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Posts Tagged ‘Agence bio’

Pour la deuxième année consécutive, l’Agence BIO participe au Salon des Maires et des Collectivités Locales, du 20 au 22 novembre 2012 à Paris, Porte de Versailles.

Pendant ces trois jours, l’Agence BIO et ses partenaires répondront aux questions des visiteurs et des exposants (Hall 2.1, stand n°B67).
Des informations seront mises à la disposition du public sur :

– le développement de l’agriculture biologique dans la diversité des territoires,
– le développement de la bio en restauration collective,
– les actions de communication mises en œuvre dans le cadre du programme 2011-2014, notamment les actions spécifiques à la restauration collective, avec l’opération « Manger Bio, c’est dans ma nature » et le lancement du concours « Les Petits Reporters de le Bio », dans les écoles primaires.

Dans le cadre du salon, une conférence est organisée mardi 20 novembre (Hall 2.1, salle 21), de 15h30 à 16h30 : « L’agriculture biologique dans les dynamiques de développement territorial : retours d’expériences et perspectives »

L’Agence BIO et des représentants de collectivités territoriales présenteront l’actualité de l’agriculture biologique en France et la dynamique de développement des filières bio dans leurs territoires.

Pour plus d’information : Programme et bulletin d’inscription

En cas de besoin, une invitation au salon pourra vous être envoyée sur demande.

Contact:
Sarah Le Douarin
Chargée de mission
Agence BIO
sarah.le-douarin@agencebio.org
Tél. : 01 48 70 48 41

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Je n’ai pas pu assister aux Assises nationales de la bio organisés chaque année par l’Agence Bio qui cette année s’est déroulé le 10 octobre dernier au ministère de l’Agriculture.
Heureusement Valérie Thobois, notre envoyée très spéciale, était présente et nous publions ci-dessous son compte-rendu.
« Bientôt commenceront les tables rondes de consultation pour élaborer le plan bio 2013 »
Hier aux Assises nationales de la bio organisées par l’Agence Bio,  Stéphane Le Foll, Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt a annoncé que début 2013 commenceront les tables rondes régionales pour élaborer le plan bio qu’il a renommé « ambition pour l’agriculture biologique ».
Il entend envisager ce plan sous les 3 aspects : production, transformation et distribution des produits issus de l’agriculture biologique, afin de produire un plan d’action pour juin 2013.
Fort bien, mais là où l’on peut être déçu, c’est à l’entendre dire que les objectifs chiffrés du Grenelle de 6% de SAU en bio en 2012, étaient trop ambitieux, et qu’à ce type d’objectif chiffré il préfère l’idée d’un doublement de la SAU bio d’ici 5 ans « quitte à le dépasser »…D’après la présentation faite des chiffres de la bio, par Elisabeth Mercier, la SAU bio en France est actuellement à 3,6% ( estimation 2011), en 4è position en Europe, la doubler nous amènerait à 7,2%…cela nous en dit long sur l’ampleur de l’ambition de monsieur le Ministre.
Pourtant les chiffres de progression sont bons car en France nous atteignons désormais en 2012 le million d’hectares en bio (certifiés et en conversion), pour rappel , l’Espagne en 2010 avait 1,6 millions d’hectares. C’est donc un bon résultat.
La demande des consommateurs ne faiblit pas, car le marché est estimé à 4,1 milliards d’euros pour 2012 (x2 par rapport à 2008), et si le marché de l’alimentaire global est à –1%, celui de la bio continue sa croissance.
Une autre bonne nouvelle est la provenance des produits bios consommés en France, nous avions encore 38% de la bio qui était importée (en valeur) en 2009, cela représente moins de 30% en 2012 (dont la moitié en produits exotiques, et agrumes).
Le recensement agricole de 2010 confirme également que la bio fournit plus d’emplois (+59%) que le conventionnel, ainsi que plus de salariés permanents.
Enfin, la bio et la restauration collective : près de 4800 opérateurs fournissent en bio en 2012, soit 53% de plus qu’en 2010. Mais il a été bien spécifié de faire attention aux modulations récentes indiquant qu’il fallait « 20% de produits bios et locaux », les collectivités peuvent tout à fait jouer sur cette ambiguïté à l’heure du choix d’ingrédients.
Nous devons rester vigilants et exiger des villes d’indiquer dans leur appel d’offre qu’il s’agisse spécifiquement d’ingrédients « bios et locaux », et non pas « ou ».
De même, c’est bien à l’heure d’écrire l’appel d’offre qu’une ville peut exiger que soient trouvés des circuits courts d’approvisionnement pour les cantines » afin de sortir de la problématique souvent rétorquée par les fournisseurs « d’une livraison centrale ».
Enfin, sur le site de l’Agence bio, des outils en ligne pour aider les professeurs et personnel de cantine dans le cadre de la campagne « bio à la cantine » http://www.agencebio.org/pageEdito.asp?IDPAGE=154&n2=107
En conclusion, de bons chiffres, mais encore de gros freins pour augmenter rapidement la SAU bio en France. Ne lâchons rien et incitons nos villes à participer à la concertation du début d’année. »

