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Posts Tagged ‘compostage/méthanisation’

Nous avons reçu le message suivant de Christophe Demangel, le chef cuisinier du collège Jules Grévy à Poligny (Jura) dont nous vous avions déjà parlé dans ce blog.

Le collège Jules Grévy vient d’obtenir le 1er prix Européen de la semaine européenne de la réduction des déchets 2012 dans la catégorie établissement d’enseignement représentant la France. Cf communiqué de presse.

Cette récompense fait suite aux actions que nous avons menées et qui portent:

-sur la prévention des déchets et le gaspillage alimentaire avec une sensibilisation des éco-délégués de l’Agenda 21 du collège,

– sur des visites chez des producteurs locaux,

– sur des venues en cuisine par les collégiens afin de préparer les menus bios locaux de la semaine,

– sur l’affichage des pesées des déchets.

Résultat, sur la semaine nous n’avons obtenues que 7 % de déchets en faisant à manger et en ne servant pas de friand, ni de cordon bleu frites ou de glaces. Dans ces déchets la moitié est allé au compost du collège qui sera ensuite étalé après 6 mois de maturation sur le jardin pédagogique du collège. On parle donc des menus à 3 ou 4 % de déchets en moyenne sur la semaine bien loin des ratios nationaux.

C’est une belle récompense après plus de 12 ans de travail et de sensibilisation avec l’aide bien sûr du CPIE, du SYDOM du Jura, de l’ADEME de Besançon avec l’animation repas « Zéro Déchet », et avec la mise en place de l’Agenda 21 du collège avec le soutien du Conseil Général mais aussi avec l’aide de tous les acteurs du collège Jules Grévy .

Je tenais à vous faire partager cette information et je vous laisse des liens depuis mon facebook avec plus de 4500 photos sur la possibilité d’une Alimentation Durable pour l’éducation de la jeunesse aux enjeux du Développement Durable mais aussi à l’éducation du goût passant par des projets pluridisciplinaires comme le projet « Littérature en cuisine 2013 » ou le projet « The healthy sandwich 2013 ».

https://www.facebook.com/demangel.christophe/media_set?set=a.4481783817141.2165567.1666449737&type=3

https://www.facebook.com/demangel.christophe/media_set?set=a.4495206632703.2165716.1666449737&type=3

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Nous avons sur ce blog évoqué à plusieurs reprises l’action menée par la commune de Mouans Sartoux et son adjoint au maire, Gilles Pérole, en faveur du bio dans les cantines de la ville.

Mouans Sartoux compte 10000 habitants et sert 1200 repas quotidiennement dans ses 3 établissements scolaires dont les cantines sont gérées directement par la ville (régie municipale) et sont chacune équipées d’une légumerie.

Coûts des denrées/repas en euros

La ville a réussi le tour de force de monter progressivement le pourcentage de produits bio pour atteindre 100% en janvier 2012 tout en baissant le coût des ingrédients par repas. Entre 2009 et 2011 la part des ingrédients alimentaires est passé de 1,9€/repas à à 1,69€. Dans le même temps le % de produits bio passait de 25% à 73%.

Ce résultat étonnant a pu être obtenu grâce notamment à une gestion des déchets très volontariste que nous sommes heureux de vous détailler dans cet article. Avec l’accord de Gilles Pérole nous publions le document PPT qu’il a préparé et qu’il nous autorise gracieusement à publier. Nous l’en remercions vivement.

Il s’agit d’un document de travail exceptionnel et nous sommes ravis de vous le proposer au téléchargement en cliquant sur le lien suivant: restauration Bio Mouans sartoux dechets alimentaires 30 juin 2011.

Quantité de déchets (en kgs) dans les cantines

Tri et pesée des déchets

La ville a installé des tables de tri dans chaque cantine et les enfants pratiquent eux-mêmes le tri de leurs déchets. En fin de service les restes alimentaires sont pesés et reportés sur un tableau de relevé.

Des actions sont menées pour limiter les restes:

– suppression des conditionnements à la portion

– cuisson à la demande:  Poissons, grillades, rôtis, légumes surgelés, pâtes… sont cuisinés tout au long du service, la juste quantité est donc utilisée. Les grammages recommandés sont systématiquement commandés mais pas forcément utilisés.

