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Archive for the ‘Produits’ Category

A l’occasion de la semaine internationale du développement durable, la Biocoop d’Issy les Moulineaux (92) en partenariat avec la ville, avait organisé une projection débat autour du film « Comment nourrir l’avenir » ce lundi 2 avril. Réalisé par Kevin Garreau, Le sujet du film montre comment notre surconsommation de protéines d’origine animale met en péril notre santé ainsi que l’environnement. Ce film est très pédagogique car il est nourri d’experts reconnus comme Claude Aubert, Marc Dufumier , Gilles-Eric Séralini et Philippe Desbrosses.

Il rappelle qu’il y a 150 ans, notre nourriture était à base surtout de légumes, céréales, protéines végétales et comportait peu de protéines animales. L’augmentation de la ration carnée est corrélée au développement de l’industrie alimentaire de ces dérivés (produits laitiers, élevage…) ainsi qu’à une image de « statut social ». Or si notre corps a véritablement besoin de protéines animales, nous en consommons bien trop aujourd’hui dans nos pays industrialisés. Nul besoin de rappeler l’explosion des maladies cardiovasculaires et de l’obésité dont est touchée la société dite « développée ».

D’autre part, le film rappelle aussi l’impact environnemental considérable et destructeur d’une industrie d’élevage surdéveloppée :

– champs utilisés pour les céréales des animaux au lieu d’une agriculture vivrière,

– nourriture des herbivores avec des protéines végétales importées (soja) et des céréales importées (le maïs),

– fort impact en gaz à effet de serre dû aux émissions de méthane (4 fois plus mauvais pour l’effet de serre que le CO2) des charmants bovidés durant toute leur vie,

– et enfin l’eau nécessaire à produire toutes ces céréales d’élevage (le maïs est très très gourmand en eau).

Tout nous porte donc à réduire notre ration de viande dans notre alimentation: c’est meilleur pour la santé, pour le porte-monnaie et pour la planète.

Alors par quoi la remplacer ? Simple, redécouvrons les recettes de nos ancêtres et regardons aussi du coté des autres pays qui pratiquent traditionnellement déjà l’association vertueuse de Légumineuse (protéines végétales) + Céréales : en Asie le riz et le soja, en Afrique du Nord le pois chiche et la semoule de blé, en Amérique Latine le haricot noir et le maïs.

Le film rappelle enfin que sans passer au 100% végétarien, si une fois par semaine on remplace la ration de protéines carnées par une ration de protéines végétales, c’est un premier pas bénéfique pour tous et en premier lieu pour la santé.

Dans les cantines, de nombreuses rations de viande sont souvent supérieures aux besoins des enfants, et de nombreuses assiettes repartent avec de beaux restes carnés…Deux fois dommage.

Il faut tordre le cou à ces idées fausses concernant la viande. Elle peut-être remplacée ponctuellement par des protéines végétales et céréales, il ne tient qu’aux parents de le demander aux cantines, alors allons-y !

Ne cherchez pas ce film dans les cinés ni à la télévision, vous pouvez consulter leur calendrier de diffusions ponctuelles sur leur site, ou mieux, faites le venir dans votre ville : « comment nourrir l’avenir ».

Valérie Thobois

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Dans le cadre des visites du Comité de Suivi du Bio de la ville de Rueil-Malmaison, Valérie Thobois a visité l’abattoir de Sicavyl à Migennes. Sicavyl est le fournisseur en viande bio de la Sogeres, gestionnaire de la cuisine centrale de la ville de Rueil-Malmaison. Voici un résumé de son reportage, dont vous pouvez télécharger l’intégralité ici: CR_visite_Sicavyl

C’est toujours impressionnant de voir ce genre de « chaîne de production », car bien évidemment, cela part de la mort d’un animal en direct (garant de la fraîcheur de la viande). Mais ceci étant dit, cette entreprise semble se préoccuper sérieusement de minimiser la souffrance animale en pratiquant rapidement et efficacement la mise à mort des vaches, en évitant de les stresser. Un animal stressé donne une viande de moins bonne qualité…c’est toujours de la souffrance en moins pour les bêtes.

Même s’il est souhaitable pour tous de consommer moins de viande (pour nos artères et pour les émissions de gaz à effet de serre…merci le méthane émit par nos amis ruminants), il est important de s’assurer de la qualité des viandes produites en France actuellement. Cette visite est rassurante, tant les protocoles sanitaires sont importants, la traçabilité de l’animal, les mesures de protection contre le prion ou contre l’ Escherichiacholie.

