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Archive for the ‘Sécurité alimentaire’ Category

Comme il fallait s’y attendre après la publication de l’étude de Gilles-Eric Séralini et le dossier du Nouvel Observateur dont nous nous sommes faits écho hier, les lobbys pro-OGM se sont déchaînés.

Le problème de l’étude de Mr Séralini est qu’elle n’aborde qu’un des aspects des OGM, leur supposé dangerosité pour la santé des consommateurs. Cette étude  s’expose donc à d’autres (pseudo) études démontrant bien évidemment l’inverse. Or pendant que la polémique  se développe les affaires continuent.

Malheureusement les OGM posent de nombreux autres problèmes et de ceux-là on ne parle pas.

Tout d’abord ils sont synonymes de pesticides. Qui dit OGM dit usage de pesticide en grande quantité puisque la plupart des OGM permettent aux plantes de résister à l’épandage de grandes quantités de pesticides. La logique étant aussi économique puisque les producteurs d’OGM comme Monsanto sont aussi de gros producteurs de pesticides.

Or qui dit usage de pesticides dit mort de la terre et de la biodiversité comme l’ont montré les études des époux Bourguignon.

Qui dit pesticides dit pollution de l’eau donc des coûts élevés de dépollution à la charge de la collectivité et des contribuables.

D’autre part les OGM sont une technologie de pays riches. Seules les économies des pays occidentaux peuvent se permettre de payer des semences OGM et leur corollaire polluant, les pesticides. Pour les pays en voie de développement qui sont ceux qui souffrent le plus de la malnutrition, les OGM sont un luxe inatteignable. Ils ne peuvent se payer ni les semences OGM ni les pesticides qui vont avec.

Pour toutes ces raisons déjà les OGM ne sont pas une technologie d’avenir. Alors si en plus leur innocuité est très discuté alors il est temps de changer notre fusil d’épaule et de concentrer notre effort de recherche (et les subventions qui vont avec) vers l’agriculture biologique.

Et ce n’est pas par principe de précaution. C’est parce que notre intérêt à long terme exige que nous ne soyons pas dépendants de firmes privés, dont les produits ont des effets secondaires désastreux pour l’économie et la biodiversité.

En investissant dans l’agriculture biologique nous développerons une agriculture durable,  qui fixera des paysans sur leur terre dans des pays du sud mais également dans les pays du Nord ou elle contribuera à résorber le chômage. Cette agriculture sera soucieuse de la biodiversité et permettra de nourrir chaque habitant de la planète.

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Le Nouvel Observateur publie les résultats d’une étude menée par Gilles Eric Séralini montrant les graves dommages causés par l’absorption de maïs OGM sur des rats. Ces dommages proviennent partiellement de la dose élevée en pesticides que ces maïs consomment en grande quantité. Mais apparemment le caractère transgénique des plantes est une cause majeure de mortalité également.

Nous demandons que toute trace d’OGM soit mentionné sur les produits alimentaires y compris pour la viande. Le consommateur et les parents dans les écoles doivent savoir si la viande que mange leurs enfants est issue de bêtes nourries avec des maïs/soja OGM.

Les donneurs d’ordre dans les cantines doivent demander à leur fournisseur de garantir des produits exempts de tous OGM (y compris dans la viande) qui seront préparés dans les cuisines des écoles.

Cette étude montre bien que seule l’agriculture biologique est à même de garantir la sécurité alimentaire des enfants. Il est donc important de continuer à se mobiliser.

Pour en savoir plus: article de Novethic , rue 89

Pour télécharger l’étude: site du CRIIGEN

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Générations Futures a comparé les teneurs en résidus de pesticides des fruits, légumes et céréales provenant de l’alimentation conventionnelle avec ceux issus de l’agriculture biologique.

Générations Futures est partie du constat suivant:

Les sceptiques disent souvent que les cultures ne se font pas sous cloche et que donc les champs bios pourraient être contaminés par des pesticides pulvérisés sur les champs conventionnels.

Les opposants de l’AB mettent aussi fréquemment en doute le travail des professionnels de la bio qui pourraient avoir des pratiques non conforme à la législation. De ce fait, on met en doute la qualité des aliments bio au regard de la présence de résidus de pesticides de synthèse.

Les résultats sont sans appel:

•0 résidu de pesticides dans les fruits et légumes bios contre 37 dans le conventionnel (ce qui représente 27 molécules différentes)

•1 molécule en résidu de synergisant dans 2 échantillons de pain à des doses très faibles en bio.