– Diversification des portions: les entrées et fromages sont proposées en 2 tailles de ration. Le plat est servi en accord avec l’enfant.

Table de tri dans une cantine de Mouans Sartoux

– Les laitages et desserts sont servis en salle et les fruits sont servis au quartier.

– Les enfants et le personnel sont impliqués: un composteur est  installé dans chaque école ou les épluchures de légumes sont valorisées. Le personnel de cuisine et d’encadrement est formé régulièrement à la question des déchets.

Nous verrons dans un prochain article comment la ville a géré ses achats de produits bio.

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Dans un article récent Actu-Environnement nous explique qu’:

« A compter du 1er janvier 2012, les personnes qui produisent ou détiennent des quantités importantes de déchets composés majoritairement de biodéchets sont tenues de mettre en place un tri à la source et une valorisation biologique ou, lorsqu’elle n’est pas effectuée par un tiers, une collecte sélective de ces déchets ».

L’arrêté ministériel précise même « la nature des intrants dans la production de biométhane pour l’injection dans le réseau de gaz et autorise l’utilisation …. des déchets de la restauration hors foyer ».

La question qui se pose désormais pour les communes qui tombent sous le coup de cette loi c’est comment faire pour trier et valoriser ces déchets.

Nous avons depuis longtemps préconisé l’installation de tables de tri dans les cantines dans un article publié il y a presque 2 ans.

Heureusement certaines communes ont déjà anticipé et ont installé des tables de tri dans certaines cantines scolaires (cf Issy les Moulineaux ou le lycée André Campa à Jurançon).

Quant à la valorisation des expériences de digesteurs/composteurs in-situ sont menées à Issy les Moulineaux (cf ci-dessus) et au collège Jean Zay à Morsang Sur Orge.

Certaines villes comme Pau ou Lille préfèrent collecter les déchets et les méthaniser.

Il s’agira de tirer le bilan environnemental et économique de ces 2 méthodes et voir si l’une est plus efficace que l’autre.

Ensuite, mais c’est un autre débat, nous pourrons commencer à réfléchir aux moyens de réduire ces biodéchets notamment ceux issus des cantines scolaires.

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La ville d’Issy les Moulineaux va signer une charte de Développement Durable avec Avenance, son prestataire en matière de restauration scolaire. Cette charte comprend un volet de sensibilisation des futurs citoyens aux questions environnementales.

Avenance a offert à dans ce cadre à la Ville 2 tables de tri des déchets, installées dans les écoles St Exupéry et aux Chartreux en 2011, et 2 digesteurs (1) sont attendus en 2012. La Ville a fait installer en octobre dernier 2 tables de tri supplémentaires dans les écoles Anatole France et La Fontaine.

Si ce matériel est destiné à sensibiliser les enfants au gaspillage et au recyclage des déchets, encore faudrait-il qu’ils soient accompagnés dans cette démarche. Notre collègue de la FCPE déplore en effet qu’aucune pédagogie n’est envisagée à ce jour par le service Education de la ville en la matière. Et elle poursuit avec les interrogations suivantes:

La question est de savoir à qui incombe l’initiative et la mise en oeuvre de ces démarches d’accompagnement ? Aux enseignants ? A la Mairie en charge de la restauration scolaire dans les maternelles et les primaires de la Ville ? Au délégataire Avenance ? Aux associations ?… La Ville ne s’est pas prononcée pas à ce jour.

Malgré tout cette expérience mérite toute notre attention et nous enquêterons sur les résultats issus de la mise en place de ces outils.

(1) Un digesteur désigne une cuve qui produit du biogaz grâce à un procédé de méthanisation des matières organiques.

Pour en savoir plus: Mon Ecole Voltaire

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Nous avons rencontré récemment Loïc Marchandet, le directeur de la cuisine centrale de Rueil-Malmaison. Nous connaissons bien cette cuisine centrale puisque nous l’avions visité l’an dernier. Elle  est propriété de la ville de Rueil-Malmaison mais est gérée en délégation de service publique par la Sogeres. Elle livre 6500 repas par jour pour la seule ville de Rueil-Malmaison dans les quarante offices/restaurants scolaires plus les repas hors scolaire de la ville. Elle emploie 77 salariés.

