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Archive for the ‘Coût du bio’ Category

Même si le prix est souvent le premier frein évoqué lorsqu’on envisage l’introduction de produits bio en restauration collective, de nombreuses expériences montrent que des solutions existent et permettent de maîtriser son budgetvisuel-intérieur-plaquette_fnab

La FNAB (Fédération Nationale de l’Agriculture biologique) vient de sortir une plaquette très bien faite sur les moyens d’introduire des produits bio en restauration collective tout en maîtrisant les coûts.

Vous pouvez télécharger ce guide en cliquant ICI

Contact à la FNAB:

Julie Portier
Chargée de mission RC Bio et circuits courts
FNAB : 40, rue de Malte, 75011 PARIS
Tél. : 01 43 38 18 70
Email : jportier@fnab.org
Site : http://www.fnab.org

 

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L’agriculture biologique est en général plus profitable que l’agriculture conventionnelle. C’est la conclusion d’un article publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture en 2009 et dont le Centre d’Agriculture Biologique du Canada relaie les conclusions. L’auteur, Noémi Nemes (1), a examiné les résultats de plus de cinquante études qui comparaient l’économie des agricultures biologique et conventionnelle.

Aux États-Unis et en Europe, les fermes biologiques sont généralement plus profitables que les fermes conventionnelles à cause des prix plus élevés pour les produits biologiques et/ou du moindre coût des intrants. Dans les pays en développement, la marge de profit est plus grande pour les fermes biologiques parce qu’elles ont de meilleurs rendements et obtiennent des prix plus élevés comparativement aux fermes non biologiques.

On dispose de peu de statistiques en France sur ce sujet mais les quelques études qui ont été menées tendent à corroborer la tendance identifiée au niveau mondial par la FAO. C’est le cas notamment de l’étude menée chaque année par la Chambre d’Agriculture Régionale des Pays de la Loire. Cette étude compare les revenus pour chaque catégorie d’agriculteurs entre exploitations bio et non bios. Novethic dans un article de septembre 2011 a lu cette étude et en conclut que dans cette région qui se place au 2ème rang français en termes de surface, les agriculteurs bio (tous secteurs confondus) ont eu en moyenne un résultat annuel de * 33 178 € contre 21750 € pour leurs collègues conventionnels du Maine et Loire. Pour les producteurs de lait bio par exemple, le prix du lait payé est resté stable aux alentours de 430€/1000L contre 290€/1000L pour le lait conventionnel, précise l’étude. Ce qui leur assure un résultat de 25 365 € contre 12 325€ pour leurs collègues.

L’étude de la FAO explique ce phénomène par plusieurs facteurs.

Les coûts de production sont généralement moins élevés pour les fermes biologiques. La plupart des études européennes ont montré que les frais d’exploitation variables sont de 60 à 70 % moins élevés en agriculture biologique, mais que les coûts fixes sont plus élevés en comparaison des fermes conventionnelles. Dans l’ensemble, les coûts totaux de production des fermes biologiques sont moindres.

Des marges brutes supérieures. La plupart des études européennes et canadiennes ont révélé des marges brutes similaires ou supérieures pour les fermes biologiques. Les fermes biologiques ont des rendements inférieurs, mais cela est compensé par des frais d’exploitation plus bas et de meilleurs prix pour les produits biologiques.

L’auteure de la FAO montre que la comparaison de la rentabilité entre agriculture industrielle et agriculture biologique est faussée par les interventions gouvernementales. Dans la plupart des pays, les politiques gouvernementales procurent des bénéfices plus avantageux aux fermes conventionnelles. Les subventions sont pour la plupart conçues pour la production agrochimique intensive et à grande échelle, et génèrent des prix artificiellement plus bas pour les produits conventionnels. Une étude américaine, par exemple, a montré que « sans ces subventions gouvernementales, les rendements financiers en production biologique étaient de 143% supérieurs à ceux de la production conventionnelle, et que, quand les paiements gouvernementaux étaient pris en compte, les bénéfices engendrés par la production biologique étaient « seulement » de 78 % supérieurs aux bénéfices de la production conventionnelle.

De surcroît la profitabilité, mentionne Nemes, va au-delà du bilan financier. L’agriculture comprend plusieurs coûts environnementaux, sociaux et sanitaires qui ne sont pas factorisés dans les équations de base du calcul des profits et pertes. Les coûts environnementaux incluent les dommages causés par l’érosion du sol, la pollution de l’eau et la destruction des habitats fauniques. En général, l’agriculture conventionnelle contribue davantage à ces problèmes mais n’en paie pas les coûts associés, encourus par l’ensemble de la société.