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Une étude publiée en septembre 2012 par l’Agence Bio montre que l’agriculture biologique est plus riche en emplois que l’agro-industrie (ou agriculture traditionnelle). 

Selon le recensement agricole 2010 : en 2009/2010 les exploitations bio génèrent plus d’emplois que les exploitations conventionnelles : 2,4 Unités de Travail Annuel (UTA10) en bio contre 1,5 en moyenne. Le contenu en emploi des exploitations bio est donc de 62,5% supérieur à la moyenne générale (et non de 59% comme l’indique l’étude assez étrangement..). En comparant le taux d’emploi dans la bio avec la moyenne générale (et non avec la moyenne des exploitations conventionnelles) l’étude minore la différence réelle entre le taux d’emploi dans les 2 modes de production agricole. La moyenne générale est plus forte que la moyenne des exploitations conventionnelles puisqu’elle est réhaussée par la moyenne des exploitations bio.
En conséquence, les fermes bio emploient nettement plus de travailleurs salariés : 43% du temps de travail annuel contre 27% en conventionnel. Le quart du temps de travail en exploitation bio est effectué par des salariés permanents contre 17% en conventionnel. Par exemple, dans les systèmes de polyculture/élevage 2,2 UTA salariées sont employées en moyenne en bio contre 1,3 UTA en élevage conventionnel.
Ceci s’explique aisément par le fait que les agriculteurs conventionnels ne travaillent plus la terre mais se contentent de semer, pulvériser (pesticides et engrais chimiques) et récolter. Un tel travail est hautement mécanisable et demande donc peu de main d’oeuvre. L’agriculture biologique demande plus de travail à la terre pour lutter contre les nuisibles, prévoir les rotations de cultures….
On comprend donc que le réservoir en emplois dans l’agriculture biologique est immense. On se demande donc bien ce que le gouvernement et l’Europe attendent pour décréter la fin de l’agro-industrie et la conversion progressive mais généralisée de l’agriculture européenne au biologique.

On apprend aussi au passage dans l’étude que dans les cantines scolaires « la Bio progresse plus vite dans les établissements en gestion directe. » 

 La part des établissements introduisant des produits bio progresse cette année sensiblement plus en gestion directe (+ 15 points) qu’en gestion concédée (+ 1 point).

Je n’ose croire que les sociétés de restauration collective freineraient les velléités des communes en matière de bio… Je pense plutôt que les communes qui gèrent les cantines en direct sont plus enclines à favoriser le bio dans les menus car elles considèrent la cantine scolaire comme un vrai service public.

Pour télécharger l’étude de l’Agence Bio: LA BIO 2011-2012 : quelques repères

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Les prochaines Assises Nationales de la Bio organisées par l’Agence Bio se dérouleront le 10 octobre prochain au Ministère de l’Agriculture et seront ouvertes par le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll.

Nous espérons vous y voir très nombreux afin notamment d’interpeller le ministre sur la réforme de la PAC actuellement en cours de négociation à Bruxelles.

Pour télécharger le pré-programme: Pré-programme Assises octobre 2012

Pour télécharger le bulletin d’inscription: Bulletin d’inscription Assises 2012

Pour en savoir plus et vous inscrire:

Sarah Le Douarin

Chargée de mission

sarah.le-douarin@agencebio.org

Tél. : 01 48 70 48 41

 

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« Pour contrôler la nature il faut d’abord lui obéir » (Francis Bacon, 1620)

Comme chaque année l’Agence Bio organisait un séminaire international lors du Salon international de l’Agriculture (SIA) qui s’est déroulé du 25 février au 4 mars 2012. L’an dernier Mr LeMaire, ministre de l’agriculture, avait honoré le séminaire de sa présence. Cette année il n’a pas daigné se déplacer. Je m’en suis étonné ouvertement lors des questions du matin. Peut-être est-ce pour cela que son directeur de cabinet a fait une brève apparition impromptue à la réouverture du séminaire en début d’après-midi !!

