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Archive for the ‘initiatives locales’ Category

« Ma Cuisine Dans Mon Ecole » est un concept de restauration scolaire mis au point par Philippe Durrèche pour réintroduire la cuisine dans les cantines scolaires.

Cette solution revient à faire de la cuisine dans les écoles, avec des produits livrés chaque jour à partir d’une plate-forme regroupant les fonctions de magasin central, de légumerie et de pâtisserie.

Ce concept est né des insuffisances constatées sur le concept de cuisine centrale et les modes de livraison qui se sont développés autour. La liaison chaude (livraison des repas cuisinés le jour même) présente des risques sanitaires et à une capacité de production limitée à 1500 repas/jour. La liaison froide (livraison des repas cuisinés la veille) avait dérivé vers un simple assemblage de produits issus de l’industrie agro-alimentaire au détriment de la qualité organoleptique et de la santé des enfants.

Avec « Ma Cuisine Dans Mon Ecole » Philippe Durrèche souhaite réintroduire la cuisine dans les écoles en en retirant les contraintes logistiques qui entraîne progressivement la reconversion de ces cuisines en offices de réchauffage.

Le concept s’articule autour des 3 idées suivantes qui se cachent derrière l’acronyme MaPaLe : MAgasin, PAtisserie et LEgumerie.

Un magasin central va collecter tous les ingrédients en provenance des différents fournisseurs et redistribuer chaque jour la quantité nécessaire pour que chaque cuisine produise les repas du jour. Le magasin sera équipé de capacités de stockage (chambres froides..) et de suivi de la traçabilité des produits que ne peuvent pas s’offrir chaque cuisine d »école.

Ce magasin servira également de légumerie afin de pouvoir traiter les fruits et légumes livrés bruts depuis le fournisseur. Cet équipement permet ainsi de s’approvisionner directement auprès des producteurs de fruits et légumes sans passer par des intermédiaires. Grâce à ce système, les enfants vont redécouvrir la purée avec des vraies pommes de terre, le bon goût des carottes bio, le plaisir de manger de vraies ratatouilles, à l’opposé du ‘gloubi-boulga’ issu des conserves ou des plats surgelés.

Enfin l’infrastructure pourra héberger également une pâtisserie afin de confectionner de la pâtisserie fraîche à partir d’ingrédients livrés directement au magasin central. Aujourd’hui les pâtisseries livrés dans les écoles sont d’origines industrielles et sont très chères. L’objectif ici est de produire la pâtisserie sucré mais également les pizzas, quiches à partir de produits sélectionnés par la ville ce qui évitera la consommation des produits industriels fabriqués à partir d’huiles végétales hydrogénées et dont les coûts sont très élevés.

Le concept de MaPaLe s’adresse principalement à des communes qui envisagent de reconditionner leurs cuisines d’établissement pour les mettre au norme. Plutôt que passer en cuisine centrale le concept de MaPale permet de conserver la confection des repas dans les écoles, tout en déléguant les contraintes logistiques au magasin central.

Pour en savoir plus, vous pouvez contacter Philippe Durrèche:

Téléphone : 01 39 73 73 37
Fax : 01 34 51 73 77
Portable : 06 09 28 20 98
Email : durreche@club-internet.fr
Site : rsdfrance.com
Adresse : 12 avenue du Pavillon Sully 78230 Le Pecq

 

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L’Agence Bio relance pour la 2ème année son action de sensibilisation à l’agriculture biologique dans les écoles sous forme du concours « Les Petits Reporters de la Bio ». Cette année l’initiative est lancée dès la rentrée afin d’encourager les enseignants à se saisir de ce concours comme projet pédagogique de classe.Image

L’an dernier j’avais participé au jury de la 1ère édition et les résultats étaient déjà très prometteurs.

 Nous encourageons évidemment toutes les classes de France à s’emparer du projet et à envoyer son reportage à l’Agence Bio selon un règlement que vous pourrez télécharger en cliquant sur le lien suivant: Règlement du concours.

