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Dans ce blog nous soutenons que les menus bio à la cantine peuvent coûter moins chers que les menus traditionnels. Pour autant, à ce jour, et si l’on compare produit par produit, le bio reste plus cher.

Alors pourquoi ? Un article trouvé sur le site chacunsonbio explique clairement les causes directes d’un tel écart et montre qu’avec une hausse de la consommation de produits bio l’écart peut commencer à se réduire.

En conclusion l’article soulève la question des subventions de la PAC versées principalement aux agriculteurs traditionnels. Ces subventions faussent évidemment les calculs et nous militons ici pour une réorientation des subventions vers les collectivités locales voire leur suppression.

De même les agriculteurs (bio et non bio) ne paient pas pour leur consommation d’eau ni pour la pollution qu’ils génèrent par l’utilisation d’intrants chimiques.

Supprimons les subventions de la PAC, faisons payer l’eau utilisée par les agriculteurs et taxons l’utilisation de produits polluants. On verra alors si l’agriculture traditionnelle reste moins chère que l’agriculture biologique…

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La présidence française de l’Union Européenne a procédé à un bilan de santé de la Politique Agricole Commune (PAC) fin 2008.

Pour la Fondation Nicolas Hulot c’est « l’occasion d’offrir à la PAC une nouvelle légitimité et une orientation claire, comprise et acceptée par l’ensemble de la société. L’enjeu est de taille : il s’agit de s’atteler à construire une nouvelle politique agricole commune à la fois alimentaire, sociale et environnementale ».

Elle fait pour cela un certain nombre de propositions au sein d’un document: Bilan de santé PAC – Fondation Nicolas Hulot

Dans ce texte la Fondation accorde une place centrale à la restauration collective comme moteur de la mise en place de cette nouvelle PAC. Extraits:

Dans ce cadre il est possible d’orienter progressivement les aides directes vers la restauration collective, alors subventionnée. La mise en place de contrats entre les parties prenantes d’un territoire (agriculteurs, filières, collectivités, associations environnementales) permettrait ainsi une rémunération des producteurs tout en proposant aux bénéficiaires de cette restauration une alimentation de qualité. Ce serait par ailleurs l’opportunité de donner une taille critique aux circuits de commercialisation des produits issus de l’agriculture durable et de proximité. Cette orientation permettrait par ailleurs aux couches sociales les plus modestes, davantage concernées par la restauration collective, d’avoir accès à cette alimentation à coût égal et à pression fiscale constante.

Nous retrouvons dans ce texte de nombreux arguments développés dans de précédents articles à savoir:

– Utiliser la restauration collective comme effet de levier pour mettre en place les filières de production de produits agricoles durables (bio)

– Permettre aux agriculteurs de vivre de leur production et non de subventions

– Faire de la restauration collection un facteur de justice social en mettant le bio à porter de tous y compris des enfants issus de familles défavorisées.

L’idée de transférer les subventions vers les acheteurs renverse radicalement les enjeux de pouvoir puisqu’elle revient à donner le pouvoir aux consommateurs, en l’occurence les collectivités locales. Aujourd’hui c’est l’inverse qui se produit. Les municipalités éprouvent les pires difficultés à trouver des fournisseurs bio en quantité suffisante et restent donc avec les fournisseurs en produits agro-industriels existants. Ces derniers ne sont donc pas incités à changer de mode de production.

Subventionner les acheteurs serait donc plus efficace que subventionner les producteurs pour opérer la transition vers le bio. La production serait ré-orientée en fonction non pas des souhaits (ou non-souhaits) des agriculteurs mais de la demande des consommateurs. On peut aussi légitimement penser qu’une fois les filières bio mises en place le prix des produits bio diminuera et les subventions pourront graduellement être diminuées afin que le secteur agricole retourne à l’état de marché traditionnel qu’il n’aurait jamais du quitter.

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