Ce dernier nous a annoncé que le taux de TVA sur les « engrais biologiques » (sic!) était passé à 7% au 1er janvier 2012. Renseignement pris TOUS les engrais (y compris les engrais de synthèse donc) bénéficient du taux de TVA à 7% si je sais lire l’article 278bis alinéa 5 du bulletin officiel des impôts. Les engrais bio sont donc tout simplement logés à la même enseigne que les engrais chimiques. Maigre consolation !!!

L’intervention de Jean-François Hulot, chef de l’unité ‘agriculture biologique’ à la commission européenne était très attendue puisque nous sommes en pleine réforme de la Politique Agricole Commune (PAC). La Commission Européenne doit donner un nouveau cadre à la PAC pour les années 2013-2020.

Dans ses propositions la commission propose que 30% des aides du pilier 1 (aides directes et inconditionnelles versées directement depuis le budget de l’UE) soient liées à des mesures environnementales: conserver des prairies permanentes, ne pas pratiquer de mono-cultures…

Il faut savoir que ces mesures environnementales ne peuvent concerner les pesticides et autres intrants de synthèse car la question des pesticides ne concerne pas tous les pays !!! Mr Hulot m’a précisé que les aides éventuelles encourageant la diminution de l’usage des intrants chimiques ne pourraient s’envisager que dans le cadre du 2ème pilier. Or il faut savoir que ce 2ème pilier de la PAC est nettement moins favorable aux Etats qui en bénéficient car pour 1 euro versé par la PAC au titre du 2ème pilier l’Etat doit dépenser 1 euro sur son propre budget.

Le Dr Félix zu Löwenstein, représentant d’une organisation biologique allemande, a demandé à Mr Hulot s’il ne faudrait pas fusionner les 2 piliers de la PAC afin de rendre son fonctionnement plus compréhensible pour les citoyens et rendre les Etats plus responsables.

Mr Hulot a bien du en convenir publiquement mais il rajouta aussitôt que la France s’opposera avec la dernière énergie à une telle fusion car elle tire la majeure partie de ses 10 mds de subvention du 1er pilier (celui qui est financé par les contributions des 27 Etats). Il serait inacceptable pour elle que chaque euro versé par Bruxelles soit conditionné par un euro versé par le budget de Paris.

On comprend alors que la réforme de la PAC ne sera que marginale et que l’agriculture industrielle bénéficiera encore du gros des subventions et qu’elle continuera à concurrencer injustement l’agriculture biologique.

Pourtant le Dr zu Löwenstein, dirigeant de l’organisation biologique allemande BÖLW, avait bien posé les enjeux de la réforme de la PAC lors d’un magnifique discours dans lequel il cita cette phrase de Francis Bacon (mise en exergue de cet article) ainsi que le philosophe allemand Hans Jonas.

Il montre tout d’abord que si la consommation de produits bio en Allemagne a été multipliée par 3 en 10 ans, la production elle n’a été multipliée que par 2, soit un déficit de 10000 fermes bio. Il explique ensuite que si les consommateurs sont indispensables pour faire croître l’agriculture biologique, le seul marché ne suffit pas. L’intervention politique est primordiale car le marché ne tient pas compte du bien commun : pollution des eaux et des terres, problèmes de santé publique avec les maladies liées à l’usage des pesticides….

Enfin il explique que la concurrence doit être loyale. Or manifestement la réforme de la PAC qui se prépare ne va pas beaucoup aider les agriculteurs qui le souhaitent à se convertir. Cela risque de rester toujours plus coûteux de faire la transition vers la bio alors que les agro-industriels bénéficieront des mêmes aides. Car ne nous leurrons pas les timides avancées environnementales proposées par la commission vont maintenant passer par les fourches caudines des négociateurs de chaque Etat avant l’adoption de la nouvelle PAC. Il faut craindre que ces avancées soient alors victimes du travail de sape des lobbys industriels très présents à Bruxelles comme nous l’a rappelé Mr Hulot.


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Un arrêté publié le 10 décembre au Journal officiel homologue le cahier des charges relatif à la restauration hors foyer à caractère commercial en agriculture biologique.