Nous apprenons aussi que pour les viande bio, comme pour les poulets Label Rouge de Loué (voir épisode précédent des folles aventures du Comité de Suivi du Bio), on se préoccupe des traitements au bétail (homéopathie préférée mais pas exclusive) et de leur nourriture exclusivement issue de l’agriculture biologique. La différence de prix, plus impressionnante sur les viandes que sur les autres denrées, vient du surcoût pour nourrir les bêtes.

Nous sommes incollables sur les viandes jeunes sans collagène, à griller, les viandes plus anciennes, pleines de collagène, à faire mijoter en ragoût pour décomposer le collagène à la chaleur…et sachez que ce nous mangeons est bien de la viande de bœuf, mais en fait issue de vaches (le terme bœuf est générique quand il désigne la viande).

Bref, une visite marquante (c’est tout de même important d’être conscient que la viande vient d’un animal que l’on a tué on peut y penser la prochaine fois qu’on en mange, et du coup peut-être en manger moins) et surtout qui rassure sur la qualité de la viande française.

Valérie Thobois

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A l’occasion du salon des Maires, l’Agence Bio a donné une conférence qui était consacré à l’introduction des produits bio dans les cantines scolaires. Voici quelques extraits des interventions:

1) Intervention de Mme Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence bio

61% des écoles proposent des produits bio

58% des gestionnaires proposent du bio au moins 1 fois par mois.

37% des gestionnaires proposent du bio au moins 1 fois par semaine

Produits bio: 89% des restaurants ayant introduit du bio proposent des fruits, 77% proposent des produits laitiers, 71% proposent des légumes frais.

2) Mr Gérald Lombardo, Maire du Rouret

Il explique comment Le Rouret est passé à 100% de produits bio dans ses cantines qui servent 55000 repas/an. Il prononce cette belle formule: Passer de l’aliment jetable à l’aliment sacré. Suite à un sondage, il est ressorti que certains parents étaient prêts à payer plus pour avoir du bio. Ils sont passés en DSP pour gérer la cantine ce qui a permis une réduction des coûts de personnels. Ils sont certifiés EcoCert.

Menus: 1 viande rouge/semaine, 1 repas végétarien/semaine.

Coût repas: 5,8€/enfant dont 2,2€ de coût denrée.

Mr Lombardo insistent sur le fait que les enseignants mangent à la cantine et s’impliquent dans le temps de cantine. Le personnel de cuisine est fier désormais de travailler et le gaspillage a disparu.

3) Adjoint au maire de Cholet

La ville de Cholet a confié sa cuisine centrale à la Sodexo en 2008. Au départ le contrat prévoyait 1 repas bio par mois avec 3% du budget consacré à l’agriculture biologique. Ils sont ensuite passés à des composantes bio et avec le même budget fournissent désormais 15% de l’alimentation en produits bio.

4) Olivier Migrennes, directeur de la cuisine centrale de Charleville-Mézières

Cette cuisine gérée en direct par la ville livre 430 000 repas/an auprès de 1900 enfants et 600 adultes. Il a un budget annuel de 2,4m€ soit un prix moyen par repas de 5,58€ dont 1,96€ de denrées. Ce prix ne couvre que le coût de la cuisine centrale et n’inclue pas les coûts d’exploitation des 25 offices de la ville.

Dans les offices, les enfants sont servis à la table.

Aujourd’hui 17% du budget denrée est consacré aux produits bio qu’ils ont introduit progressivement grâce au travail de la Fédération Régionale de l’Agriculture biologique. L’objectif est d’atteindre 20% en 2012.

Nous avions déjà publié un article incluant une vidéo présentant l’action de la cuisine centrale de Charleville Mézières. Pour en savoir plus vous pouvez télécharger la présentation de Mr Migrennes que nous remercions ainsi que Mme Brunel, de la mairie de Charleville Mézières.

A télécharger: Diaporama restau collective bio Charleville Mézières

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Conformément à ses engagements, Vivrao aide aujourd’hui à la création d’un atelier de transformation de légumes à Flins (Yvelines), afin de permettre aux cuisines collectives franciliennes non équipées de se fournir en légumes bio de la région plus facilement.L’atelier de transformation de légumes biologiques en produits de 4ème gamme se concrétise aux Mureaux (Yvelines). Le bâtiment est en cours de construction, et l’atelier

devrait être opérationnel en janvier prochain. L’outil de transformation sera la propriété de plusieurs producteurs réunis en CUMA, et permettra à l’ouest francilien de disposer des légumes de 4eme gamme dont elle a besoin. C’est Vivrao qui assure l’animation de ce projet, qui regroupe la FNCUMA, ISOMIR, le GAB Ile de France, et le producteur Xavier Dupuis.