En conclusion l’auteure explique que

“L’agriculture biologique fait face à une compétition non équitable sur les marchés à cause de:

L’effet de distorsion des programmes actuels de subvention qui favorisent la production conventionnelle;

L’accès inégal aux services de vulgarisation et de recherche;

L’échec à comptabiliser les vrais coûts environnementaux, sociaux et sanitaires dans les prix des aliments conventionnels sur les marchés. »

Si les subventions et les services de vulgarisation étaient moins biaisés en faveur de la production conventionnelle, les rendements en production biologique pourraient augmenter et l’agriculture biologique deviendrait encore plus profitable. Si les coûts actuels (p.ex. les conséquences environnementales, sociales et liées à la santé) de l’agriculture étaient pris en compte, la vraie profitabilité de l’agriculture biologique pourrait être mesurée.

(1) Nemes, Noémi. 2009. “Comparative analysis of organic and non-organic farming systems: a critical assessment of farm profitability.” Food and Agriculture Organization of the United Nations. Natural resources management environment department.

ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/011/ak355e/ak355e00.pdf

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Nous avons été les premiers sur ce blog a annoncé que la ville de Mouans Sartoux offrait désormais 100% de produits bio dans les menus de ses cantines scolaires.

Nous avons interrogé Gilles Pérole pour savoir comment il avait pu mettre en place 100% de produits bio sans augmenter le coût matière de ses menus.

Ce dernier nous a aussi gracieusement communiqué le cahier des charges de l’appel d’offres en produits bio qu’il a lancé fin 2010. A télécharger par tous ceux qui veulent lancer un appel d’offres pour des produits bio.

Vous pouvez le télécharger en cliquant sur le lien suivant: Appel d’offre produits Bio Mouans Sartoux

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« La Région nous demande de mettre plus de produits bio dans les repas mais cela représente un surcoût d’environ 30 % et à moyens constants, ce n’est pas évident », déplore Françoise Valentin, gestionnaire au lycée. Alors, pour tenter de résoudre la quadrature du cercle, le Groupement de développement de l’agriculture biologique de l’Indre (GPAB 36) a mandaté trois étudiants de licence Motses.

Après une analyse de la situation, ces derniers ont proposé leur solution. « Notre objectif est d’évaluer sur une semaine et pour chaque repas, la quantité de nourriture gaspillée, puis de fournir une estimation en valeur monétaire de ce gaspillage », explique Vincent, l’un des étudiants du projet. Le lycée pourra ainsi mesurer les économies générées par une meilleure gestion des portions et réinjecter l’argent dans la cantine en offrant davantage de produits bio, de légumes surtout.

Le projet mené dans la région Centre relaté par la Nouvelle République est intéressant car il aborde l’un des tabous de la cantine scolaire: les déchets. Toutefois il ne faut pas se tromper sur le sens de la conclusion !! Une cantine qui génère beaucoup de déchets ne signifie pas nécessairement qu’elle fournit trop à manger à ses convives. C’est pourquoi il est important que ces étudiants mènent en parallèle une étude qualitative auprès de leurs congénères pour savoir si la nourriture est bonne et s’ils mangent à leur faim. Après tout il suffit peut-être de changer de cuisinier (ou de passer en liaison chaude) pour que les déchets diminuent drastiquement. Auquel cas le problème du surcoût du bio ne sera pas réglé.

En réalité la question du surcoût du bio est très relative. Le pourcentage de surcoût ne porte en réalité que sur les denrées qui ne représentent que 30% du coût total d’un repas. Il faut savoir en effet que 50% du coût du repas de cantine pour une collectivité sont les coûts de main d’oeuvre et 20% sont des coûts de gestion. Cf étude récente conduite par la Fédération des Maires des Villes Moyennes.

Il faut savoir également qu’il s’agit d’une moyenne calculé sur la base d’un repas 100% bio. Or les bonnes pratiques montrent qu’il convient d’introduire le bio progressivement en commençant par les fruits et légumes de saison ce qui limite grandement les surcoûts. Cf l’action des villes de Toulouse et Saint Etienne.

On peut également jouer sur les menus et limiter les quantités de viande en substituant les protéines animales avec des protéines végétales.

Tout cela fera que les produits bio pourront être introduit avec un surcoût bien moindre pour la collectivité qui alors n’aura aucun mal politiquement à en supporter la charge.

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Le WWF avait organisé le 29 juin dernier à l’Assemblée Nationale un colloque dans le cadre de sa campagne « Oui au Bio Dans Ma Cantine ». Ce colloque réunissait un panel d’interlocuteurs prestigieux notamment les députés Jacques Pelissard (député-maire de Lons le Saunier), Jean- Marie Le Guen (député de Paris) et Anny Poursinoff (député des Yvelines).

Nous avons pu néanmoins regretter l’absence de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre du développement durable et de celle de Serge Grouart, député du Loiret et président de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, sous le patronage desquels pourtant cette conférence était organisée.

