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Posts Tagged ‘compostage/méthanisation’

Nous avons reçu le message suivant de Christophe Demangel, le chef cuisinier du collège Jules Grévy à Poligny (Jura) dont nous vous avions déjà parlé dans ce blog.

Le collège Jules Grévy vient d’obtenir le 1er prix Européen de la semaine européenne de la réduction des déchets 2012 dans la catégorie établissement d’enseignement représentant la France. Cf communiqué de presse.

Cette récompense fait suite aux actions que nous avons menées et qui portent:

-sur la prévention des déchets et le gaspillage alimentaire avec une sensibilisation des éco-délégués de l’Agenda 21 du collège,

– sur des visites chez des producteurs locaux,

– sur des venues en cuisine par les collégiens afin de préparer les menus bios locaux de la semaine,

– sur l’affichage des pesées des déchets.

Résultat, sur la semaine nous n’avons obtenues que 7 % de déchets en faisant à manger et en ne servant pas de friand, ni de cordon bleu frites ou de glaces. Dans ces déchets la moitié est allé au compost du collège qui sera ensuite étalé après 6 mois de maturation sur le jardin pédagogique du collège. On parle donc des menus à 3 ou 4 % de déchets en moyenne sur la semaine bien loin des ratios nationaux.

C’est une belle récompense après plus de 12 ans de travail et de sensibilisation avec l’aide bien sûr du CPIE, du SYDOM du Jura, de l’ADEME de Besançon avec l’animation repas « Zéro Déchet », et avec la mise en place de l’Agenda 21 du collège avec le soutien du Conseil Général mais aussi avec l’aide de tous les acteurs du collège Jules Grévy .

Je tenais à vous faire partager cette information et je vous laisse des liens depuis mon facebook avec plus de 4500 photos sur la possibilité d’une Alimentation Durable pour l’éducation de la jeunesse aux enjeux du Développement Durable mais aussi à l’éducation du goût passant par des projets pluridisciplinaires comme le projet « Littérature en cuisine 2013 » ou le projet « The healthy sandwich 2013 ».

https://www.facebook.com/demangel.christophe/media_set?set=a.4481783817141.2165567.1666449737&type=3

https://www.facebook.com/demangel.christophe/media_set?set=a.4495206632703.2165716.1666449737&type=3

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Nous avons sur ce blog évoqué à plusieurs reprises l’action menée par la commune de Mouans Sartoux et son adjoint au maire, Gilles Pérole, en faveur du bio dans les cantines de la ville.

Mouans Sartoux compte 10000 habitants et sert 1200 repas quotidiennement dans ses 3 établissements scolaires dont les cantines sont gérées directement par la ville (régie municipale) et sont chacune équipées d’une légumerie.

Coûts des denrées/repas en euros

La ville a réussi le tour de force de monter progressivement le pourcentage de produits bio pour atteindre 100% en janvier 2012 tout en baissant le coût des ingrédients par repas. Entre 2009 et 2011 la part des ingrédients alimentaires est passé de 1,9€/repas à à 1,69€. Dans le même temps le % de produits bio passait de 25% à 73%.

Ce résultat étonnant a pu être obtenu grâce notamment à une gestion des déchets très volontariste que nous sommes heureux de vous détailler dans cet article. Avec l’accord de Gilles Pérole nous publions le document PPT qu’il a préparé et qu’il nous autorise gracieusement à publier. Nous l’en remercions vivement.

Il s’agit d’un document de travail exceptionnel et nous sommes ravis de vous le proposer au téléchargement en cliquant sur le lien suivant: restauration Bio Mouans sartoux dechets alimentaires 30 juin 2011.

Quantité de déchets (en kgs) dans les cantines

Tri et pesée des déchets

La ville a installé des tables de tri dans chaque cantine et les enfants pratiquent eux-mêmes le tri de leurs déchets. En fin de service les restes alimentaires sont pesés et reportés sur un tableau de relevé.

Des actions sont menées pour limiter les restes:

– suppression des conditionnements à la portion

– cuisson à la demande:  Poissons, grillades, rôtis, légumes surgelés, pâtes… sont cuisinés tout au long du service, la juste quantité est donc utilisée. Les grammages recommandés sont systématiquement commandés mais pas forcément utilisés.

– Diversification des portions: les entrées et fromages sont proposées en 2 tailles de ration. Le plat est servi en accord avec l’enfant.

Table de tri dans une cantine de Mouans Sartoux

– Les laitages et desserts sont servis en salle et les fruits sont servis au quartier.

