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Les Assises Européennes de la Bio sont organisées par l’Agence BIO dans le cadre du programme triennal d’information sur l’agriculture biologique et ses produits cofinancé par l’Union européenne.

Elles se dérouleront dans le cadre du salon Tech&Bio, le 8 septembre à Bourg-Lès-Valence dans la Drôme, dans la salle de conférence n°1.

Tech&Bio est un salon européen, carrefour des techniques agricoles bio et alternatives, qui a lieu tous les 2 ans. Il vise à mieux faire connaître les principes et techniques de l’agriculture biologique ainsi qu’à faciliter les rencontres entre tous les acteurs (www.tech-n-bio.com). L’Agence BIO y animera un stand « Structuration des filières Bio » en partenariat avec cinq interprofessions partenaires : INTERBEV, CNIEL, Interfel, Intercéréales, ONIDOL (cf. site Internet de l’Agence BIO et des Interprofessions).

Les Assises Européennes de la Bio auront notamment pour objectif de permettre l’approfondissement des analyses et points de vue sur les stratégies de développement de l’agriculture biologique au plan européen et international.

Les Assises rassembleront des personnalités et des experts européens de tous horizons souhaitant partager leurs expériences et nouer des partenariats afin de contribuer au développement de l’agriculture biologique.

Télécharger le programme et le bulletin d’inscription: Présentation programme des Assises Européennes 2011

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La Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, l’Agence Bio et le Ministère de l’Agriculture ont créé un site Internet Restaurationbio.org.

Ce site recense sous forme d’une carte de France, les établissements publics qui ont introduit des produits bio dans leurs menus. Il comporte des établissements scolaires mais également des hôpitaux ou des établissements pénitentiaires.

Cette carte, encore peu fournie, est appelée à s’enrichir grâce à la possibilité offerte aux établissements publics de proposer une expérience. Nous vous incitons à le faire afin de prouver que le bio est une réalité grandissante dans la restauration collective publique.

On apprend au passage que le restaurant administratif  du Ministère du Développement Durable n’offre que 11% de produits bio dans ses menus. On attend mieux du MEDDTL qui devrait servir d’exemple pour l’ensemble des restaurants administratifs de France. Espérons que d’ici 2012 Mme Kosciusko Morizet saura rétablir la situation et fera en sorte que les salariés de son ministère puisse profiter des 20% de produits bio selon les objectifs fixés par le Grenelle de l’Environnement.

A lire: Atlas de la restauration collective bio et locale

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Lors du dernier séminaire de l’Agence Bio au salon de l’agriculture, Mme Elisabeth Mercier a dévoilé les derniers chiffres de la bio en France. Nous les avons repris sur le site d’Actu-Environnement.

La bio  »poursuit son développement » en France malgré la crise, s’est félicitée ce jeudi 3 février Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence Bio lors de son point annuel sur la filière. Fin 2010, le nombre d’agriculteurs convertis à la bio a de nouveau augmenté de plus de 22% par rapport à 2009. Plus de 4.100 nouvelles exploitations se sont ainsi engagées.

Alors qu’ils étaient 16.446 producteurs bio fin 2009, ils sont désormais 20.600 fin 2010. Leur nombre a  »augmenté de 50% par rapport à 2008 », a souligné l’Agence bio. Les opérateurs de la filière biologique (transformateurs, distributeurs, importateurs) sont plus nombreux également : ils étaient plus de 30.000 en 2010, soit 22 % de plus qu’en 2009.

Les surfaces bio se sont aussi accrûes de 23,5% en 2010 par rapport à 2009, soit 836.000 hectares au total (576.000 certifiés et 158.000 en conversion). Les 2/3 des exploitations bio sont concentrés dans 7 régions : le Rhône-Alpes reste en tête (environ 2.300 exploitations), suivi du Languedoc-Roussillon (2.200), du Midi-Pyrénées (2.100) et de l’Aquitaine. Les ventes de produits bio ont quant à elles progressé de 10% l’année dernière, à environ 3,3 milliards d’euros, tirées notamment par les boissons (+26%) l’épicerie (soupes, compotes, pain de mie…, +18%) et les produits frais (+16%).