Cette fois nous voulions rencontrer Mr Marchandet pour qu’il nous détaille certains aspects de la gestion des déchets mise en place par la Sogeres.

1)      Gestion des barquettes plastiques

La cuisine centrale de Rueil-Malmaison prépare les menus des restaurants scolaires pour les repas du lendemain et les plats sont conditionnés en barquette de 8 portions. Cela représente quotidiennement environ 700 barquettes de viande et 700 barquettes d’accompagnement (céréales ou légumes). Jusque récemment ces barquettes en plastique étaient mises en déchet dans les offices.

Depuis avril 2011 la Sogeres introduit progressivement la récupération de ces barquettes selon le principe opératoire suivant. Les barquettes sont livrées chaque matin par un chauffeur au départ de la cuisine centrale. Une fois livrées elles sont mises en réchauffe puis vidées dans des bacs de service à partir desquels le personnel sert les enfants au self. Les barquettes sont alors rincées en office puis reconditionnées dans les caisses qui ont servis à leur livraison. Une fois sa tournée de livraison effectuée, le livreur repasse dans les offices et récupère les barquettes de la veille.

Les barquettes retournent en cuisine centrale et sont conditionnées dans les caisses de livraison mises à disposition par le fabricant, Nutripack, sans lavage supplémentaire. Une fois pleines (270 barquettes/caisse), les caisses sont palettisées (30 caisses par palette), filmées et collectées par le fabricant. La collecte s’effectue par 4 palettes minimum. Nutripak est très exigeant sur les conditions de reprise et pénalise l’entreprise si les caisses ne sont pas pleines.

Nutripak de son côté transforme les barquettes usagées en billes de plastique qui sont réutilisées pour fabriquer des caisses plastiques à usage non-alimentaire.

La récupération des barquettes sera généralisée dans tous les offices de Rueil dès octobre 2011. Il S’agit d’un engagement qui figure au contrat de délégation service public signé avec la ville. Mais il s’agit plus généralement d’un engagement de la société Sogeres en matière de développement durable. L’entreprise propose systématiquement ce service à toutes les communes qu’elle livre même si ce n’est pas prévu au contrat. Il est frappant de noter que toutes les villes n’acceptent pas spontanément de mettre en place ce service.

Points d’amélioration : la Sogeres ne calcule pas encore le taux de retour des barquettes en provenance des offices. Mr Marchandet m’a dit que cela faisait parti des contrats d’objectifs à mettre en place avec les offices. Sachant que c’est une mission délicate car le personnel des offices dépend de la mairie et non de la Sogeres. Il y a donc tout un travail de sensibilisation à effectuer auprès de ce personnel.

2)      Déshydrateur

Dans le cadre de son contrat avec la ville de Rueil, la Sogeres a mis en place un déshydratateur dans la cuisine centrale depuis décembre 2010. L’Unité Centrale de Production (UCP) de Rueil est la seule en place pour Sogeres Île de France.

Ce déshydratateur a une capacité de 30 kgs brut qui se transforment en 8 kgs de compost. Le service des espaces verts de la ville de Rueil récupère le compost une fois par semaine.

Sont mis dans le déshydratateur les restes de produits alimentaires cuisinés non consommés. La encore les quantités mises en compost ne sont pas calculées.

3)      Le compacteur de carton

Il est en place depuis de nombreuses années à l’UCP de Rueil Malmaison. Tous les cartons issus de livraison sont mis dans la machine à compacter, propriété de la Sogeres. Les balles de cartons compactés sont collectées par Sita, le fournisseur référencé à la Sogeres, en palettes de 200 kgs. Le minimum de collecte est de 10 palettes. Les cartons sont ensuite recyclés par Sita.

La encore le compacteur fait partie de la politique développement durable de la Sogerès. Il existe une machine à compacter dans toutes les UCP de la Sogeres.

