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Source: Nouvelle République

Je suis tombé sur un article de la Nouvelle République à propos des cantines scolaires de la ville de Tours. J’en ai repris un extrait qui montre à mon avis la perversité de certains arguments employés pour ne pas proposer plus de produits bio des les cantines scolaires.

Sur un budget alimentation de trois millions d’euros, la Ville en dépense, par ailleurs, environ 20 % en produits issus de l’agriculture biologique. Chaque midi, une « composante » (lire ci-dessous) du repas des élèves est donc bio. Pour Anne Tallois (1), il serait compliqué, à Tours, de proposer plus : « Plus de 80 % des écoliers déjeunent à la cantine. La filière bio locale ne peut donc pas toujours répondre à ces effectifs. Et faire venir des produits bio d’autres régions, voire d’autre pays, reviendrait à augmenter fortement notre empreinte carbone. »

(1) Anne Tallois est responsable de la restauration au sein du service éducation de la mairie (NdR)

On entend effectivement fréquemment cet argument selon lequel, la filière locale ne pouvant pas suivre la demande, on ne peut pas introduire plus de produits bio dans les menus des cantines scolaires.

Il est symptomatique que l’argument de la proximité ne soit invoqué que pour les produits bio. Je serai curieux de connaître la provenance des produits non bio servis aux enfants tourangeaux? Les tomates proviendront probablement d’Espagne et cela ne choquera personne. Pour moi l’argument de la proximité est invoqué pour ne pas faire l’effort de faire plus en faveur du bio.

Je refuse donc cet argument car entre 2 contraintes: mieux nourrir mes enfants ou augmenter mes émissions de CO2, je choisis d’emblée la 1ère sans hésiter tout en travaillant sur la durée à limiter la 2nde. J’aurais donc préféré que la responsable de la restauration de Tours nous dise:

Nous travaillons actuellement avec les producteurs locaux pour qu’ils se convertissent et que leur production monte en puissance. Dans l’attente et afin de garantir immédiatement une nourriture saine à nos enfants, nous ferons ponctuellement appel à des producteurs bio d’autres régions françaises voire éventuellement d’Italie ou d’Espagne pour autant que ces produits soient de saison.

6 ans déjà !! WordPress m’a rappelé aujourd’hui que le blog avait été créé il y a 6 ans exactement un 27 novembre 2008.
On peut lui souhaiter un bon anniversaire car le public a été au rendez-vous si l’on en juge les statistiques à ce soir 22h30.
Capture d’écran 2014-11-27 à 22.43.37Jugez vous-même: presque 100 pages vues par jour en moyenne et 1 commentaire tous les 3 jours !!

Alors merci à vous tous pour votre fidélité.

 

 Proposer du Bio et local dans les cantines scolaires c’est :Cantine bio 300x600px_versionannontée

– protéger l’environnement et la santé de vos enfants,

– créer des emplois, et soutenir les agriculteurs de la région.

Même si les municipalités ont intégré des produits issus de l’agriculture Biologique dans les menus de certains restaurants collectifs, on est bien loin des objectifs du Grenelle de l’Environnement qui visait les 20% de bio en 2012.

En 2012 les achats de bio ne représentaient que 2,4% des achats de la restauration collective1 !

Pourtant certaines communes ont franchi le pas ! Saint Etienne sert quotidiennement 80% de repas bios composés à 41 % de produits locaux, et le collège de Chabreuil dans la Drôme est passé au bio à prix constant2.

Aujourd’hui, Newmanity vous donne la possibilité d’agir pour la santé de vos enfants.

A l’occasion de la campagne nationale « Manger bio et local, c’est l’idéal » du 20 au 28 septembre 2014, demandez à votre maire de s’engager à proposer des produits bio et locaux dans les cantines scolaires !

Signez la pétition et diffusez-la autour de vous !

Pour signer la pétition c’est ICI

Agence Bio

2 Bastamag

En savoir plus :

Dossier Ambition Bio 2017, un nouvel horizon pour la bio !

Etude sur le bio à la cantine dans les villes moyennes : le surcoût a bon dos

Pesticides. Fruits et légumes les plus et moins pollués

Pesticides : les 10 fruits et légumes les plus contaminés

Vendredi 26 septembre dernier j’étais invité par l’Agence Bio à participer au repas bio organisé en mairie du 2ème arrondissement de Paris à bioetlocall’occasion de la Fête de la Gastronomie et de la campagne « Manger Bio et local c’est idéal« .

Nous avons pu à cette occasion goûter l’excellent yaourt bio fabriqué en Île de France grâce à l’action du Groupements des Agriculteurs Biologiques (GAB) d’Île de France et sa chargée de filière Marie Clémentine Foussat (sur la photo !!).

La genèse du lancement de ce yaourt bio tient à un double constat. Premièrement, si une cantine scolaire souhaitait s’approvisionner en yaourts bio d’Île-de-France, ce n’était pas possible ; c’étaient les associations de producteurs des régions limitrophe qui fournissaient les yaourts proposés aux restaurants scolaires. Et pour cause, il n’existait pas d’atelier de transformation de yaourt à partir du lait bio d’Île-de-France. Deuxièmement, l’élevage francilien est en déclin : 5 éleveurs au moins par an n’ont pas de repreneurs. Une des solutions : convertir sa ferme en agriculture biologique, mais cela n’est vraiment rentable que s’il est possible de valoriser son lait en bio.yaourt_bio_idf

C’est dans le but de répondre à ces 2 problèmes qu’un atelier de transformation de yaourts bio d’IdF a été mis en place en Seine-et-Marne grâce à un partenariat entre Yves de Fromentel, éleveur biologique à Pécy (77), en plein cœur de la Brie laitière, et la Ferme de Sigy, nouvelle laiterie artisanale installée à seulement 27 km de chez lui. Cette collaboration a pu voir le jour grâce l’accompagnement du GAB IdF.