– Les enfants et le personnel sont impliqués: un composteur est  installé dans chaque école ou les épluchures de légumes sont valorisées. Le personnel de cuisine et d’encadrement est formé régulièrement à la question des déchets.

Nous verrons dans un prochain article comment la ville a géré ses achats de produits bio.

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Dans un article récent Actu-Environnement nous explique qu’:

« A compter du 1er janvier 2012, les personnes qui produisent ou détiennent des quantités importantes de déchets composés majoritairement de biodéchets sont tenues de mettre en place un tri à la source et une valorisation biologique ou, lorsqu’elle n’est pas effectuée par un tiers, une collecte sélective de ces déchets ».

L’arrêté ministériel précise même « la nature des intrants dans la production de biométhane pour l’injection dans le réseau de gaz et autorise l’utilisation …. des déchets de la restauration hors foyer ».

La question qui se pose désormais pour les communes qui tombent sous le coup de cette loi c’est comment faire pour trier et valoriser ces déchets.

Nous avons depuis longtemps préconisé l’installation de tables de tri dans les cantines dans un article publié il y a presque 2 ans.

Heureusement certaines communes ont déjà anticipé et ont installé des tables de tri dans certaines cantines scolaires (cf Issy les Moulineaux ou le lycée André Campa à Jurançon).

Quant à la valorisation des expériences de digesteurs/composteurs in-situ sont menées à Issy les Moulineaux (cf ci-dessus) et au collège Jean Zay à Morsang Sur Orge.

Certaines villes comme Pau ou Lille préfèrent collecter les déchets et les méthaniser.

Il s’agira de tirer le bilan environnemental et économique de ces 2 méthodes et voir si l’une est plus efficace que l’autre.

Ensuite, mais c’est un autre débat, nous pourrons commencer à réfléchir aux moyens de réduire ces biodéchets notamment ceux issus des cantines scolaires.

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La ville d’Issy les Moulineaux va signer une charte de Développement Durable avec Avenance, son prestataire en matière de restauration scolaire. Cette charte comprend un volet de sensibilisation des futurs citoyens aux questions environnementales.

Avenance a offert à dans ce cadre à la Ville 2 tables de tri des déchets, installées dans les écoles St Exupéry et aux Chartreux en 2011, et 2 digesteurs (1) sont attendus en 2012. La Ville a fait installer en octobre dernier 2 tables de tri supplémentaires dans les écoles Anatole France et La Fontaine.

Si ce matériel est destiné à sensibiliser les enfants au gaspillage et au recyclage des déchets, encore faudrait-il qu’ils soient accompagnés dans cette démarche. Notre collègue de la FCPE déplore en effet qu’aucune pédagogie n’est envisagée à ce jour par le service Education de la ville en la matière. Et elle poursuit avec les interrogations suivantes:

La question est de savoir à qui incombe l’initiative et la mise en oeuvre de ces démarches d’accompagnement ? Aux enseignants ? A la Mairie en charge de la restauration scolaire dans les maternelles et les primaires de la Ville ? Au délégataire Avenance ? Aux associations ?… La Ville ne s’est pas prononcée pas à ce jour.

Malgré tout cette expérience mérite toute notre attention et nous enquêterons sur les résultats issus de la mise en place de ces outils.

(1) Un digesteur désigne une cuve qui produit du biogaz grâce à un procédé de méthanisation des matières organiques.

Pour en savoir plus: Mon Ecole Voltaire

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Nous avons rencontré récemment Loïc Marchandet, le directeur de la cuisine centrale de Rueil-Malmaison. Nous connaissons bien cette cuisine centrale puisque nous l’avions visité l’an dernier. Elle  est propriété de la ville de Rueil-Malmaison mais est gérée en délégation de service publique par la Sogeres. Elle livre 6500 repas par jour pour la seule ville de Rueil-Malmaison dans les quarante offices/restaurants scolaires plus les repas hors scolaire de la ville. Elle emploie 77 salariés.

Cette fois nous voulions rencontrer Mr Marchandet pour qu’il nous détaille certains aspects de la gestion des déchets mise en place par la Sogeres.

1)      Gestion des barquettes plastiques

La cuisine centrale de Rueil-Malmaison prépare les menus des restaurants scolaires pour les repas du lendemain et les plats sont conditionnés en barquette de 8 portions. Cela représente quotidiennement environ 700 barquettes de viande et 700 barquettes d’accompagnement (céréales ou légumes). Jusque récemment ces barquettes en plastique étaient mises en déchet dans les offices.