4)      Autres éléments d’une politique. Développement Durable mis en place à la cuisine centrale à la demande de la ville de Rueil Malmaison

Une cuve de 20 m3 à la récupération des eaux pluviales pour le lavage des camions

La mise en place de produits lessiviels Ecolabel ou 100% biodégradable

Renouvellement des camions de livraisons tous les 3 ans (réductions de 25% de            CO2) vers la norme Euro 5

Formation du personnel aux bonnes pratiques environnementales (usage de l’eau,    éclairage, etc…)

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Sur une semaine, quelle est la quantité de restes alimentaires récupérés dans les assiettes de 450 collégiens qui mangent chaque jour à la cantine ? Réponse : 220 kg. Soit près de huit tonnes par an, pour les seuls déchets compostables (sauf viandes, poisson et fromage..).

Cette information nous est communiquée dans un article parue dans la Voix du Nord le 20 juin. Ce chiffre a pu être connu car depuis le 15 novembre dernier le tri sélectif des déchets par les élèves a été mis en place au collège Esplanade de Saint Omer. Ce tri a permis de mettre en place des actions dans 3 domaines.

Sensibilisation aux déchets

Tous les élèves demi-pensionnaires ont alors été sensibilisés au tri et ont pris conscience que 350 kg de pain étaient gaspillés chaque année. « Partant de cette réalité, on a pu plus facilement inciter les élèves à changer leur comportement et à mettre cette bonne pratique en oeuvre chez eux également.

Compostage des déchets organiques

Trois composteurs mécaniques ont été installés dans lesquelles les déchets de cantine sont mélangés à des déchets verts (taille de haies..).

Entretien d’un jardin potager bio

Une fois le compost formé il est épandu sur le jardin potager bio qui a été créé dans le collège avec une association locale.

L’objectif du collège est d’être certifié Eco-collège.

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Restes de légumes, de viande, de fruits, de pain… Nos poubelles contiennent 32 % de bio déchets, constate l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

Plutôt que de les brûler dans un incinérateur, pourquoi ne pas chercher à les valoriser sous forme de compost ? C’est ce qui est fait depuis six ans dans l’agglomération paloise avec les déchets provenant des zones d’habitat pavillonnaire. Ses élus ont toutefois souhaité aller plus loin dans cette démarche. Voire d’innover sur le plan national.

L’article paru le 8 avril dans le journal Sud-Ouest nous décrit l’expérience menée par la communauté d’agglomération de Pau en faveur d’un meilleur traitement des déchets organiques. L’expérience nous semble tellement intéressante que nous citons l’article dans son intégralité.

Près de la moitié des bio déchets collectés sur son territoire sont en effet produits par des restaurants, des cantines et des magasins d’alimentation. Or, à partir de l’année prochaine, et à la suite du Grenelle de l’environnement, les professionnels vont être progressivement obligés à mieux trier leurs déchets. Cela, afin de valoriser au moins 45 % d’entre eux d’ici l’horizon 2015.

Des puces sur les bacs

Une expérience unique en son genre a donc été lancée début mars dans la région paloise.

Pas moins de 35 établissements volontaires, issus des métiers de bouche, y participent. Parmi eux, on retrouve aussi bien les halles de Pau que les cantines des lycées Saint-Cricq, Saint-John-Perse ou encore le restaurant universitaire Cap Sud. Sans oublier des maisons de retraite, des restaurants traditionnels, des cantines d’administration, ainsi que des supermarchés. Ce qui va du Carrefour de Lescar à de petites supérettes installées à Pau.

Pendant plusieurs mois, leurs bio déchets vont être collectés deux fois par semaine par une benne spéciale affrétée par la société Veolia. Chacun des bacs dans lesquels ils sont déposés est équipé d’une puce informatique qui indique la provenance et la quantité de déchets ramassés.

Amenés sur la plateforme de Lescar, ces derniers font l’objet d’un traitement spécifique (car ils ne sont pas mélangés avec des déchets verts) et ils sont transformés en compost.

Des réponses précieuses

Le test sera mené jusqu’en novembre prochain. Compte tenu de son ampleur, il est unique en France, assure-t-on au sein de la Communauté d’agglomération.

Alors qu’aucune étude de ce type n’a encore été menée dans notre pays, cette expérience permettra de savoir comment fabriquer le mieux possible le meilleur compost. Mais aussi de connaître avec plus de précision la nature des déchets dont les gens se débarrassent.