Les objectifs de SAU du Grenelle hors de portée en 2012

Mais ce développement reste à relativiser… Seulement 2,9% de la surface agricole utile (SAU) ont été dédiés à la bio fin 2010 (contre 2,46% en 2009), selon les premières estimations de l’Agence. L’objectif de 6% de SAU bio prévus dès l’an prochain (soit le double attendu !) par le Grenelle (et 20% en 2020) restent incontestablement hors de portée. D’autant que depuis l’annonce du coup de rabot de 50% du crédit d’impôt bio qui est passé à 2.000 euros depuis janvier 2011, les producteurs bio de la Fnab (fédération nationale d’agriculture biologique) craignent un impact sur la dynamique de conversions et  »un coup de frein » à la filière.

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Le 23 février dernier s’est déroulé le séminaire international de l’Agence Bio dans le cadre du salon de l’Agriculture. Cette journée a été très riche en interventions de qualité.

Ce fut le cas notamment de celle de Mr Jean-Claude Pons, auditeur international chez Ecocert, l’organisme de contrôle et de certification du bio en France.

Son propos fut de montrer les bénéfices de l’agriculture biologique dans le monde dans le monde et il a eu la gentillesse de nous faire parvenir sa présentation Power Point que j’ai le plaisir de vous offrir en exclusivité si vous  cliquez ICI.

L’intervention de Marc Dufumier, Directeur et professeur à l’UFR d’agriculture comparée et développement agricole à AgroParisTech  fut particulièrement percutante. Sa question liminaire alla directement au coeur du sujet: l’agriculture biologique peut-elle nourrir 9 mds d’habitants en 2050?

Sa réponse est OUI sans ambiguïté mais pour cela des changements radicaux dans notre mode de production agricole à l’échelle mondiale sont nécessaires.

– Nous ne devons pas laisser un rayon de soleil tomber sur le sol: nous disposons grâce au soleil d’une source d’énergie renouvelable et inépuisable. Les plantes transforment l’énergie solaire en protéine, en  azote.

– Nous devons intensifier l’agriculture biologique dans les pays du Sud: ces derniers doivent pouvoir mécaniser leur production agricole et bénéficier des dernières recherches en matière de lutte environnementale contre les ravageurs. Pour Marc Dufumier, l’agriculture biologique n’est pas synonyme de retour en arrière. Certes les paysans doivent pouvoir s’appuyer sur un savoir faire ancestral qui a permis aux espèces agricoles de s’adapter aux conditions géo-climatiques où elles poussent. Mais l’agriculture biologique de demain doit pouvoir enseigner comment lutter biologiquement et scientifiquement face aux prédateurs. Par la rotation et la combinaison des cultures, Marc Dufumier préconise la fin des jachères afin d’intensifier biologiquement la production sur les terres agricoles.

– Les pays du Sud doivent pour cela mettre  en place un marché des prix stables c’est-à-dire protégé des importations de nos propres excédents alimentaires exportés depuis l’Europe à bas prix. Il préconise donc des barrières douanières destinées à protéger la production agricole des pays du Sud.

Pour en savoir plus sur Marc Dufumier vous pouvez visionner une vidéo où il explique sa théorie.

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Mardi 8 juin 2010 se sont déroulées les rencontres nationales de l’Agence Bio intitulées: ‘La dynamique de développement de l’agriculture biologique et l’introduction de produits biologiques en restauration collective’.

Pour ceux que les chiffres intéressent il y a 2 documents à télécharger en fin d’article. S’il y a un chiffre à retenir c’est celui de la surface agricole utile cultivée en bio: 2,46% en 2009 contre 2% en 2008. Une belle progression mais le vrai point positif  est l‘accélération de la conversion des exploitations. Sur les 4 1ers mois de 2010 on a enregistré 1500 mises en conversions alors qu’il y en a eu 3769 sur toute l’année 2009, soit un rythme de croissance de 25%.

Il y a eu quelques temps très forts durant cette journée. Cela a commencé par l’intervention d’ouverture de Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’écologie que j’ai malheureusement ratée.