• Il y a 223 fois moins de résidus de pesticides en moyenne dans les aliments bios que dans les aliments conventionnels

•17 résidus de pesticides suspectés d’être cancérigènes ou perturbateurs endocriniens dans les produits non bio contre 1 seul détecté en bio.

Pour en savoir plus:  Pesticides dans les aliments : analyses comparées d’aliments conventionnels et bios

A écouter: CQFD sur France Inter

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Tous les 7 ans, à cause de l’artificialisation des sols, la France perd l’équivalent de la superficie d’un département en terres cultivables ; chaque semaine 200 fermes en moyenne disparaissent au profit de l’agrandissement d’autres d’exploitations ou de l’urbanisation. La France compte environ 8 millions d’obèses et 3,2 millions de personnes qui ont recours à l’aide alimentaire, de façon intermittente ou permanente. La plupart de nos aliments ont parcouru des milliers de kilomètres avant d’atterrir dans notre assiette.

Faire de l’alimentation une priorité est un projet de «haute nécessité» démocratique. Notre alimentation, comme les terres agricoles, ne sauraient demeurer un enjeu de spéculation commerciale et boursière.

En nous dépossédant de notre rapport à l’alimentation, l’agro-industrie nous prive toujours plus du savoir produire, conserver et cuisiner les aliments. Elle mutile notre rapport aux sols, aux territoires et aux saisons. Elle nous prive des liens sociaux associés à la production, à l’échange et à la consommation de nourriture. Reconquérir notre rapport à l’alimentation, c’est sortir de l’agriculture pétrochimique, c’est retrouver la liberté de développer des activités riches en emplois utiles, capables de rendre l’économie plus équitable.

Se réapproprier son alimentation, c’est retrouver le goût des choses, du vivant, des idées et des relations sociales qui façonnent notre vie quotidienne en lui donnant sens et saveur, c’est retrouver le goût de penser par soi-même et le plaisir des repas partagés.

Se nourrir est un enjeu vital pour un habitant sur six de la planète qui souffre de la faim. Reconquérir notre rapport à l’alimentation c’est refuser que le plus grand nombre d’entre nous ne se voit contraint à une alimentation de qualité médiocre, carencée, voire nocive à sa santé.

Il appartient aux populations, aux institutions et aux organisations sur leurs territoires, au nord comme au sud, de s’approprier la souveraineté alimentaire.

Reconquérir notre rapport à l’alimentation c’est :

  • peser sur les plans et les pratiques d’aménagement local afin de préserver et développer les terres à vocation agricole et vivrière, la biodiversité et l’environnement.

  • remettre en cause les schémas d’urbanisation, qui dissocient l’espace en zones spécialisées (habitation, travail, loisir, agriculture, commerce…), qui muséifient les centres villes et qui enlaidissent et dénaturent les périphéries des villes.

  • permettre aux paysans, artisans et commerçants d’ici et d’ailleurs de vivre dignement de leur travail.

  • offrir à chacun la possibilité de produire et consommer une alimentation saine et équilibrée en reconstruisant du lien entre ville et campagne.
  • aménager des jardins collectifs dans les centres urbains, réinstaller à proximité des ceintures vertes suffisantes pour une production locale de produits frais, variés et de saison
  • prévoir d’installer des commerces indépendants et des écoles à proximité des lieux d’habitation pour s’y rendre sans avoir besoin d’utiliser une voiture.
  • donner aux paysans la possibilité d’écouler l’essentiel de leur production localement et aux consommateurs de trouver facilement leur nourriture produite à proximité.
  • garantir par le droit, aux agriculteurs, aux jardiniers et aux artisans semenciers de produire, d’échanger et de commercialiser des semences paysannes.

  • participer à des initiatives de production, de transformation et de commercialisation, qui valorisent les métiers et les savoirs faire locaux.

  • améliorer la qualité de la restauration collective dans les lieux publics (écoles, hôpitaux, maisons de repos..) en mettant en place son approvisionnement local.

  • réformer le code des marchés publics en prévoyant des clauses territoriales.

  • faire avancer l’idée de lier au droit au logement un droit d’accès à un lopin de terrevivrier, individuel ou collectif.

  • lancer le débat sur l’aménagement du temps de travail pour manger mieux.

