pas prévu au contrat. Il est frappant de noter que toutes les villes n’acceptent pas spontanément de mettre en place ce service.

Points d’amélioration : la Sogeres ne calcule pas encore le taux de retour des barquettes en provenance des offices. Mr Marchandet m’a dit que cela faisait parti des contrats d’objectifs à mettre en place avec les offices. Sachant que c’est une mission délicate car le personnel des offices dépend de la mairie et non de la Sogeres. Il y a donc tout un travail de sensibilisation à effectuer auprès de ce personnel.

2)      Déshydrateur

Dans le cadre de son contrat avec la ville de Rueil, la Sogeres a mis en place un déshydratateur dans la cuisine centrale depuis décembre 2010. L’Unité Centrale de Production (UCP) de Rueil est la seule en place pour Sogeres Île de France.

Ce déshydratateur a une capacité de 30 kgs brut qui se transforment en 8 kgs de compost. Le service des espaces verts de la ville de Rueil récupère le compost une fois par semaine.

Sont mis dans le déshydratateur les restes de produits alimentaires cuisinés non consommés. La encore les quantités mises en compost ne sont pas calculées.

3)      Le compacteur de carton

Il est en place depuis de nombreuses années à l’UCP de Rueil Malmaison. Tous les cartons issus de livraison sont mis dans la machine à compacter, propriété de la Sogeres. Les balles de cartons compactés sont collectées par Sita, le fournisseur référencé à la Sogeres, en palettes de 200 kgs. Le minimum de collecte est de 10 palettes. Les cartons sont ensuite recyclés par Sita.

La encore le compacteur fait partie de la politique développement durable de la Sogerès. Il existe une machine à compacter dans toutes les UCP de la Sogeres.

4)      Autres éléments d’une politique. Développement Durable mis en place à la cuisine centrale à la demande de la ville de Rueil Malmaison

Une cuve de 20 m3 à la récupération des eaux pluviales pour le lavage des camions

La mise en place de produits lessiviels Ecolabel ou 100% biodégradable

Renouvellement des camions de livraisons tous les 3 ans (réductions de 25% de            CO2) vers la norme Euro 5

Formation du personnel aux bonnes pratiques environnementales (usage de l’eau,    éclairage, etc…)

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A l’initiative de l’AMF (Association des Maires de France) et de l’Académie de Médecine une rencontre nationale a été organisée le 12 mai à Paris, sur deux thèmes d’intérêt majeur – la qualité de l’eau de consommation et la prévention de l’obésité de l’enfant – qui mettent en jeu la responsabilité des élus. Il y avait là un beau sujet pour montrer la cohérence d’une politique qui à la fois protégerait la qualité de l’eau et participerait de la prévention de l’obésité chez l’enfant. Hélas il semblerait que les 2 sujets aient été traités de façon distinctes.

Pourtant tout avait semble-t-il bien commencé. L’Académie de médecine insistant:

« Il faut d’abord selon elle renforcer les mesures de protection contre les pollutions en amont des captages. « Plus on saura les protéger, moins on aura besoin d’investir en aval ».

C’est d’une logique imparable. On est tous d’accord. Malheureusement les mesures envisagées pour y parvenir (en tout cas tel qu’elles nous sont rapportées dans l’article publié par Localtis) nous laissent sur notre faim.

L’Académie juge aussi important d’encourager les actions de recherches fondamentales, technologiques et épidémiologiques sur les risques sanitaires et les enjeux associés liés aux micropolluants comme les résidus de médicaments dans l’eau.

Euh oui certes mais quid des méga-polluants comme les produits phytosanitaires déversés en tonnes par l’agro-industrie (agriculture intensive) !!! Pas un mot dans l’article sur ce sujet. Soit le sujet n’a pas été abordé, ce qui serait insensé car de nos jours ce n’est plus un sujet tabou. Le maire de Lons Le Saunier (président de l’AMF) ne cache pas que c’est pour protéger la qualité de l’eau qu’il a incité les agriculteurs de sa commune à se convertir au bio. Soit l’éditeur a bien fait son travail et le compte-rendu a passé sous silence ce sujet (encore!) trop lourd de conséquences politiques et économiques. C’est vraiment désespérant !!

Ensuite on aborde le sujet de l’obésité chez l’enfant. Rien à voir avec le sujet précédent semble-t-il. En tout cas d’emblée les maires sont rassurés.

La cantine a-t-elle un rôle à jouer contre l’obésité chez les jeunes ? « Clairement non » a répondu Pascale Modaï, médecin nutritionniste, spécialiste de l’obésité du grand enfant et de l’adolescent. Son argument : sur une année complète, les enfants ne prennent que 140 repas à la cantine, ce qui ne représente que 12% des apports nutritionnels annuels.

Ouf voilà un sujet dont les maires n’auront pas à se préoccuper… avec une caution médicale de surcroît.

L’argument du médecin est certainement vrai d’un point de vue strictement statistique. Sauf à considérer le temps de cantine comme autre chose qu’un temps de ‘nourrissage’ exclusivement; un temps mort entre 2 séquences d’éducation où l’on fait passer le temps aux enfants et où accessoirement on les nourrit le mieux que l’on peut et surtout à moindre coût.

Nous considérons ici qu’une éducation à l’alimentation doit être dispensée durant le temps de cantine (sujet déjà abordé ICI). Les enfants seraient alors sensibilisés aux modes de consommation alimentaire et pourraient ensuite faire un travail de prescription à la maison. J’irais plus loin ici en disant que les parents pourraient être invités à venir durant ces temps afin d’être sensibilisés directement à la question de l’alimentation.

Toutes les études sur l’obésité montrent que ce sont chez les classes sociales aux plus bas revenus que l’obésité à la prévalence la plus forte. Si la cantine est capable de montrer et d’expliquer que manger mieux ce n’est pas forcément manger plus cher alors le temps de cantine peut jouer un rôle dans la prévention de l’obésité.

Mais poursuivons notre lecture édifiante. Le sort des produits bio est exécuté en une phrase.

« le bio n’est pas un argument nutritionnel ». Autrement dit par Bernard Salle, « en définitive, le bio apparaît beaucoup plus comme un mode de culture respectueux de l’environnement et de la qualité des sols que comme une assurance de mieux préserver la santé des consommateurs ».

Reprenons les arguments point par point. L’argument nutritionnel est en effet parfois abordé par les défenseurs du bio en disant que les produits bio seraient plus riches en nutriments que des produits issus de l’agro-industrie. Ce sujet fait encore débat et il reste probablement à produire une étude qui tranche définitivement ce débat. Admettons.

L’argument de santé publique est beaucoup plus contestable. Des études récemment publiées ont montré les liens réels et avérés entre les résidus de pesticides présents sur les aliments et leurs conséquences sur la santé.

L’Académie de médecine reconnaît néanmoins à l’agriculture biologique des bienfaits en matière d’environnement et de respect de la qualité des sols. Mais lors pourquoi n’en avoir pas parlé dans la 1ère partie en montrant que l’agriculture biologique est une des « mesures de protection contre les pollutions en amont des captages », probablement la plus efficace qui soit.

On voit ici la belle occasion perdue de faire le lien tellement évident entre protection de l’environnement et santé publique. Là encore les questions posées sont les bonnes mais les vrais causes des problèmes sont, volontairement ou non, masquées. Et surtout on ne veut pas faire le lien en protection de l’environnement et santé publique. Donc forcément  les réponses proposées sont insuffisantes.

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