Depuis avril 2011 la Sogeres introduit progressivement la récupération de ces barquettes selon le principe opératoire suivant. Les barquettes sont livrées chaque matin par un chauffeur au départ de la cuisine centrale. Une fois livrées elles sont mises en réchauffe puis vidées dans des bacs de service à partir desquels le personnel sert les enfants au self. Les barquettes sont alors rincées en office puis reconditionnées dans les caisses qui ont servis à leur livraison. Une fois sa tournée de livraison effectuée, le livreur repasse dans les offices et récupère les barquettes de la veille.

Les barquettes retournent en cuisine centrale et sont conditionnées dans les caisses de livraison mises à disposition par le fabricant, Nutripack, sans lavage supplémentaire. Une fois pleines (270 barquettes/caisse), les caisses sont palettisées (30 caisses par palette), filmées et collectées par le fabricant. La collecte s’effectue par 4 palettes minimum. Nutripak est très exigeant sur les conditions de reprise et pénalise l’entreprise si les caisses ne sont pas pleines.

Nutripak de son côté transforme les barquettes usagées en billes de plastique qui sont réutilisées pour fabriquer des caisses plastiques à usage non-alimentaire.

La récupération des barquettes sera généralisée dans tous les offices de Rueil dès octobre 2011. Il S’agit d’un engagement qui figure au contrat de délégation service public signé avec la ville. Mais il s’agit plus généralement d’un engagement de la société Sogeres en matière de développement durable. L’entreprise propose systématiquement ce service à toutes les communes qu’elle livre même si ce n’est pas prévu au contrat. Il est frappant de noter que toutes les villes n’acceptent pas spontanément de mettre en place ce service.

Points d’amélioration : la Sogeres ne calcule pas encore le taux de retour des barquettes en provenance des offices. Mr Marchandet m’a dit que cela faisait parti des contrats d’objectifs à mettre en place avec les offices. Sachant que c’est une mission délicate car le personnel des offices dépend de la mairie et non de la Sogeres. Il y a donc tout un travail de sensibilisation à effectuer auprès de ce personnel.

2)      Déshydrateur

Dans le cadre de son contrat avec la ville de Rueil, la Sogeres a mis en place un déshydratateur dans la cuisine centrale depuis décembre 2010. L’Unité Centrale de Production (UCP) de Rueil est la seule en place pour Sogeres Île de France.

Ce déshydratateur a une capacité de 30 kgs brut qui se transforment en 8 kgs de compost. Le service des espaces verts de la ville de Rueil récupère le compost une fois par semaine.

Sont mis dans le déshydratateur les restes de produits alimentaires cuisinés non consommés. La encore les quantités mises en compost ne sont pas calculées.

3)      Le compacteur de carton

Il est en place depuis de nombreuses années à l’UCP de Rueil Malmaison. Tous les cartons issus de livraison sont mis dans la machine à compacter, propriété de la Sogeres. Les balles de cartons compactés sont collectées par Sita, le fournisseur référencé à la Sogeres, en palettes de 200 kgs. Le minimum de collecte est de 10 palettes. Les cartons sont ensuite recyclés par Sita.

La encore le compacteur fait partie de la politique développement durable de la Sogerès. Il existe une machine à compacter dans toutes les UCP de la Sogeres.

4)      Autres éléments d’une politique. Développement Durable mis en place à la cuisine centrale à la demande de la ville de Rueil Malmaison

Une cuve de 20 m3 à la récupération des eaux pluviales pour le lavage des camions

La mise en place de produits lessiviels Ecolabel ou 100% biodégradable

Renouvellement des camions de livraisons tous les 3 ans (réductions de 25% de            CO2) vers la norme Euro 5

Formation du personnel aux bonnes pratiques environnementales (usage de l’eau,    éclairage, etc…)

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Sur une semaine, quelle est la quantité de restes alimentaires récupérés dans les assiettes de 450 collégiens qui mangent chaque jour à la cantine ? Réponse : 220 kg. Soit près de huit tonnes par an, pour les seuls déchets compostables (sauf viandes, poisson et fromage..).

Cette information nous est communiquée dans un article parue dans la Voix du Nord le 20 juin. Ce chiffre a pu être connu car depuis le 15 novembre dernier le tri sélectif des déchets par les élèves a été mis en place au collège Esplanade de Saint Omer. Ce tri a permis de mettre en place des actions dans 3 domaines.