Un projet pédagogique pour vos élèves autour de l’agriculture biologique :

en participant au concours « Les Petits Reporters de la Bio »

 

Madame, Monsieur,

A la veille d’une nouvelle rentrée scolaire, l’Agence BIO vous informe sur la possibilité de participer à un concours sur l’agriculture biologique avec vos élèves.

L’Agence Bio est un groupement d’intérêt public rassemblant les Pouvoirs publics – Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, et les familles professionnelles (FNAB, APCA, Synabio et Coop de France), dont la mission centrale est de contribuer au développement et à la promotion de l’agriculture biologique.

Pour la deuxième année, l’Agence BIO organise le concours « Les Petits Reporters de la Bio ». Ce concours est ouvert aux classes du CE1 au CM2 et aux groupes d’élèves, de ces niveaux, constitués dans le cadre des activités périscolaires. Pour y participer, les enfants sont invités à réaliser de façon collective un journal (quatre pages, format A4) sur le thème de l’agriculture biologique, avec de multiples possibilités d’expression (textes, photos, dessins…). En les accompagnant, ce concours vous offre la possibilité de mobiliser ou développer les connaissances de vos élèves en science, éducation au développement durable, expression orale et écrite, arts plastiques… et de stimuler leur créativité.

 

A GAGNER POUR LA CLASSE OU LE GROUPE D’ELEVES :

1er prix : Un atelier culinaire bio

Du 2ème au 14ème prix : Un goûter gourmand bio

 

Pour mener à bien ce projet, l’Agence BIO met à votre disposition gracieusement, si vous le souhaitez, des supports pédagogiques conçus en lien avec les programmes de Sciences et d’Education au Développement Durable.

 

En cliquant ici : http://www.agencebio.org/concours-les-petits-reporters-de-la-bio, vous pouvez en savoir plus et commander des supports pédagogiques

Contact à l’Agence Bio:

Cécile Bel

cecile.bel@agencebio.org

 

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Les collectivités territoriales sont de plus en plus nombreuses à inscrire leur action politique dans une perspective de développement durable. Dans ce contexte, le soutien des élus locaux à l’agriculture biologique doit trouver toute sa place. Le développement des surfaces en bio est un enjeu réel pour demain face à deux impératifs : préserver la qualité de l’environnement et accroître le nombre de producteurs bio pour répondre à la demande des citoyens. Les collectivités territoriales ont un rôle à jouer pour relever ce défi. Afin de présenter aux élus et agents des collectivités diverses expériences relatives à la préservation de la ressource en eau, au développement des circuits courts et à l’organisation de la restauration collective, Corabio organise un colloque en partenariat avec l’ADABio (le groupement des producteurs bio de l’Ain, l’Isère, la Savoie et la Haute-Savoie).

PROGRAMME DU COLLOQUE « L’agriculture biologique, un atout pour les collectivités territoriales »

9h : Accueil par Thierry Billet, adjoint au maire d’Annecy et Bernard Dufournet, administrateur de l’ADABio

9h30 : Qualité des eaux superficielles et souterraines, résultats de l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse

10h15 : Qualité de l’eau et agriculture biologique, tour d’horizon des expériences existantes, par Audrey Vincent, doctorante du laboratoire d’études rurales a l’Universite Lyon 2

11h : Protection des ressources en Eaux Minérales Naturelles : stratégie et exemples d’actions, par Julie Viglione, chargée du déploiement de la politique de protection des Ressources en Eaux Minérales pour Danone Eaux France

11h45 : Qualité de l’eau et agriculture dans le bassin lémanique, par Magali Condamines, ingénieure à la Commission Internationale pour la Protection des Eaux du Leman (CIPEL)

14h : Le marché des produits biologiques

14h45 – Table ronde / ORGANISATION DE LA RESTAURATION COLLECTIVE BIO

Marché de la restauration collective. Création d’un atelier de transformation à la ferme, témoignage de Gabriel Marin-Lamellet, éleveur à Gruffy. Place de la bio en restauration concédée, témoignage de Michel Grebot, Ste Leztroy. Réunir une gamme de produits pour fournir la restauration collective, exemple de la Bio d’Ici, témoignage de Christine Viron, gérante de la société coopérative d’intérêt collectif. Atouts et exigences des produits bio en restauration scolaire, témoignage de Ludovic Petit, cuisinier au collège de Douvaine.

