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Elisabeth Belaubre est adjointe au maire à la ville de Toulouse en charge de la santé environnementale. A ce titre elle gère la cantine scolaire de la ville.
Mme Belaubre était l’invité de Dijon-Ecolo lors d’une conférence qui s’est déroulée à Agrosup le 6 février dernier. Dans cette captation vidéo elle nous livre son témoignage sur l’introduction de produits bio dans les cantines de la ville de Toulouse.

On y apprend que la ville de Toulouse accueille 90% des enfants à la cantine scolaire grâce notamment à une politique tarifaire  qui propose la gratuité aux faibles revenus. Elle propose plus de 30% de produits bio (en % des achats) dans ses menus.

Son témoignage remet en cause un certain nombre d’idées reçues notamment concernant les cuisines centrales. Selon Mme Belaubre: « les cuisines centrales sont le top du top de ce qu’il ne faut pas faire » !!! Selon ses calculs et après avoir beaucoup consulté avec ses collègues les très grosses cuisines centrales coûtent en fait plus chers que des cuisines autonomes. Cela est du principalement au fonctionnement en liaison froide de ces cuisines centrales. Ce mode opératoire est très coûteux en énergie:

– Pour produire les plats, les refroidir instantanément et les réchauffer le lendemain dans les offices des écoles.

– Pour acheminer les plats chaque jour dans les 25 écoles de la ville à l’aide de 12 camions

On apprend également dans cette vidéo que la ville de Toulouse possède elle aussi une régie agricole de 300 ha que Mme Belaubre a converti au bio.

Le seul projet qui n’a pas abouti pour l’instant est la mise en place d’une légumerie car les services vétérinaires s’inquiètent de la vétusté de la cuisine centrale. Mme Belaubre étudie alors la possibilité de créer des cuisines centrales de taille moyenne qui pourraient livrer les offices en liaison chaude et qui seraient équipées chacune d’une légumerie.

Pour en savoir plus sur: les OGM dans les cantines scolaires de la ville de Toulouse

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Nous nous étions fait écho du souci de la ville de Toulouse d’interdire les OGM dans les produits alimentaires servis dans les cantines scolaires de la ville.

Elisabeth Belaubre, adjointe en charge des affaires scolaires nous a gentiment envoyé le cahier des clauses techniques particulières qui régie l’achat des matières premières de la cuisine centrale. Nous l’en remercions vivement.

Vous pouvez le télécharger en cliquant ici: CCTP – ville de Toulouse

Elle nous précise également que la ville travaille  sur un projet d’approvisionnement en viande bio, locale, en filière courte dans l’objectif du remplacement progressif et de plus en plus efficacement, de la viande traditionnelle par de la viande bio.

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La municipalité de Toulouse continue sa croisade pour une nourriture saine au sein d’une des plus grosses cuisine centrale de France en interdisant les OGM dans les produits qu’elle transforme. Nous reproduisons in extenso l’article de de la LOGO-halte aux ogmDépêche du Midi d’où nous tirons cette information.

En interdisant les OGM à la cantine, les élus toulousains officialisent une mesure appliquée depuis longtemps. Mais ils lancent aussi un signal aux fournisseurs.

Pas d’OGM dans les assiettes des près de 30 000 petits Toulousains qui, chaque jour, mangent à la cantine. La décision n’est pas nouvelle. Elle remonte même à l’ancienne municipalité. «Mais elle n’avait pas fait l’objet d’une délibération», note Élisabeth Belaubre, maire adjointe en charge de l’environnement, de la santé et de la restauration. Vendredi, le conseil municipal a donc officialisé cette interdiction. Selon la délibération votée par les élus, «les risques pour la santé humaine» ne sont pas «suffisamment maîtrisés».

Pour l’adjointe au maire, il ne s’agit pas d’un simple symbole. «C’est aussi une piqûre de rappel et un signal pour nos fournisseurs.» L’élue ne cache pas la difficulté qui se pose avec les OGM : la réglementation européenne ne les bannit pas de la nourriture des animaux destinés à l’alimentation humaine. «Mais les éleveurs doivent le préciser», souligne-t-elle. Comme les fournisseurs qui doivent ensuite indiquer la composition de ce qu’ils vendent à la cantine.

Un repas bio par semaine

Pour Élisabeth Belaubre, la seule garantie est de développer la filière bio. Une politique menée avec insistance depuis plusieurs années. «Le Grenelle nous imposait 20 % d’achats bio en 2012. Nous avons atteint cet objectif en 2010 et nous en sommes aujourd’hui à plus de 30 % sur tous les produits», poursuit l’élue.

Chaque jour, les écoliers peuvent savoir si l’entrée, le plat ou le dessert est bio grâce au logo en forme de coccinelle. «Notre objectif était l’équivalent d’un repas bio par semaine. C’est plus aujourd’hui», précise l’adjointe au maire. Son effort porte donc à présent sur les achats de viande, le bœuf et le veau notamment.

Depuis 2008, cette politique a bénéficié d’une forte hausse budgétaire : plus de 10M€ (contre 7 alors) sont consacrés à l’achat des denrées. «Aujourd’hui, nous continuons à augmenter la part du bio sans budget supplémentaire», c’est-à-dire grâce aux politiques d’achat dans des filières courtes. Cher le bio ? L’élue veut relativiser : «Le prix des denrées représente 20 % du repas. Le bio, c’est une hausse de 20 % sur cette part de 20 %.»