Ces engagements sont plus que jamais d’actualité. Leur mise en œuvre, indépendamment d’un calendrier national et international, repose sur une réelle volonté politique d’agir localement dès maintenant.

En 2009, lors des élections européennes, nous avions lancé « alimentons l’Europe », une campagne d’interpellation des candidats aux élections européennes pour repeupler l’Europe de paysans. Aux élections régionales, nous avons poursuivi notre action par une nouvelle interpellation sur la manière dont les élus, dans les territoires, déclinent précisément leurs engagements en matière de politique foncière et de création d’emplois pour les jeunes dans les filières locales d’alimentation saine.

Parce que nous prenons l’engagement politique au sérieux, nous attendons donc, de toutes les formations engagées dans la préparation des échéances électorales de 2012, qu’elles rendent public le bilan des actions concrètes et des initiatives conduites par leurs élus dans les territoires en matière de foncier agricole, d’installation paysanne et de développement des filières locales d’alimentation saine.

Faire parler les actes dès maintenant, c’est la meilleure façon de crédibiliser les discours et les annonces à venir.

Nous nous engageons à publier les réponses qui nous seront parvenues sur le sitewww.alimentons.2012.fr.

pour signer l’appel: http://www.alimentons2012.fr/index.php/je-signe

A l’issue de cette mobilisation, nous interpellerons fin de cette année l’ensemble des formations politique sur la manière dont leur proposition sur le sujet s?articule et s’enracine dans des pratiques locales de leur élus locaux.

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Le nouveau film de Marie Monique Robin, Notre Poison Quotidien, va être diffusé le mardi 15 mars prochain à 20H30 sur Arte.

Pour rappel, Mme Robin est la réalisatrice du documentaire ‘Le Monde selon Monsanto’.

Nous publions ci-après un texte de Mme Robin expliquant comment elle a été amené à réaliser ce film.

Je commence aujourd’hui une série de papiers qui vont expliquer la démarche que j’ai suivie pour réaliser cette longue enquête qui m’a conduite dans six pays européens (France, Italie, Allemagne, Suisse, Grande Bretagne, Danemark), aux Etats Unis, au Canada, au Chili, et en Inde.

Pourquoi cette enquête? Alors que je travaillais sur le passé et le présent peu glorieux de Monsanto et que je découvrais comment depuis sa création au début du XXème siècle la firme n’a cessé de cacher la haute toxicité de ses produits, je me suis posé trois questions:

– Est-ce que le comportement de Monsanto constitue une exception dans l’histoire industrielle?

– Comment sont réglementés les 100 000 molécules chimiques qui ont envahi notre environnement depuis la fin de la seconde guerre mondiale?

– Y-a-t il un lien entre l’exposition à ces produits chimiques et « l’épidémie de maladies chroniques évitables » que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a constatée surtout dans les pays dits « développés » ( les termes que j’ai mis entre guillemets sont ceux utilisés par l’OMS)?

Consciente que le champ d’investigation était très vaste, j’ai décidé de ne m’intéresser qu’aux seuls produits chimiques qui entrent en contact avec notre chaîne alimentaire du champ du paysan (pesticides) à l’assiette du consommateur (additifs et plastiques alimentaires). Avant d’entreprendre mon nouveau tour du monde, j’ai réalisé un long travail de recherche préparatoire qui a consisté à lire de nombreux livres (une centaine, essentiellement anglophones), rapports, études scientifiques et j’ai rencontré des experts (toxicologues, biologistes, représentants des agences de réglementation), soit directement lors de rendez-vous personnels ou lors de colloques spécialisés. J’ai aussi consulté les archives d’organisations internationales comme l’OMS ou le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) qui dépend de la première.

Pour en savoir plus: le blog de Marie Monique Robin

L’article de RUE89 sur le film

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Le Journal de l’Environnement se fait l’écho de l’étude menée par Générations futures (GF ex-MDRGF) et le réseau européen Heal dans le cadre de leur campagne Environnement et Cancer et dont les résultats ont été publiés aujourd’hui.

Les résultats sont impressionnants: 81 polluants, incluant des cancérigènes et des perturbateurs endocriniens, retrouvés sur une journée dans un menu type confectionné à partir de produits agricoles non bio.

Pesticides et PCB sont les polluants les plus fréquemment retrouvés (44 résidus respectivement)… Des résidus de pesticides interdits en France ont été détectés dans les fruits, légumes et céréales [tous importés, ndlr] comme la pomme (Brésil), les tomates (Italie), le riz (Asie) ou les haricots verts (Kenya). Même le pain ne sort pas blanchi de l’analyse avec la présence de pesticides.