16h15 : Développement des circuits courts en Haute-Savoie : la couveuse d’activités Initiaterre, une solution locale pour l’installation, témoignages de Isabelle Velarde, coordinatrice d’Initiaterre, et Jérôme Dethes, responsable légal d’Initiaterre et maraicher bio au sein du GAEC La Pensée Sauvage.

17h : Synthèse des débats et conclusion de la journée

CONTACT PRESSE :

Claire LECOUTEUX

Chargée de communication

Email: claire.lecouteux@corabio.org

CORABIO

INEED Rovaltain TGV
1 rue Marc Seguin
BP 11150 Alixan
26958 VALENCE Cedex 9
Tél. : 04 75 61 19 36
www.corabio.org

A télécharger: Le programme

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Nous nous étions fait écho du souci de la ville de Toulouse d’interdire les OGM dans les produits alimentaires servis dans les cantines scolaires de la ville.

Elisabeth Belaubre, adjointe en charge des affaires scolaires nous a gentiment envoyé le cahier des clauses techniques particulières qui régie l’achat des matières premières de la cuisine centrale. Nous l’en remercions vivement.

Vous pouvez le télécharger en cliquant ici: CCTP – ville de Toulouse

Elle nous précise également que la ville travaille  sur un projet d’approvisionnement en viande bio, locale, en filière courte dans l’objectif du remplacement progressif et de plus en plus efficacement, de la viande traditionnelle par de la viande bio.

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Il y a quelques temps de cela nous avons reçu sur le blog un commentaire de Lulu Cohen Farnell, Parisienne qui habite à Toronto au Canada depuis 1999. Nous avons alors découvert l’existence de son entreprise Real Food for Real Kids (RFRK). logo_rfrk

Créée en 2004, RFRK gère la confection et la livraison quotidienne de repas et goûters pour environ  8000 enfants par jour dans la grande métropole canadienne située en Ontario. Les programmes se divisent en 4 catégories :

– les  repas du midi et goûters dans les crèches, soit 75% des apports quotidiens,

– les repas ou les goûters dans les écoles élémentaires (RFRK sponsorise les menus des instituteurs afin que ces derniers donnent le bon exemple aux enfants),

– les repas du midi dans les centres aérés et

– les programmes sportifs professionnels pour enfants.

En cours de développement, un partenariat avec les hôpitaux et les crèches ayant un cuisinier mais pas d’équipement de cuisine adéquate, pour leur fournir des mets concoctés dans la Real Food Kitchen.

Une cuisine en liaison chaude

La particularité de RFRK est de cuisiner le jour même (ou le jour d’avant pour certain mets; ex : ragoûts,  compotes de fruits, riz au lait, pain sans gluten, biscuits et gâteaux) les repas et les goûters à partir de produits frais locaux  issus de l’agriculture durable et si possible d’origine biologique.  Nous achetons certains légumes /fruits congelés quand nous n’avons pas le choix : les petits pois, les pois chiches, le maïs, les baies.

La mission de l’entreprise est la suivante:

RFRK’s pioneering model of children’s catering helps children and their families celebrate real food and instill healthy eating habits that can last a lifetime.

We aim to:

Change the way children eat and understand food.

Provide children with delicious & healthy meals and snacks.

Reconnect children and families to real food.

Inspire future generations to make healthier choices, every day.

Support local farmers and producers who are as committed to responsible and sustainable business practices as we are.

Nous avons cherché à en savoir plus sur cette initiative originale et nous avons organisé une interview avec Lulu Cohen Farnell via Skype.

Ma Cantine Bio: Lulu, peux-tu nous expliquer la genèse de Real Food for Real Kids?