Aujourd’hui les cantines d’Île de France peuvent donc s’approvisionner en yaourts bio fabriqués en île de France.

A télécharger: CP BANQUET BIO

Pour en savoir plus:

Angélique Piteau
Responsable communication, observatoire & partenariats associatifs
Groupement des Agriculteurs Biologiques d’Ile de France (GAB IdF)
7 bis rue Riquet 75019 PARIS
Standard : 01 84 83 01 80 / Fax : 01 84 83 01 85
Lignes directes : 01 84 83 01 75 / 06 86 64 21 11
Mail : communication@bioiledefrance.fr

Pour la semaine «Manger bio et local, c’est l’idéal », près de 30 000 petits franciliens mangeront du pain, de la salade verte et des poires, carottes, betteraves, tomates, courgettes, ou même des yaourts bio d’Ile-de-France. En effet, l’association Fermes Bio d’Ile de France, qui regroupe 25 agriculteurs bio de la région, va approvisionner cette semaine en produits bio locaux 5 lycées d’Ile-de-France, 4 collèges de l’Essonne et 16 communes de l’Est de l’Ile-de-France, gérées par le SIRESCO, plus gros syndicat intercommunal de restauration collective de France. Ces menus seront accompagnés, pour certains, d’animations pédagogiques.

L’occasion de valoriser le travail réalisé tout au long de l’année par le GAB IdF en convention avec la Région Ile-de-France et le conseil général de l’Essonne. Ainsi, une cinquantaine d’établissements scolaires sont accompagnés par le GAB IdF dans cette démarche d’introduction de produits bio franciliens. Mme Koumadjo, chef de cuisine au collège Louis Pasteur de Brunoy dans l’Essonne (650 couverts/jour) témoigne : «  Je cuis moi-même les betteraves bio d’Ile-de-France, Je les assaisonne avec de la ciboulette fraiche, des échalotes et une sauce maison au miel bio d’Ile-de-France. Les élèves les apprécient tellement que le personnel de service n’a pas le temps de les goûter ! ».

A télécharger: Programme BIO et LOCAL en IdF

Contact | Angélique Piteau – GAB IdF – 06 86 64 21 11 – a.piteau@bioiledefrance.f 

Une conférence intéressante s’est déroulée en mars 2013 à AgroParisTech. Elle a le mérite d’être contradictoire et donc de mieux faire ressortir la pertinence des arguments de Marc Dufumier en faveur d’une agriculture agro-écologiquement intensive.

Malheureusement les arguments les plus forts sont développés en toute fin de conférence lorsque la question de l’alimentation mondiale est posée. Marc démontre à ce moment comment une agriculture innovante, inscrite dans les terroirs, multi-factoriels permettra à l’humanité de nourrir sa population sans l’aide de produits phytosanitaires de synthèse.

On  comprend alors que la question du bio n’est pas la question de nos pays développés bénéficiant d’un climat favorable et d’un terroir agricole riche et diversifié.

Marc Dufumier montre alors comment dans des pays où le climat et le sol sont beaucoup plus hostiles, les agriculteurs locaux font preuve de créativité pour réinventer une agriculture écologique qui permet d’accroître considérablement les rendements de produits agricoles.

Ces exemples répondent indirectement à l’argumentation techniciste des promoteurs d’une agriculture toujours plus industrielle et riche en technologies nouvelles. Les agriculteurs maliens décrits par Marc montrent que si progrès technique il y a c’est dans la compréhension des éco-systèmes et des terroirs locaux. Marc Dufumier démontre alors qu’il n’y a pas UNE solution technologique valable pour tous mais que c’est le traitement multi-factoriel des enjeux (sols, climat, techniques locales) que l’on permettra à une agriculture locale de se développer dans les pays émergents.

Il insiste également sur l’exemple que nous devons donner en cessant d’exporter nos excédents agricoles dans ces pays sous prétexte que nous, pays riches, devrions nourrir l’humanité.

Enfin c’est à la fin du débat que Marc Dufumier explique comment il envisage dans notre pays de mettre les produits bio à la portée financière des plus modestes. Pour lui au-delà des subventions et de la rétribution de l’activité écologique des agriculteurs permettant d’abaisser le coût des produits bio, il faut repenser la distribution des revenus en France pour permettre aux plus modestes d’acheter des produits bio.

Le 26 juin prochain, la ville de Mouans-Sartoux (10 450 habitants), située entre Cannes et Grasse (Alpes-Maritimes), Un-Plus-Bio-Mouans-Sartoux-brochure-550x780rendra publics les résultats de l’observatoire de la restauration durable qu’elle a mis en place fin 2012.

La ville de Mouans Sartoux propose 100% de produits bio dans les 3 cantines scolaires de la ville pour un prix denrée de 1,86€/repas. Il est donc possible de manger intégralement bio pour un coût modéré. Les clés de cette réussite:

– 1 cuisine dans chaque groupe scolaire pour une cuisson dernière minute (meilleure qualité gustative)

– Un service personnalisé à la portion en fonction de l’appétit de l’élève

– un appro principalement local et de saison

– une diminution de 75% des déchets alimentaire grâce notamment au tri effectué par les enfants eux-mêmes

– une cantine scolaire gérée en régie municipale permettant au politique d’avoir la main sur les achats.

A télécharger: Restauration Durable à Mouans Sartoux

 

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