Les conclusions de l’étude indiquent que réduire ces polluants passent par le développement de l’agriculture biologique mais pas seulement. Il n’empêche. Commençons par réduire les pesticides dans l’agriculture et on aura ôté une bonne part des polluants alimentaires.

Pour en savoir plus sur cette étude: Menus toxiques

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On nous présente les cuisines centrales comme LA panacée en terme d’organisation et de gestion des flux pour approvisionner les cantines scolaires chaque midi.

Or le Parisien d’aujourd’hui nous explique que la cuisine centrale de Nanterre qui prépare 8500 repas par jours pour l’ensemble des écoles de la ville a été bloquée par des grévistes dans le cadre du conflit sur le réforme des retraites.

Sans nous prononcer sur la légitimité/légalité d’un tel mouvement, preuve est faite que la centralisation excessive d’un service public avec des contraintes logistiques très fortes présente un risque majeur de blocage qui n’est probablement pas pris en compte lorsque les décideurs politiques décident de fermer les cuisines d’établissement.

L’argument de sécurité alimentaire si souvent avancé pour justifier la fermeture des cantines d’établissement et le transfert vers des cuisines centrales n’est donc pas fondé.

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Dans le cadre de la charte des services publics locaux signée en janvier 2002 avec les trois grandes associations d’élus locaux, l’Association des Maires de France, l’Assemblée des Départements de France et l’Association des Régions de France, L’Institut de la Gestion Déléguée a commandité une étude pour déterminer des indicateurs de performance de la restauration scolaire. Je recommande d’en prendre connaissance avant de lire la suite en téléchargeant le document IGD – Indicateurs cantine.

On peut tout d’abord s’étonner que ce soit un tel institut qui pilote l’étude. Certes il prend soin de mentionner que la gestion d’une cantine peut s’opérer soit en régie soit en … gestion déléguée. On voit tout de même mal les conclusions de l’étude préconiser le passage généralisé en régie des cantines.

D’autre part cette étude est révélatrice du mouvement de fond hygiéniste qui règne actuellement dans les cantines scolaires.

Examinons chacune des fonctions de la cantine et les  indicateurs de performance qui leur sont attachés.

1. Distribuer des repas conformes à la réglementation sanitaire

Évidemment cet indicateur est cité en 1er. Le 1er objectif d’une cantine n’est pas de servir des plats que les enfants vont apprécier mais des repas conformes à la réglementation sanitaire. Le calcul de cet indicateur est grotesque. On pourrait s’attendre à ce qu’il mesure le nombre de troubles alimentaires constatés rapporté au nombre total de repas. Pas du tout!  Cet indicateur se mesure par le Nombre de non-conformité/Nombre de jours de fonctionnement du service !!!!!!

Les autres indices sont à l’avenant. On est en plein délire bureaucratique.

2. Satisfaire les besoins nutritionnels de tous les convives

Cela veut-il dire que l’on va mesurer le taux de satisfaction des convives ? Non. Il s’agit de s’assurer que l’on ne déroge pas aux règles du GEMRCN. L’indice mesuré est le Nombre d’anomalies constatées dans les tableaux de fréquence de service des aliments/Nombre de tableaux de fréquence remplis x nombre de lignes du tableau.

Peu importe si les enfants ne mangent pas pourvu que l’on respecte la fréquence des aliments préconisée par le GEMRCN.

3. ASSURER LE CONFORT ET LA SÉCURITÉ DES CONVIVES LORS DE LA PAUSE MÉRIDIENNE

On mesure ici la période d’attente et la durée du repas d’un échantillon de convives. C’est fort louable mais le document ne dit pas quelles sont les normes à atteindre en la matière.

4. PERMETTRE À TOUS LES USAGERS DE BÉNÉFICIER DE LA RESTAURATION SCOLAIRE

On mesure ici le taux de satisfaction des demandes d’inscription calculé ainsi: Nombre de demandes d’inscription/Nombre de demandes satisfaites.

Cet indicateur est plus pertinent que celui qui consisterait à calculer le taux d’enfants mangeant à la cantine/nombre total d’enfants. Dans certaines villes les places à la cantine sont rares et on refuse l’accès à la cantine aux enfants dont l’un des parents ne travaille pas.