Lulu Cohen Farnell

En 2003, Lors de nos recherches de crèches pour accueillir notre fils Maxime, nous nous sommes rendu compte que la nourriture proposée aux enfants en crèche était loin d’être saine et adéquate aux besoins d’un bébé. Ces institutions offraient pour la plupart une excellente pédagogie, mais le triste dénominateur commun était la fourniture d’une alimentation industrielle, riche en produits chimiques, conservateurs et calories mais pauvres en goût, en ingrédients frais et nutriments essentiels à la croissance et à la bonne sante d’un enfant.

Nous avons choisi la crèche du YMCA, dans le centre ville de Toronto et demandé à sa directrice Suzy Moreira (qui a accepté) l’autorisation d’apporter notre propre nourriture. Après quelques mois, Suzy me demanda si je pouvais l’aider à revoir les menus livrés par leur traiteur afin d’y apporter une meilleure qualité nutritionnelle. Le traiteur de l’époque ne montrant aucun intérêt à changer leur offre, Suzy me demanda si je pouvais lui fournir des adresses à Toronto afin de s’approvisionner en goûters-santé.

Apres quelques recherches et discussions avec le propriétaire d’une épicerie bio, je proposais au YMCA un programme de goûters livrés 2 fois par semaine composés de produits frais et artisanaux issues de fermes et de producteurs  d’Ontario. Grace à un accord avec cette épicerie bio, nous commencions  la livraison d’un programme de goûters pour les 90 enfants de la crèche.

Apres 6 mois et le succès de ce projet pilote, le management du YMCA me demande d’étendre le programme de goûters bios à 12 autres crèches YMCA de Toronto. En février 2004 je quitte mon poste de Directrice de Projet en Design, Strategy & Communication, pour fonder Real Food for Real Kids.  Je décide alors de faire une formation de  6 mois à la création d’entreprise et je touche une aide du gouvernement  pour suivre ce programme.

Peu après un autre groupe de crèches nous contacte et nous font part de leur intérêt au programme de goûters mais aussi aux repas du midi.  C’est ainsi que nous  décidons  de louer une 1ère petite cuisine où nous commençons à préparer 200 repas par jour en plus du programme de goûters.

C‘est à ce moment là que mon époux David Farnell se joint à ma folle aventure !

Pour en savoir plus sur la genèse du projet, lire l’article du Financial Post.

 Que s’est il passé depuis le lancement de RFRK ?

Depuis la création de RFRK en 2004, nous avons déménagé trois fois de locaux/cuisine, afin de  répondre à la demande grandissante. Aujourd’hui nous avons une flotte de 20 camions qui livrent chaque jour de la Real Food à quelques 8000 enfants et nous comptons 80 « happy » employés ! RFRK s’est vu récompenser de plusieurs prix, dont le Prix Vert de la Ville de Toronto deux années de suite en 2005 et 2006, puis le prix des 100 Meilleures Entreprises Canadiennes pour lesquelles travailler en position 46/100 en 2011 puis 18/100 en 2012.

Un repas de midi type se compose comme suit : 1 protéine + 1 grain + 1 légume frais+ 1 fruit frais (+ lait de vache ou lait de riz bio + 2 goûters matin/ après-midi tel que par exemple : yaourt bio + fruit le matin et  humus & légumes crus l’après-midi)  pour les enfants en crèche. Voir un exemple de menu: RFRK Menu Janvier 2013 .

Aujourd’hui nos menus sont composés à + de 50% de produits bio/agriculture durable/locaux.

Nous utilisons un système de filtration de l’eau performant pour cuisiner. Ce qui permet de réduire le risque de contamination de bactérie comme l‘E-coli et filtre aussi le chlore.

Quelle est votre politique d’approvisionnement?