Ce projet a bénéficié d’une subvention pour l’animation de la DRIAAF Ile de France. Outre l’atelier de transformation, les partenaires éditeront un petit manuel à l’usage de producteurs désireux de copier la démarche et d’éviter les écueils.

Pour en savoir plus: CP, MABMP, oct 11

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Grâce notamment au travail mené par la FCPE de l’école Marie Marvingt, la ville d’Issy les Moulineaux propose aujourd’hui 20% de produits bio dans les menus des cantines scolaires de la ville.

Il est également prévu 1 repas sans viande toutes les 8 semaines.

En collaboration avec Avenance une expérience de tri des déchets par les enfants est menée dans un des établissements. 2 tables de tri et 2 composteurs électriques sont testés avant une éventuelle généralisation sur la ville.

Nous suivrons cette expérimentation de près et vous tiendrons informés.

A télécharger:Article du Parisien 31082010

Pour en savoir plus: Site de la FCPE Marie Marvingt

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Je reproduis ici in extenso un extrait d’un article paru sur le site Futura-Sciences en septembre 2010.

Les fruits et légumes bio sont-ils meilleurs pour le consommateur? C’est la question que s’est posée un groupe de chercheurs du Washington State University, rassemblant des experts dans des catégories aussi diverses que l’horticulture, la génétique, les statistiques, l’écologie microbienne, les sciences alimentaires, la pomologie (l’étude des fruits), les sciences des sols et l’agroécologie.

Pour y répondre, ils ont analysé la qualité des sols et des produits issus de 26 fermes productrices de fraises situées en Californie, la moitié d’entre elles suivant les normes bio. Sur une période de deux ans, des échantillons ont été régulièrement prélevés et 31 critères ont été pris en compte, réalisant ainsi l’étude la plus complète jamais effectuée.

L’agriculture biologique conserve les propriétés naturelles du sol et donne aux fraises une meilleure qualité nutritionnelle.

Des sols et des fruits de meilleure qualité

En ce qui concerne le fruit lui-même, la victoire revient à la fraise bio. Il n’existe pas de règle universelle permettant de définir précisément la qualité des aliments. En revanche, la quantité de nutriments rapportée à la valeur énergétique est un indice précieux. Ainsi, les fraises bio ont des taux d’antioxydants, d’acide ascorbique (vitamine C) et de composés phénoliques significativement supérieurs. De plus, elles ont une durée de vie plus longue et possèdent davantage de matière sèche (plus de tissu et moins d’eau). Par contre, elles contiennent moins de phosphore et de potassium.

Les fraises ont également été évaluées par un panel de consommateurs, qui ont jugé une variété bio plus sucrée, plus goûteuse et plus appétissante que la même variété non bio. Les deux autres variétés testées sont similaires aux yeux et aux papilles des consommateurs.

Quant aux sols, ceux provenant des fermes biologiques affichent également de meilleurs résultats : une augmentation de la séquestration du carbone et de l’azote, une bonne activité de la biomasse microbienne et une plus grande quantité de micronutriments. De plus, les analyses de l’ADN (par utilisation de puces à ADN) retrouvé dans le sol des fermes biologiques montrent une plus grande diversité génétique, marqueur d’un sol sain et non stressé.

Pour en savoir plus:

Fruit and Soil Quality of Organic and Conventional Strawberry Agroecosystems

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Nous avions déjà rendu compte ici du remarquable travail de la ville de Mouans-Sartoux en faveur du bio dans les cantines. Nous apprenons aujourd’hui que la ville a créé une ferme bio destinée à alimenter ses cantines scolaires et dont une partie sera cultivée par les écoliers eux-mêmes. Pour cela elle a créé une régie municipale agricole en charge de la gestion du lieux.

On en soulignera jamais assez l’importance pédagogique qu’une telle ferme peut avoir sur les enfants pour leur faire comprendre le pourquoi et le comment de l’introduction des produits bio. Il est certain que les enfants seront moins difficiles s’ils  mangent des produits qu’ils auront cultivés eux-mêmes.

Le 27 septembre 2010 nous apprenons dans un nouvel article que la commune compte embaucher un agriculteur en 2012 pour augmenter la production de cette ferme.

La ville annonce également un objectif de 50% de produits bio dans les cantines.

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