Cet indicateur mesure également si les tarifs de la cantine sont modulés en fonction des ressources parentales, ce qui évidemment est très important pour garantir l’accès à la cantine pour tous.

5. OFFRIR UN SERVICE DANS UNE PERSPECTIVE D’ENVIRONNEMENT DURABLE

Cet indicateur nous intéresse tout particulièrement. Il préconise le respect des objectifs du Grenelle de l’environnement en matière de produits bio et se calcule ainsi:  Nombre de composants (ou produits) labellisés AB utilisés/Nombre de menus servis x nombre de composants des menus.

C’est dans cette rubrique que l’on trouve enfin un indicateur de mesure du gaspillage. On aurait très bien pu mettre cet indicateur dans un indice de mesure de la satisfaction des convives.

Cet indicateur se calcule comme suit:  Poids moyen des plateaux en fin de repas/Poids du plateau test. C’est une méthode comme une autre mais on voit mal comment elle pourra être mise en pratique dans les offices. Il nous apparaît plus simple de peser les déchets en fin de service et établir des courbes sur la longue durée.

Cette rubrique abrite aussi un autre indicateur relatif à la gestion des déchets: Tonnage des déchets recyclés ou compostés sur le site/Tonnage total des déchets produits par le ou l’ensemble des sites. Nous aimerions en effet que cet indicateur soit mis en place dans les cantines. Les cas de compostage ou de valorisation des déchets alimentaires dans les cantines sont en effet rarissimes et sont souvent des initiatives ponctuelles comme celles dont nous nous sommes fait le relais sur ce blog. A notre connaissance seul la communauté urbaine de Lille valorise de façon durable et industrielle à la fois (sous forme de méthanisation) les déchets des cantines scolaires.

6. ASSURER UN ACCOMPAGNEMENT ÉDUCATIF À LA SANTÉ, À LA NUTRITION ET À L’HYGIÈNE

La phrase commençait bien: un accompagnement éducatif à la nutrition. D’ailleurs la norme préconise d’associer les enfants à l’élaboration des menus ce que fait déjà la caisse des écoles du 2nd arrondissement de Paris. Malheureusement ensuite cela se gâte et on retombe dans l’hygiénisme ambiant puisque les autres domaines de l’éducation concerne l’hygiène et la santé. Rien sur l’impact environnementale de la nutrition et de nos modes alimentaires.

Il n’est pas fait mention non plus de la nécessité d’organiser des activités éducatives et ludiques pendant la pause méridienne. Les temps de pré- et post-repas sont souvent des temps non éducatifs où les enfants sont livrés à eux-mêmes encadrés par du personnel peu qualifié.

7. “OFFRIR UN SERVICE GÉRÉ DE FAÇON RESPONSABLE »

Cette fonction de la cantine se calcule avec l’indicateur suivant: Nombre de personnels ayant reçu une formation depuis moins de 2 ans/Nombre total de personnels affectés au service de restauration collective. On comprend qu’il s’agit de la formation des personnels de cantine et d’encadrement hors cantine. Cet indicateur couvre aussi les coûts de maintenance et de gestion.

8. OFFRIR UN SERVICE GÉRÉ DE FAÇON TRANSPARENTE ET CONTRÔLÉE

Il s’agit ici de vérifier l’existence d’une commission de restauration tout en précisant que cette dernière est facultative.

Elle demande également la mise en place d’une gestion analytique. Rien de plus normal à notre sens.

On apprend enfin que tout ces critères n’ont pas un poids égal. Ils sont pondérés d’un coefficient. Et devinez quoi: ce sont les fonctions 3 & 1 qui sont affectés de la plus grande pondération respectivement 30 & 20. Les aspects sociaux et environnementaux sont affectés d’une pondération de 5.

La priorité des cantines est donc de servir des plats selon des contraintes sanitaires draconiennes, selon une fréquence pré-établie et ne pas en déroger.

Cela ne fait aucun sens car ne permet pas de suivre les produits de saisons. Pourquoi lorsque c’est la saison des haricots verts ne servirait-on pas des haricots verts 2 ou 3 fois par semaine?

De même en pondérant aussi fortement l’aspect sanitaire de la cantine, en faisant peser sur elles une menace virtuelle (les grandes crises sanitaires qui ont affecté nos sociétés ne sont pas venues de cantines scolaires mal gérées), on cherche à effrayer les collectivités locales et les conduire à sous-traiter la gestion des cantines aux grandes sociétés de restauration collective.