Nous travaillons le plus possible avec des agriculteurs de l’Ontario, pour la plupart affiliés au réseau Local Food Plus (LFP), une ONG canadienne qui encourage l’agriculture durable c’est-à-dire une agriculture sans pesticides, sans antibiotique et sans OGM. Une anecdote intéressante sur ce point.  Le distributeur de fruits et légumes avec lequel nous avions commencé à travailler ne montrait pas d’intérêt à la certification Local Food Plus et utilisait un produit nettoyant les fruits et légumes à base de chlore. En apprenant cette nouvelle nous décidons alors de cesser notre partenariat avec lui. Quelques mois plus tard il revient nous voir en nous annonçant qu’il avait obtenu sa certification et utilisait maintenant une solution nettoyante naturelle et biodégradable.  Heureux de cette décision, nous renouons la collaboration avec lui.  Nous étions très fiers d’avoir pu influencer ce gros distributeur à changer son cahier des charges pour adopter des solutions plus environnementales qui allaient aussi bénéficier à tous ses autres clients.

Parfois, nous sommes obligés de passer par des distributeurs pour des raisons de distance ou de volume, mais nous gardons une relation très complice avec les agriculteurs. Certains ont grandi avec nous et continuent à nous livrer directement.

Vous avez aussi créé une aide aux familles démunies grâce à votre initiative Real Food Forward (RFF) visant les enfants dans les écoles primaires.

Au Canada il n’y a pas de subvention du gouvernement pour les repas des écoliers comme c’est le cas en France ou aux Etats-Unis. De nombreux enfants viennent a l’école sans repas et ceux qui en ont un et ils sont rarement sains, le mangent souvent par terre dans le gymnase ou dans leur classe à default de cantines scolaires qui n‘existent pas dans les écoles publiques. Dans une des écoles que nous servons nous avons même construit des tables et des bancs afin de pouvoir y intégrer les repas préparés par RFRK.

Nous avons commencé à faire des levées de fonds il y a quelques années afin de pouvoir nourrir gratuitement les enfants démunis et aussi à des fins éducatives pour pouvoir créer, organiser et envoyer des éducateurs dans les crèches et les écoles.

Dans le cadre de ce programme nous organisons également des séminaires pour les enseignants, les parents et les enfants sur la nutrition, le bien-manger, le développement du goût et le plaisir de partager un repas et de réintégrer la culture de la  nourriture tel que le décrit Carlo Petrini dans sa description de la philosophie slow food (1).

(1)   Le concept de slow food est « un art de vivre, une certaine idée de l’alimentation associant plaisir et responsabilité tant vis-à-vis des producteurs que de l environnement. Slow Food appelle au développement de l’éducation au goût car seuls les consommateurs informés et conscients de l’impact de leurs choix sur les logiques de production alimentaire peuvent devenir des coproducteurs d’un nouveau modèle agricole, moins intensif et plus respectueux du vivant, produisant des aliments bons, propres et justes. » (http://www.slowfood.fr).

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Le chef du collège de Perthes en Gâtinais nous montre dans un article publié par le Parisien du 28 septembre que l’on  peut véritablement cuisiner dans un restaurant scolaire à un prix acceptable pour la collectivité et les parents. Dans ce collège 98% des enfants mangent à la cantine et le taux de déchets est remarquablement faible de l’aveu même de la principale.

« …Les déchets sont minimes, les parents [sont] ravis, les élèves respectent le travail des agents et nous n’avons pas de dégradations à la demi-pension », résume fièrement Martine Lammens, la principale.

L’expérience de ce collège est d’autant plus intéressante qu’il s’approvisionne en partie localement pour ses matières premières.

« Je cuisine des produits locaux comme les salades de Chailly-en-Bière et les tomates de Soisy-sur-Ecole, le cresson de Milly-la-Forêt, le miel du Gâtinais, le fromage blanc de Moigny-sur-Ecole »

Mais comment fait-il donc pour rester dans le budget d’un repas facturé 3 euros aux familles?

1) Il propose des produits frais cuisinés le jour même (en liaison chaude)….

«…. on peut passer une heure et quarante-cinq minutes à peler 10 kg de carottes pour les présenter en petits bâtonnets sympas »

On comprend par là que si on cuisine des produits frais pour le jour même, les qualités gustatives des mets sont beaucoup mieux préservés.