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Nous vous avions informé ici que la ville de Toulouse allait lancer un appel d’offres pour la fourniture de denrées alimentaires dans ses cantines scolaires.

Cet appel d’offres est paru le 9 août dernier sur la salle des marchés de la ville de Toulouse sous la référence: 10V180AO. Merci à Sandra Estrade de la ville de Toulouse pour l’information.

Le marché est alloti et les lots de produits bio sont clairement identifiés.

Vous pouvez télécharger ci-après certains éléments du marché dont le cahier des charges techniques particulières:

Règlement de la consultation

CCTP

Mais pour télécharger le règlement de consultation complet et le cahier des charges il vous faut aller sur le site de la salle des marchés du Grand Toulouse en cliquant ICI :

FOURNITURE DE DENREES ALIMENTAIRES ANNEES 2011-2012-2013-2014 – 10V180AO

Service cuisines centrales – 10V180AO.

La date de limite de remise des offres est le 14 SEPTEMBRE à 11h.

Bonnes chances.

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Nous avons publié de nombreux articles sur ce blog mettant en exergue la politique exemplaire de la ville de Toulouse en matière d’introduction de produits bio dans les cantines scolaires. Nous avions notamment publié une interview de Mme Belaubre. La démarche de la ville de Toulouse est emblématique car elle participe d’une action de long terme pour introduire toujours plus de produits bio produits localement.

Nous apprenons grâce à un article paru ce jour dans la Dépêche que la ville a lancé un appel d’offres pour approvisionner sa cuisine centrale en matières premières et plus particulièrement en produits bio.  Afin de faciliter l’accès à ce marché pour les producteurs bio la villa a fragmenté l’appel d’offre en pas moins de 71 lots. Le fait de gérer la cuisine centrale en régie municipale doit certainement aider à mettre en place un appel d’offre parfaitement adapté à l’agriculture biologique. Cf tableau ci-dessous.

Nous allons nous rapprocher de Mme Belaubre pour essayer de se procurer le cahier des charges de son appel d’offres car nul doute que de nombreuses municipalités s »interrogent sur comment faire pour permettre à des producteurs bio de répondre aux appels d’offres en matière de produits pour cantines scolaires.

Pour en savoir plus sur le bio dans les cantines de Toulouse:

Le bio à Toulouse

Du Pain bio à Toulouse

Télécharger le cahier des charges de l’appel d’offre

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Nous avons déjà rendu compte à plusieurs reprises de la très forte volonté politique de la municipalité de Toulouse à introduire le bio dans les cantines primaires de la ville (voir liens en fin d’article).

La Dépêche du Midi  fait état de l’avancement du projet dans un long article daté du 18/01/2010. Plusieurs points ont attiré notre attention.

Tout d’abord depuis la rentrée de janvier 2010 la cantine offre un petit pain bio. Ceci a entraîné la conversion au bio de la ferme de Candie, 270 hectares de céréales cultivés par la régie agricole de la ville de Toulouse. Forte du débouché offert par les 25000 repas servis quotidiennement, cette ferme a engagé sa conversion au bio de façon à pouvoir fournir à terme la farine nécessaire à l’élaboration du pain bio servi dans la cantine.

La ville cherche aussi à introduire une légumerie dans sa cuisine centrale de façon à introduire enfin les légumes « locaux et de saison  » promis par la nouvelle municipalité. Comme dans toutes les cuisines centrales des grandes villes, les légumes arrivent en effet déjà épluchés et découpés.

Enfin on ne rappellera jamais assez que si cette action a un coût il est entièrement pris en charge par la commune à hauteur de 1,5m d’euros.

A télécharger: Dépêche du Midi – Quoi de bio dans les assiettes des enfants

Autre articles sur le Bio à Toulouse:

Le Bio à Toulouse

Le Bio passe à la vitesse supérieur à Toulouse

Le bio à la cantine: un nouveau service public

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Nous avions déjà parlé ici de la ville de Toulouse, qui a mis en place une politique volontariste d’introduction du bio dans les cantines de la ville. Elisabeth Belaubre, adjointe au maire en charge du dossier, avait d’ailleurs aimablement répondu à nos questions.

Nous la retrouvons dans un article récent de la Dépêche.fr où elle précise certains aspects de la politique de la ville en la matière.

Tout d’abord il est important de comprendre les quantités en jeu dans cette ville. Sur 26500 repas servis quotidiennement la ville de Toulouse en sert 25% en bio soit l’équivalent de 4400 repas/jour.

Ensuite la ville a voté une rallonge budgétaire de 2 fois 500 000 euros pour mettre en place le bio.

Enfin ce travail sur le long terme permet la mise en place et la structuration d’une filière bio de proximité ce que nous avons toujours revendiqué ici.

On voit donc bien que là ou il y a volonté politique les contraintes d’approvisionnement et de coût constamment rabâchées sont levées et que le développement d’une filière agricole bio de proximité passe par les cantines scolaires.

Concernant le coût de mise en place du bio, on voit ici que c’est la ville qui le prend en charge et non les familles. On est bien là dans une notion de service public et non pas dans une notion de consommateur/payeur que voudrait mettre en place certaines municipalités.

Nous militons pour que le bio à la cantine soit un nouveau service public au sens où il permettrait aux enfants d’avoir accès à des biens que le marché ne permet pas de délivrer efficacement et au meilleur coût. Et que c’est à la collectivité publique de prendre en charge les surcoûts occasionnés par l’inefficacité du marché car elle estime que c’est dans l’intérêt supérieur de ses administrés.

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