Le détail n’a rien d’anodin. On estime en effet que 100 grammes – c’est-à-dire un cinquième d’un repas – de bio déchets sont rejetés pour chaque assiette de nourriture consommée par les Français. Leur volume peut-il être réduit ? Peut-on éviter le gaspillage ? C’est aussi ce que cherchera à savoir l’examen minutieux des déchets recueillis dans des cantines, comme celle du lycée André-Campa, à Jurançon.

Un établissement dont les élèves répartissent le contenu non consommé de leur assiette dans les différents bacs d’une table de tri : un pour les trognons de fruits et restes de poulet par exemple, un autre pour le pain, etc. Tout cela étant pesé au gramme près.

Le test mené en ce moment sur Pau et les communes voisines est financé pour moitié par la Communauté d’agglomération. L’Ademe y participe pour 30 %, le Conseil général et la région Aquitaine pour 10 % chacun.

Cette vaste étude permettra également de savoir si le dispositif peut être étendu à l’ensemble des professionnels, avec « un prix incitatif inférieur à celui au litre des ordures ménagères ».

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Nous avons reçu un message sur ce blog de l’association La Marmite située à Sainte Marie en Ré. J’ai repris ci-dessous la description du fonctionnement de cette association transmis par un de ses membre.

L’association La Marmite a été créée par des parents d’élèves et elle gère la cantine municipale de Sainte Marie depuis 1981 et sert 180 repas par jour.

Son fonctionnement repose depuis toujours sur des parents très impliqués, soucieux du bien manger. Auparavant l’Association s’occupait de tout (achats, vente de tickets aux parents…). Depuis la rentrée 2010, la mairie a repris les achats et la facturation aux parents, car il s’agissait de deniers publics. La cantine fonctionne en régie simple. Une convention a été signée entre la mairie et l’association. Nous gardons la main sur le choix des fournisseurs (primordiale), les menus, la présence de la diététicienne etc… La mairie paye les fournisseurs et collecte le paiement les parents.

Il y a quelques années le cuisinier de l’époque utilisait beaucoup de plats tout préparés. Lorsque les membres de l’association de La Marmite ont demandé aux fabricants ce qui composait les plats en détail, aucun n’a jamais vraiment répondu. La volonté d’introduire les produits bio dans les menus vient de cette époque.

Aujourd’hui nous servons des menus comprenant près de 70/80% de produits bio tous les jours pour un coût plus que raisonnable. Actuellement le prix du repas est de 2€25, la part alimentaire représentant 1€80.

Nous sommes également très sensibles à la gestion des déchets. Pour cela nous misons principalement sur les quantités servies, apprenons aux enfants à ne pas gâcher. La fabrication du pain se fait sur place. La distribution d’une quantité raisonnable aux enfants permet d’éviter le gâchis du pain. Et il y a un composteur à proximité de la cantine.

Nous tentons d’être très présents auprès des enfants et constatons qu’ils apprécient énormément ce qu’ils mangent. Nous organisons des actions et envisageons par exemple très prochainement l’organisation de cours de cuisine à destination des parents. Cours portant sur des plats servis aux enfants afin de les faire découvrir aux parents. La démarche est large!

Des actions sont organisées conjointement avec les instituteurs (par exemple: cours de cuisine moléculaires avec les enfants dans le cadre de l’école, semaine du goût organisée conjointement…)

Le système repose sur la volonté des membres de l’Association, de la Chef cuisinière et de l’équipe municipale d’il y a quelques années et de celle d’aujourd’hui.

Cela est également possible car nous avons une cuisine dans l’école.

Notre projet à venir: Inciter des jeune agriculteurs/ maraîchers de l’ile de Ré à se lancer dans le bio et à fournir la cantine.

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Nous apprenons sur le site Actu-environnement que le collège Jean Zay de Morsang sur Orge (91) a mis en place un composteur in-situ pour traiter une partie des déchets de la cantine scolaire.

2 choses sont à retenir de ce projet expérimental:

– Aspect éducatif du projet: les enfants peuvent tout à fait procéder au tri initial des déchets. Cela demande la mise en place d’une poubelle spécifique dans laquelle les élèves versent les déchets non organiques. Ainsi le personnel n’a plus qu’à mettre les déchets organiques dans une poubelle spécifique qui sera ensuite versée dans le composteur.