2) Servis à la demande

« Nous ne leur servons pas de quantité standard de façon autoritaire. Chaque élève a la portion qu’il demande. …

Les enfants confirment.

On nous demande si on en veut plus ou moins, ou si on veut de la sauce ou pas quand il y a de la viande.

Là encore on se met à l’écoute du besoin des enfants et on s’assure qu’il mange toute son assiette. Le taux de satisfaction des enfants est supérieur et le taux de déchets inférieur. Il faudrait vérifier avec le collège s’ils respectent les recommandations du GEMRCN lorsqu’ils préparent les repas. Les assiettes peuvent repartir vides, si les bacs à cuisson restent pleins, le bilan reste négatif en matière de déchets.

3) Ils font un gros travail pédagogique auprès des enfants, qui est relayé par les enseignants

« Je vais vers eux, je suis à leur écoute. Ils ont le droit de ne pas tout aimer, mais ils ne doivent pas repartir le ventre vide » dixit le chef cuisinier

Une démarche relayée par les professeurs de SVT qui emmènent les élèves de 6e visiter les exploitations maraîchères.

On voit là l’importance de réintroduire le corps enseignant dans la cantine; ce dont il est exclu depuis des années puisque la restauration scolaire n’est pas une prérogative de l’éducation nationale. Il est fondamentale selon nous que l’équipe enseignante travaille en étroite coordination avec le personnel de cuisine pour que cette parenthèse dans la journée fasse sens pour les enfants. Redonner du sens à la pause méridienne améliore nettement la consommation chez les enfants.

« les élèves respectent le travail des agents et nous n’avons pas de dégradations à la demi-pension » selon la principale du collège de Perthes en Gâtinais

4) Un soutien politique à l’initiative du chef cuisinier

le Conseil Général de Seine et Marne et du Parc National du Gâtinais nous ont aidés à trouver les agriculteurs prêts à travailler en circuit court. Et voilà des produits extra-frais ».

Le soutien politique est évidemment indispensable pour qu’une telle initiative puisse s’épanouir et se diffuser dans d’autres collèges.

On voit ici que tous les ingrédients sont réunis pour faire de la cantine un lieu convivial ou l’on mange bien tout en restant dans un budget acceptable par la collectivité.

Il faudrait donc selon nous rendre la cantine obligatoire dans les écoles au même titre que l’enseignement est obligatoire. Tout les enfants ont droit à une nourriture de qualité à midi. Seul un service public de la restauration scolaire est à même de le garantir. Il suffit pour cela de définir très clairement le cahier des charges de ce service public. Et le collège de Perthes en Gâtinais nous en donne les grandes lignes ci-dessus.

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Nous publions in-extenso la lettre envoyée par l’association de parents d’élèves ‘Chouette c’est bio’. Nous soutenons bien sûr cette initiative et vous recommandons de signer l’appel en faveur du bio dans les cantines de Dijon: Je signe l’appel

Monsieur le Maire,

Monsieur le Président de la Communauté de l’agglomération dijonnaise,

Mesdames et Messieurs les élus,

Il y a quelques années, notre ville faisait partie des premières à avoir proposé des denrées bio dans ses menus. Aujourd’hui, la proportion semble bloquée à 10% de bio dans les commandes et nous avons constaté cette stagnation depuis plus d’un an.

Après avoir rencontré Madame Dillenseger, adjointe aux affaires scolaires, nous avons compris que vous n’avez pas prévu d’augmenter la part de ces produits à court, moyen ou long terme.

Or, plus de 1200 personnes ont répondu, à ce jour, à l’appel pour des cantines bio, locales et de saison, dans le Dijonnais lancé par l’association de parents « Chouette, c’est bio! » sur son blog (http://dijoncantinebio.blogspot.fr/).

Nous habitons une région où la gastronomie est une fierté, et, en tant que parents et consommateurs, nous sommes convaincus qu’il est possible de proposer à nos enfants des produits frais, locaux, de saison et sans résidus de pesticides ou adjuvants(exhausteurs de goût, conservateurs, colorants, phtalates, bis-phénols, perturbateurs endocriniens, etc.) tout en étant conscients qu’une telle perspective mérite réflexion et concertation.