La seule chose que je  retiendrai de ce document est qu’il parle de service publique à propos de la cantine. Mais serait-ce pour mieux en dévoyer la notion en cherchant à ce que service soit effectué par des sociétés privées plutôt que par les collectivités locales elle-mêmes.

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On apprend sur le site internet de la ville que Drancy et la communauté de communes de l’aéroport du Bourget vont introduire à la rentrée 2010 50% de produits bio dans les cantines de la ville et de la communauté de communes.

Il est à noter que ce sont des considérations de santé publique qui ont poussé les édiles à agir en ce sens.

Chaque année en Europe, 100 000 enfants meurent de maladies causées par l’environnement. 70% des cancers sont liés à l’environnement dont 30% à la pollution et 40% à l’alimentation. Chaque année en France, on constate une augmentation de 1,1% des cancers chez les enfants (source : Appel de Paris*).

Autre fait notable cette introduction se fait via la Sogeres qui est le gestionnaire de la cuisine centrale.

Une telle annonce mérite vérification car l’on parle ici de 5 à 6000 repas/jour

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On apprend sur le site internet de Nestlé Waters que les eaux minérales naturelles Nestlé Waters France bénéficient d’une protection biologique à long terme.

Pour protéger ses sources d’eau minérale naturelle, Nestlé Waters France a mis en place une stratégie de développement local avec les agriculteurs, les collectivités locales et l’ensemble des parties prenantes. Ce qui permet de préserver les exploitations agricoles existantes, au prix il est vrai d’un changement important dans leur mode de fonctionnement, et d’apporter une contribution décisive au développement durable des régions d’émergence des sources…

Une des illustrations de l’engagement de Nestlé Waters France est le partenariat qui l’unit, via sa filiale Agrivair, aux agriculteurs et aux collectivités locales, sur les périmètres de Vittel, Contrex et Hépar. Sur plus de 10 000 ha, le territoire est garanti « zéro pesticides »

Autre exemple, le site d’embouteillage de Perrier à Vergèze a également mis en œuvre une collaboration avec les agriculteurs. La production maraîchère intensive, grosse consommatrice d’eau, d’engrais et de pesticides, étant très développée dans le Gard, une voie alternative a été engagée pour ces productions, ainsi que pour la viticulture qui occupe la majeure partie de la surface exploitée. C’est pourquoi, à partir des années 90, l’entreprise a commencé à louer aux agriculteurs locaux des terrains de sa propriété, soit un millier d’hectares autour de la source. Une seule condition : qu’ils s’engagent à y pratiquer une agriculture biologique, c’est-à-dire sans engrais synthétiques ni pesticides…. C’est pourquoi 70% des agriculteurs du bassin de Vergèze ont adopté le cahier des charges établi par Perrier. Aujourd’hui, la production de vin bio dans la région est l’une des premières de France, et l’une des plus rentables.

On comprend bien l’intérêt pour Nestlé de convertir au bio les agriculteurs présents sur les terres entourant les sources d’eau minérale naturelle que l’entreprise suisse exploite. L’épandage de produits chimiques de synthèse sur les terres entourant les sources représente un risque de pollution majeur pour Nestlé et donc un risque mortel pour l’entreprise. Une pollution des sources à cause d’intrants chimiques entraînerait en effet le retrait de cette marque des marchés de consommation.

On aimerait qu’un tel principe de précaution s’applique aussi aux sources d’eau … du robinet qui représente le 1er fournisseur d’eau minérale pour les consommateurs d’eau en France. Jusqu’à présent on préfère fournir aux usagers des eaux passées au filtre des entreprises de traitement des eaux, ce qui en augmente le coût.

16/4: étrange coïncidence Novethic.com publie cette semaine un long article sur le sujet: Nestlé Waters protège ses sources. Cette fois c’est clairement dit. Ce n’est pas par souci environnemental que la société a encouragé la conversion au bio des agriculteurs présents sur le champ de captage des sources Vittel. Mais bien pour sauvegarder l’existence même de sa source dont le taux de nitrate atteignait des niveaux proches des limites légalement acceptables.

On aimerait que toutes les sources d’eau du robinet soient considérées avec la même attention. Malheureusement on préfère assainir l’eau dans des usines de traitement plutôt que s’assurer à la source qu’elle n’est pas polluée.

Autre article sur le sujet: Münich, une cité exemplaire

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