Ce composteur donne l’opportunité au professeur de science de la vie et de la terre de faire un cours sur le sujet et donc de sensibiliser les élèves aux déchets et à leur traitement

– Le composteur in-situ n’est peut-être pas la solution à terme: la responsable du projet au niveau du conseil général explique que si les choses se développent il faudra envisager la construction d’une usine de méthanisation qui sera approvisionnée par les déchets collectés auprès des collèges du département.

A suivre…

Merci à Romain pour l’info

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Dans le cadre de la charte des services publics locaux signée en janvier 2002 avec les trois grandes associations d’élus locaux, l’Association des Maires de France, l’Assemblée des Départements de France et l’Association des Régions de France, L’Institut de la Gestion Déléguée a commandité une étude pour déterminer des indicateurs de performance de la restauration scolaire. Je recommande d’en prendre connaissance avant de lire la suite en téléchargeant le document IGD – Indicateurs cantine.

On peut tout d’abord s’étonner que ce soit un tel institut qui pilote l’étude. Certes il prend soin de mentionner que la gestion d’une cantine peut s’opérer soit en régie soit en … gestion déléguée. On voit tout de même mal les conclusions de l’étude préconiser le passage généralisé en régie des cantines.

D’autre part cette étude est révélatrice du mouvement de fond hygiéniste qui règne actuellement dans les cantines scolaires.

Examinons chacune des fonctions de la cantine et les  indicateurs de performance qui leur sont attachés.

1. Distribuer des repas conformes à la réglementation sanitaire

Évidemment cet indicateur est cité en 1er. Le 1er objectif d’une cantine n’est pas de servir des plats que les enfants vont apprécier mais des repas conformes à la réglementation sanitaire. Le calcul de cet indicateur est grotesque. On pourrait s’attendre à ce qu’il mesure le nombre de troubles alimentaires constatés rapporté au nombre total de repas. Pas du tout!  Cet indicateur se mesure par le Nombre de non-conformité/Nombre de jours de fonctionnement du service !!!!!!

Les autres indices sont à l’avenant. On est en plein délire bureaucratique.

2. Satisfaire les besoins nutritionnels de tous les convives

Cela veut-il dire que l’on va mesurer le taux de satisfaction des convives ? Non. Il s’agit de s’assurer que l’on ne déroge pas aux règles du GEMRCN. L’indice mesuré est le Nombre d’anomalies constatées dans les tableaux de fréquence de service des aliments/Nombre de tableaux de fréquence remplis x nombre de lignes du tableau.

Peu importe si les enfants ne mangent pas pourvu que l’on respecte la fréquence des aliments préconisée par le GEMRCN.

3. ASSURER LE CONFORT ET LA SÉCURITÉ DES CONVIVES LORS DE LA PAUSE MÉRIDIENNE

On mesure ici la période d’attente et la durée du repas d’un échantillon de convives. C’est fort louable mais le document ne dit pas quelles sont les normes à atteindre en la matière.

4. PERMETTRE À TOUS LES USAGERS DE BÉNÉFICIER DE LA RESTAURATION SCOLAIRE

On mesure ici le taux de satisfaction des demandes d’inscription calculé ainsi: Nombre de demandes d’inscription/Nombre de demandes satisfaites.

Cet indicateur est plus pertinent que celui qui consisterait à calculer le taux d’enfants mangeant à la cantine/nombre total d’enfants. Dans certaines villes les places à la cantine sont rares et on refuse l’accès à la cantine aux enfants dont l’un des parents ne travaille pas.

Cet indicateur mesure également si les tarifs de la cantine sont modulés en fonction des ressources parentales, ce qui évidemment est très important pour garantir l’accès à la cantine pour tous.

5. OFFRIR UN SERVICE DANS UNE PERSPECTIVE D’ENVIRONNEMENT DURABLE

Cet indicateur nous intéresse tout particulièrement. Il préconise le respect des objectifs du Grenelle de l’environnement en matière de produits bio et se calcule ainsi:  Nombre de composants (ou produits) labellisés AB utilisés/Nombre de menus servis x nombre de composants des menus.