A compter du 1er octobre 2012, les restaurants souhaitant communiquer sur l’utilisation de certains produits biologiques ou sur la préparation de repas bio devront respecter ce cahier des charges. Cela concerne donc naturellement les restaurants scolaires.

Trois niveaux d’engagement sont définis (un ou plusieurs ingrédients bio servis, un plat ou un menu bio proposé, et restaurants 100 % bio). Chacune de ces pratiques est encadrée (transformation, conditionnement, part minimale d’ingrédients bio dans un plat, indications sur le menus et le caractère biologique des ingrédients…), les allégations autorisées sont précisées ainsi que les modalités de contrôle.

Ce qui nous étonne c’est que l’organisme certificateur est l’Agence Bio !!

On se demande si l’Agence Bio, organisme gouvernemental de promotion du bio, aura les ressources pour effectuer les contrôles requis par ce cahier des charges et s’assurer qu’il est bien respecté.

Pourquoi ne pas laisser les organismes certificateurs habituels comme Ecocert faire leur métier aussi dans la restauration hors foyer?

15/12: Apparemment d’après certains de nos lecteurs bien informés (merci à Jean-Michel Noël de la Sodexo) il y aura prochainement un texte concernant la restauration collective.

Jean-Michel Noël m’envoie également un article d’Interbio Bretagne antérieur à la publication du cahier des charges et qui précise quelques points de la législation (à l’époque en cours d’élaboration). On trouve notamment à la fin une liste d’organismes certificateurs, ce qui manque dans le texte gouvernemental récemment publié.

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A l’occasion du salon des Maires, l’Agence Bio a donné une conférence qui était consacré à l’introduction des produits bio dans les cantines scolaires. Voici quelques extraits des interventions:

1) Intervention de Mme Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence bio

61% des écoles proposent des produits bio

58% des gestionnaires proposent du bio au moins 1 fois par mois.

37% des gestionnaires proposent du bio au moins 1 fois par semaine

Produits bio: 89% des restaurants ayant introduit du bio proposent des fruits, 77% proposent des produits laitiers, 71% proposent des légumes frais.

2) Mr Gérald Lombardo, Maire du Rouret

Il explique comment Le Rouret est passé à 100% de produits bio dans ses cantines qui servent 55000 repas/an. Il prononce cette belle formule: Passer de l’aliment jetable à l’aliment sacré. Suite à un sondage, il est ressorti que certains parents étaient prêts à payer plus pour avoir du bio. Ils sont passés en DSP pour gérer la cantine ce qui a permis une réduction des coûts de personnels. Ils sont certifiés EcoCert.

Menus: 1 viande rouge/semaine, 1 repas végétarien/semaine.

Coût repas: 5,8€/enfant dont 2,2€ de coût denrée.

Mr Lombardo insistent sur le fait que les enseignants mangent à la cantine et s’impliquent dans le temps de cantine. Le personnel de cuisine est fier désormais de travailler et le gaspillage a disparu.

3) Adjoint au maire de Cholet

La ville de Cholet a confié sa cuisine centrale à la Sodexo en 2008. Au départ le contrat prévoyait 1 repas bio par mois avec 3% du budget consacré à l’agriculture biologique. Ils sont ensuite passés à des composantes bio et avec le même budget fournissent désormais 15% de l’alimentation en produits bio.

4) Olivier Migrennes, directeur de la cuisine centrale de Charleville-Mézières

Cette cuisine gérée en direct par la ville livre 430 000 repas/an auprès de 1900 enfants et 600 adultes. Il a un budget annuel de 2,4m€ soit un prix moyen par repas de 5,58€ dont 1,96€ de denrées. Ce prix ne couvre que le coût de la cuisine centrale et n’inclue pas les coûts d’exploitation des 25 offices de la ville.

Dans les offices, les enfants sont servis à la table.

Aujourd’hui 17% du budget denrée est consacré aux produits bio qu’ils ont introduit progressivement grâce au travail de la Fédération Régionale de l’Agriculture biologique. L’objectif est d’atteindre 20% en 2012.

Nous avions déjà publié un article incluant une vidéo présentant l’action de la cuisine centrale de Charleville Mézières. Pour en savoir plus vous pouvez télécharger la présentation de Mr Migrennes que nous remercions ainsi que Mme Brunel, de la mairie de Charleville Mézières.

A télécharger: Diaporama restau collective bio Charleville Mézières

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