Sensibilisation aux déchets

Tous les élèves demi-pensionnaires ont alors été sensibilisés au tri et ont pris conscience que 350 kg de pain étaient gaspillés chaque année. « Partant de cette réalité, on a pu plus facilement inciter les élèves à changer leur comportement et à mettre cette bonne pratique en oeuvre chez eux également.

Compostage des déchets organiques

Trois composteurs mécaniques ont été installés dans lesquelles les déchets de cantine sont mélangés à des déchets verts (taille de haies..).

Entretien d’un jardin potager bio

Une fois le compost formé il est épandu sur le jardin potager bio qui a été créé dans le collège avec une association locale.

L’objectif du collège est d’être certifié Eco-collège.

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Restes de légumes, de viande, de fruits, de pain… Nos poubelles contiennent 32 % de bio déchets, constate l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

Plutôt que de les brûler dans un incinérateur, pourquoi ne pas chercher à les valoriser sous forme de compost ? C’est ce qui est fait depuis six ans dans l’agglomération paloise avec les déchets provenant des zones d’habitat pavillonnaire. Ses élus ont toutefois souhaité aller plus loin dans cette démarche. Voire d’innover sur le plan national.

L’article paru le 8 avril dans le journal Sud-Ouest nous décrit l’expérience menée par la communauté d’agglomération de Pau en faveur d’un meilleur traitement des déchets organiques. L’expérience nous semble tellement intéressante que nous citons l’article dans son intégralité.

Près de la moitié des bio déchets collectés sur son territoire sont en effet produits par des restaurants, des cantines et des magasins d’alimentation. Or, à partir de l’année prochaine, et à la suite du Grenelle de l’environnement, les professionnels vont être progressivement obligés à mieux trier leurs déchets. Cela, afin de valoriser au moins 45 % d’entre eux d’ici l’horizon 2015.

Des puces sur les bacs

Une expérience unique en son genre a donc été lancée début mars dans la région paloise.

Pas moins de 35 établissements volontaires, issus des métiers de bouche, y participent. Parmi eux, on retrouve aussi bien les halles de Pau que les cantines des lycées Saint-Cricq, Saint-John-Perse ou encore le restaurant universitaire Cap Sud. Sans oublier des maisons de retraite, des restaurants traditionnels, des cantines d’administration, ainsi que des supermarchés. Ce qui va du Carrefour de Lescar à de petites supérettes installées à Pau.

Pendant plusieurs mois, leurs bio déchets vont être collectés deux fois par semaine par une benne spéciale affrétée par la société Veolia. Chacun des bacs dans lesquels ils sont déposés est équipé d’une puce informatique qui indique la provenance et la quantité de déchets ramassés.

Amenés sur la plateforme de Lescar, ces derniers font l’objet d’un traitement spécifique (car ils ne sont pas mélangés avec des déchets verts) et ils sont transformés en compost.

Des réponses précieuses

Le test sera mené jusqu’en novembre prochain. Compte tenu de son ampleur, il est unique en France, assure-t-on au sein de la Communauté d’agglomération.

Alors qu’aucune étude de ce type n’a encore été menée dans notre pays, cette expérience permettra de savoir comment fabriquer le mieux possible le meilleur compost. Mais aussi de connaître avec plus de précision la nature des déchets dont les gens se débarrassent.

Le détail n’a rien d’anodin. On estime en effet que 100 grammes – c’est-à-dire un cinquième d’un repas – de bio déchets sont rejetés pour chaque assiette de nourriture consommée par les Français. Leur volume peut-il être réduit ? Peut-on éviter le gaspillage ? C’est aussi ce que cherchera à savoir l’examen minutieux des déchets recueillis dans des cantines, comme celle du lycée André-Campa, à Jurançon.

Un établissement dont les élèves répartissent le contenu non consommé de leur assiette dans les différents bacs d’une table de tri : un pour les trognons de fruits et restes de poulet par exemple, un autre pour le pain, etc. Tout cela étant pesé au gramme près.

Le test mené en ce moment sur Pau et les communes voisines est financé pour moitié par la Communauté d’agglomération. L’Ademe y participe pour 30 %, le Conseil général et la région Aquitaine pour 10 % chacun.

Cette vaste étude permettra également de savoir si le dispositif peut être étendu à l’ensemble des professionnels, avec « un prix incitatif inférieur à celui au litre des ordures ménagères ».

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