Notre préoccupation pour la santé de nos enfants est forte car l’aliment, s’il est un plaisir, est aussi “notre première médecine” (Hippocrate).

Nous savons que le bio sans surcoût est possible à la cantine.

Cela nécessite un mise en place progressive en s’appuyant sur les compétences locales.

Autour de nous, de nombreuses villes ont compris l’intérêt de cette démarche et se sont engagées dans un développement constant d’années en années :

la ville de Rome sert 155 000 repas bio par jour et de nombreuses villes en France sont déjà engagées dans cette voie, telles que Saint-Etienne, Toulouse, Bordeaux, Charleville-Mézières, Lorient, Barjac, Mouans-Sarthoux, et plus près de nous Auxerre, Lons-le-Saunier et Plombières-les-Dijon.

Pourquoi pas Dijon ?

À l’heure où les appels d’offre sont en passe d’être renouvelés pour 4 ans, nous souhaitons, conformément aux préconisations du Grenelle de l’environnement, que vous engagiez les cantines scolaires de Dijon dans cette démarche d’excellence sociale, sanitaire et environnementale.

76% des français pensent qu’il n’y a pas assez de bio dans les cantines. (06/11 IFOP)

La France s’est engagée à introduire 20% de produits biologiques dans les cantines scolaires à l’horizon 2012. (Grenelle)

François Hollande a proposé dans son programme un objectif de 40% de produits locaux dans la restauration collective.

Pour toutes ces raisons, et celles développées en annexe de cette lettre, nous souhaitons voir se mettre en place dans les cantines scolaires de Dijon et de son agglomération, une alimentation issue de l’agriculture biologique locale, car c’est la seule qui offre des garanties pour la santé de nos enfants et notre cadre de vie.

Rien ne doit être négligé pour protéger la vie de nos enfants et la rendre meilleure.

– « La vie, fragilité tel est ton nom » –

Voici nos attentes :

Il est de votre responsabilité d’élu:

– de mettre en œuvre un plan pluriannuel de passage au bio, local et de saison de la cuisine centrale,

– de mettre en chantier le projet de territoire qui l’accompagne nécessairement, à l’échelle de la ville, de l’agglomération, et de l’impulser en concertation avec le Département et la Région afin de donner à la filière bio les moyens et les outils favorables à son développement (incitations aux conversions, aux installations, accès aux terres, légumerie),

– de s’appuyer à court et moyen terme sur la production locale pour passer au bio les légumes, les fruits et les laitages,

– de lancer la réflexion sur l’équilibre alimentaire et économique que nous évoquons en annexe,

– de mettre en place un plan de communication et de sensibilisation du personnel de cuisine, du personnel éducatif, des enfants et des parents,

– de mettre en place une commission de suivi des menus ouverte aux parents, concernant la cuisine centrale et concernant les goûters du périscolaire.

Dans cette perspective, notre ville encore « plus douce à vivre » prouvera sa démarche environnementale exemplaire et son intérêt pour la santé de ses enfants et des générations futures. Son image ne pourra qu’en ressortir valorisée et grandie !

Tout en vous remerciant de bien vouloir porter attention à une préoccupation partagée d’après enquête par 76% des français, nous vous prions, Monsieur Le Maire, Mesdames et Messieurs les élus, d’agréer l’expression de notre haute et sincère considération.

Association « Chouette, c’est bio! »

Avec la signature et le soutien de

Isabelle AUTISSIER, Présidente du WWF France

Serge ORRU, Directeur du WWF France

Lylian Le GOFF, médecin-environnementaliste

Gilles-Eric SERALINI, président du Conseil Scientifique du CRIIGEN

Jean-Paul JAUD, réalisateur du film « Nos enfants nous accuseront »

Hugues TOUSSAINT, président de l’association Bioconsomacteurs Association UFC-Que choisir Côte-d’Or

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