Je n’ai toutefois pas manqué de l’interroger sur la suite que le gouvernement comptait donner aux directives issues du Grenelle 1 de l’Environnement. En effet chacun sait que les directives de mai et décembre 2008 fixent des objectifs jusqu’en 2012 en matière d’introduction de produits bio dans les cantines, soit 20% d’ici 2012. Les directives donnent un objectif d’ici 2020 mais c’est uniquement en matière de surface agricole utile convertie en bio.

J’ai donc demandé s’il était prévu de fixer de nouveaux objectifs pour 2015 & 2018 en matière de produits bio à la cantine. La réponse de la ministre a été très évasive disant qu’il n’était pas sûr ‘que nous serions encore là’ après 2012; sous-entendu on ne va pas fixer de nouveaux objectifs post-2012. Déclaration étonnante: parlait-elle d’elle-même, du gouvernement?? En tout cas sa réponse ne m’a pas satisfait. J’ai donc relancé la ministre à la sortie de la salle en lui disant que:

– l’exemple venu du gouvernement était important,

– l’impulsion donnée par les directives primo-ministérielles ont été décisives pour déclencher un mouvement très important d’introduction de produits bio dans les cantines.

– qu’il convient d’entretenir la dynamique après 2012 et qu’il faut y penser dès maintenant.

Sa réponse a encore été très vague, je l’ai senti peu motivée voire découragée. Il y a donc tout à craindre que le gouvernement ne va plus bouger en matière de bio dans la perspective des élections présidentielles. Ce qui évidemment est très dommageable. Nous y reviendrons certainement.

Un autre temps fort de la journée a été l’ interventions du dirigeant italien d’une société de restauration collective italienne Albert, qui travaille dans les cantines de Rome. Il nous a décrit dans le détail le fonctionnement des cantines romaines où 70% des produits servis dans 150000 repas/jours sont bio.

L’autre intervention marquante a été celle du directeur de la cuisine centrale de Lons Le Saunier, Mr Didier Thévenet. Cette ville a une approche holistique de la bio puisque c’est pour offrir des débouchés à ses agriculteurs, qu’elle avait poussé à passer au bio pour préserver ses champs captant, que la ville a ouvert ses cantines aux produits bio.

Ces 2 expériences exemplaires feront l’objet d’articles ultérieurs.

A suivre donc…

A télécharger: Stats 2009 1ère partie

Stats 2009 2ème partie

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Le mardi 9 juin se sont tenues les Rencontres Nationales Bio de l’Agence Bio à la Bellevilloise, Paris 20è. En voici un compte-rendu succin.

1) Statistiques 2008 de l’agriculture biologique

Quelques chiffres à retenir:

13 298 exploitations agricoles font du bio:+11%/2007 soit 2,4% des exploitations agricoles françaises.

583 799 ha de surfaces cultivées en bio soit 2,12% dela surface agricole utilisée (SAU) nationale.

Le marché du bio représente 2.6 mds d’euros de chiffre d’affaires soit 1,7% du marché alimentaire total.

On est donc encore loin des objectifs du Grenelle de l’environnement qui préconisent 6% de la SAU consacrée au bio en 2012 c’est-à-dire dans 2 ans et demi.

2) Compte-rendu de la table ronde

On a entendu le témoignages de nombreux acteurs de la filière bio: un boulanger, un agriculteur, un fabricant d’huiles végétales, deux éleveurs, une représentante de l’industrie vinicole, une diététicienne et un représentant de l’INAO

La grande leçon de cette journée est cette phrase magnifique prononcée par Jean-Luc Villain, agriculteur dans l’Aisne.

L’agriculture biologique c’est remplacer la matière chimique par la matière grise, par le savoir-faire des Hommes.

Nous reviendrons dans un article spécifique sur le cas hors norme de Jean-Luc Villain.