C’est dans cette rubrique que l’on trouve enfin un indicateur de mesure du gaspillage. On aurait très bien pu mettre cet indicateur dans un indice de mesure de la satisfaction des convives.

Cet indicateur se calcule comme suit:  Poids moyen des plateaux en fin de repas/Poids du plateau test. C’est une méthode comme une autre mais on voit mal comment elle pourra être mise en pratique dans les offices. Il nous apparaît plus simple de peser les déchets en fin de service et établir des courbes sur la longue durée.

Cette rubrique abrite aussi un autre indicateur relatif à la gestion des déchets: Tonnage des déchets recyclés ou compostés sur le site/Tonnage total des déchets produits par le ou l’ensemble des sites. Nous aimerions en effet que cet indicateur soit mis en place dans les cantines. Les cas de compostage ou de valorisation des déchets alimentaires dans les cantines sont en effet rarissimes et sont souvent des initiatives ponctuelles comme celles dont nous nous sommes fait le relais sur ce blog. A notre connaissance seul la communauté urbaine de Lille valorise de façon durable et industrielle à la fois (sous forme de méthanisation) les déchets des cantines scolaires.

6. ASSURER UN ACCOMPAGNEMENT ÉDUCATIF À LA SANTÉ, À LA NUTRITION ET À L’HYGIÈNE

La phrase commençait bien: un accompagnement éducatif à la nutrition. D’ailleurs la norme préconise d’associer les enfants à l’élaboration des menus ce que fait déjà la caisse des écoles du 2nd arrondissement de Paris. Malheureusement ensuite cela se gâte et on retombe dans l’hygiénisme ambiant puisque les autres domaines de l’éducation concerne l’hygiène et la santé. Rien sur l’impact environnementale de la nutrition et de nos modes alimentaires.

Il n’est pas fait mention non plus de la nécessité d’organiser des activités éducatives et ludiques pendant la pause méridienne. Les temps de pré- et post-repas sont souvent des temps non éducatifs où les enfants sont livrés à eux-mêmes encadrés par du personnel peu qualifié.

7. “OFFRIR UN SERVICE GÉRÉ DE FAÇON RESPONSABLE »

Cette fonction de la cantine se calcule avec l’indicateur suivant: Nombre de personnels ayant reçu une formation depuis moins de 2 ans/Nombre total de personnels affectés au service de restauration collective. On comprend qu’il s’agit de la formation des personnels de cantine et d’encadrement hors cantine. Cet indicateur couvre aussi les coûts de maintenance et de gestion.

8. OFFRIR UN SERVICE GÉRÉ DE FAÇON TRANSPARENTE ET CONTRÔLÉE

Il s’agit ici de vérifier l’existence d’une commission de restauration tout en précisant que cette dernière est facultative.

Elle demande également la mise en place d’une gestion analytique. Rien de plus normal à notre sens.

On apprend enfin que tout ces critères n’ont pas un poids égal. Ils sont pondérés d’un coefficient. Et devinez quoi: ce sont les fonctions 3 & 1 qui sont affectés de la plus grande pondération respectivement 30 & 20. Les aspects sociaux et environnementaux sont affectés d’une pondération de 5.

La priorité des cantines est donc de servir des plats selon des contraintes sanitaires draconiennes, selon une fréquence pré-établie et ne pas en déroger.

Cela ne fait aucun sens car ne permet pas de suivre les produits de saisons. Pourquoi lorsque c’est la saison des haricots verts ne servirait-on pas des haricots verts 2 ou 3 fois par semaine?

De même en pondérant aussi fortement l’aspect sanitaire de la cantine, en faisant peser sur elles une menace virtuelle (les grandes crises sanitaires qui ont affecté nos sociétés ne sont pas venues de cantines scolaires mal gérées), on cherche à effrayer les collectivités locales et les conduire à sous-traiter la gestion des cantines aux grandes sociétés de restauration collective.

La seule chose que je  retiendrai de ce document est qu’il parle de service publique à propos de la cantine. Mais serait-ce pour mieux en dévoyer la notion en cherchant à ce que service soit effectué par des sociétés privées plutôt que par les collectivités locales elle-mêmes.

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