Je suis malheureusement arrivé au cours de la 2nde table ronde mais mon ami Jean-Pierre Théret que je salue, a pris des notes de la 1ère table ronde. Je me permets donc de publier le compte-rendu de ce colloque qui compilent ses notes et les miennes. Vous pouvez le télécharger ici:  WWF – Conference Oui au bio dans ma cantine

Le cas de Lons le Saunier est évidemment exemplaire et nous avons cité cet exemple dans de nombreux articles sur ce blog. Toutefois Jacques Pélissard est resté très évasif lorsqu’il a été interpellé pour savoir ce qu’il avait fait pour le bio dans les cantines au niveau législatif.
Beaucoup d’intervenant se sont plaints que les objectifs du Grenelle ne seront pas atteints voire ne seront atteints que dans plusieurs années au rythme au vue des statistiques d’introduction de produits bio en 2010.
C’est le cas de Marc Dufumier notamment qui a abordé la question de la PAC en rappellant que ce sont 10 mds d’euros qui sont versés chaque année à l’agriculture industrielle.
J’en ai rediscuté avec lui après le colloque et il m’a conseillé  d’agir au niveau du parlement européen voire de la commission de Bruxelles pour faire avancer les choses et pousser pour un changement profond de la PAC et une réorientation de son action en faveur de l’agriculture biologique.
Marc Dufumier m’a communiqué par la suite le nom d’ un rassemblement d’ONG qui intervient sous l’intitulé PAC 2013 auprès de la commission de l’Union Européenne.
Nous pouvons le joindre à l’adresse suivante : Samuel Féret – Coordinateur

Je vous engage donc à vous mettre en relation avec cette association et me faire part de vos commentaires.

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Laure Noualhat est journaliste à Libération et elle anime l’émission Global Mag sur Arte. Elle a réalisé une série de reportages sur le bio dans l’Eure et Loire et a rencontré divers parties prenantes du secteur. La vidéo ci-dessous résume différents épisodes.

Comme souvent la discussion sur le bio butte sur le prix comparé produit par produit. Il est vrai que la démarche du représentant de Self Bio Centre ne paraît pas la meilleure. Vendre un menu 100% bio à un intendant de collège est une tâche quasi-impossible. Il devrait à mon sens venir avec des propositions de menus incluant du bio au prix du menu standard.

La proposition du directeur de la cuisine centrale de Chartres est à cet égard plus réaliste, à savoir introduire progressivement des composantes bio, de saison, dont le surcoût peut plus facilement être absorbé.

Il convient également de revoir les menus en diminuant les quantités de protéines animales et en les substituant partiellement par des protéines végétales bio. Mais pour cela ce sont les politiques qu’il faut aller voir afin de leur faire comprendre l’intérêt politique et économique qu’ils ont à revoir le mode de fonctionnement de leurs cantines.
Vodpod videos no longer available.

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Rappel des faits: la ville de Mouans Sartoux (06) propose depuis plusieurs années une cuisine de qualité dans les 3 cantines gérées en régie municipale et qui servent 1200 repas/jour. Dans ce cadre le bio a été introduit progressivement composante par composante. Ce fut d’abord le boeuf au moment de la crise de la vache folle, le pain en 2008 puis progressivement les fruits et légumes. Avec un principe de base: chaque composante introduite en bio le reste.

Décidée à réduire les coûts d’approvisionnement, la ville a décidé de produire localement certains produits. Elle a commencé par acheter des terres et depuis mai 2011 a embauché une agricultrice pour cultiver en bio les 1,2 ha de terre mis à disposition par la ville.

Le projet décrit dans l‘article d’Ouest France       est passionnant. Son impact se mesure sur plusieurs plans:

     

Impact en matière de production: La ville va pouvoir produire d’ici 1 an 15t de légumes  qui couvriront 50% des besoins en légumes de la cantine.

Impact en matière de pédagogie auprès des enfants: les enfants des écoles se rendent chaque semaine sur la ferme.

Ces actions pédagogiques semblent porter leurs fruits : « Les enfants mangent plus facilement les légumes », a constaté la chef cuisinière Ursula Marion. Elle met un point d’honneur à ne travailler que des produits bruts. Aucun plat ou sauce élaborés en usine n’entrent dans ses cuisines.

Impact économique: les enfants mangent mieux donc les déchets ont diminué des 3/4 et le prix du repas a chuté de 5% malgré un prix d’achat des légumes supérieur de 5%.

Enfin un impact social: les plants de légumes sont achetés à une association d’insertion.

Aujourd’hui la ville offre des menus avec 73% de produits bio avec un approvisionnement de plus en plus local sans surcoût pour les familles ni pour la ville.

Accessoirement on apprend sur le site internet de la ville       que les cuisines des écoles sont gérées selon les normes HACCP, un protocole qui permet notamment d’assurer la traçabilité des aliments servis aux enfants : contrôle des marchandises réceptionnées, nettoyage et désinfection quotidiens des lieux de travail et du matériel, traçabilité des températures (dans les frigos et congélateurs, à l’intérieur du camion de livraison, en debut, milieu et fin de cuisson, en début, milieu et fin de service). Ceci tord au passage le coût à l’idée reçue comme quoi une municipalité ne peut pas gérer des cuisines scolaires selon les normes sanitaires et de traçabilité les plus stricts.

A voir: la vidéo sur DailyMotion 

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