L’agriculture biologique donne un sens à la vie en replaçant l’entrepreneur au coeur de l’activité agricole et de transformation. L’agriculture biologique c’est une gestion globale de la production en tenant compte de l’environnement, du bien-être des bêtes, de la biodiversité, en travaillant sur la prévention des maladies ou de l’invasion des ravageurs. L’homme reprend le contrôle sur son environnement qu’il avait perdu en laissant les produits phytosanitaires (herbicides, antibiotiques, fertilisants) faire le boulot à sa place.

Un exemple saisissant a été donné par le représentant d’une coopérative d’éleveurs de l’Allier. Lors de l’épidémie de fièvre catarrhale du début d’année les éleveurs d’ovins bio membres de cette coopérative n’ont eu à déplorer aucune perte contrairement à leurs confrères traditionnels qui pourtant avaient vacciné leur troupeau.

3) Le thème des rencontres: « un autre rapport qualité-prix »

Les nombreux interlocuteurs ont passé beaucoup de temps à nous expliquer pourquoi les produits issus de l’agriculture biologique étaient plus chers que les produits issus de l’agriculture conventionnelle. Tout en nous expliquant que les qualités nutritionnelles, l’impact sur l’environnement etc.. n’étaient pas les mêmes. Le témoignage de la diététicienne du CROUS d’Aix Marseille était à ce titre particulièrement déprimant puisque le prix constituait un obstacle apparemment insurmontable au développement du bio dans les restaurants universitaires de la ville d’Aix. Au passage on peut regretter que des représentants de la restauration collective n’aient pas été invités lors de la table ronde de l’après-midi consacrée aux consommateurs.

Il a fallu attendre l’après-midi et l’intervention de quelques consommateurs (justement) pour que le discours s’inverse et que l’on dise que manger bio pouvait revenir moins cher que manger traditionnel. Il suffit pour cela de modifier son régime alimentaire en diminuant les rations de viande notamment. C’est ce qu’a très bien montré une personne membre d’une AMAP.

Une autre piste a été évoquée sans être suffisamment approfondie: les produits bio notamment la viande ont un taux de déchets beaucoup moins élevé après cuisson (de l’ordre de 10%), tous les cuisiniers le reconnaissent. Il est important de continuer la recherche quantitative dans ce domaine car ce qui compte c’est le prix au kg de ce qui reste dans l’assiette pas de ce que l’on achète au marché.

Il est fondamental en effet de montrer que si en valeur faciale les produits bio coûtent plus chers que leurs équivalents conventionnels, manger bio en revanche peut coûter moins cher car dans ce cas le régime alimentaire change radicalement. C’est ce discours que l’Agence Bio doit impérativement porter si elle veut faire passer un message positif auprès des consommateurs. Parler de l’impact environnemental est important, cela renforce le discours mais en ces temps de crise montrer que l’on peut manger bio pour le même prix voire moins cher qu’en conventionnel peut certainement convertir de nombreuses personnes au bio.

Pour cela l’Agence Bio doit aller dans le sens du Grenelle de l’Environnement et de la circulaire du 3 décembre 2008 qui préconise une diminution du grammage de viande dans les restaurants collectifs gérés par l’Etat. Nous reviendrons sur cette circulaire ultérieurement.

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Nous avions informé du lancement de cette étude par l’Agence Bio. Les résultats viennent d’être publiés sur le site internet de l’Agence Bio.

Les faits les plus notables:

30% de la valeur des produits bio consommés en France sont importés (34% hors vente directe) dont 60% pour les fruits et légumes et 30% pour le pain et les farines.

62% des actifs NE souhaitent PAS  de bio dans leur restaurant collectif. Par contre 78% des parents d’enfants n’ayant jamais mangé de produits bio dans leur restaurants scolaires souhaiteraient que la Bio y soit introduite. On se perd on conjectures devant de tels chiffres en apparence contradictoires.

Les achats de produits biologiques en restauration collective sont estimés à 44 millions d’euros pour l’année 2008. Ce qui représente :
– 0.6% des achats alimentaires de la restauration à caractère social
– 2.2% du marché de l’alimentation biologique.

46% des établissements scolaires proposent du bio à la cantine.

En conclusion on constate qu’il y a encore beaucoup de travail à faire pour développer le bio en restauration collective et notamment dans les écoles.

Dossier de presse à télécharger

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