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Suite à la parution de l’article intitulé ‘Réduire la consommation de pesticides c’est possible’ nous avons reçu de nombreux commentaires de Samuel Génissel, un jeune agriculteur normand.

Nous en avons publié 2 mais j’ai souhaité publié le 3ème sous forme d’article car il témoigne des difficultés que peut rencontrer un jeune agriculteur pour diminuer sa consommation de pesticides. Je lui cède la parole:

Génissel Samuel, 31 ans

Je suis installé depuis sept ans en Normandie, sur une ferme laitière et céréalière. Je possède 45 vaches Normandes pour 260 000 litre de lait. Les mâles sont finis en boeuf, les femelles renouvellent les vaches soit 130 bovins à l’année (car les femelles et les boeufs sont élevés sur 30-36 mois).

La surface que je valorise est de 113 Ha avec 73 ha de culture (blé, 30Ha – maïs, 13,5 ha – orge, 12 Ha – tournesol, 10 Ha – luzerne, 8 Ha), 38 ha en prairies ainsi que 2 ha de verger pomme à cidre. J’ai un Bac s option écologie et un BTS Acse et fait des stages en Irlande et aux Pays Bas.

Dès mon installation, après un traitement contre le piétain-verse (1) j’ai eu envie de vomir, alors j’ai arrêté. L’année suivante Arvalis (2) déconseillait l’usage systématique de ce traitement, de rigueur à l’époque.  Cela m’a rassuré alors j’ai repris le traitement en diminuant les quantités. J’avais déjà changé de pulvérisateur et le vendeur a conseillé de diminuer de 15% les doses car il était plus précis (le débit des buses se fait électroniquement et s’adapte à la vitesse).  En même temps j’ai arrêté les insecticides aériens, j’ai aussi arrété le raccourcisseur sur le blé grâce à un choix variétal et un décalage de l’apport d’azote

Mais pour ce faire il a fallu que je change mon assolement (3).  J’ai remplacé les pois par de la luzerne et le colza par le tournesol. La luzerne se désherbe rarement, la fauche suffit pour l’instant. Donc avec 6 ans de recul, zéro traitement. Quant au tournesol il demande juste un ou deux désherbages, mais son rendement est moindre. Je ne traite pas contre les pucerons du blé, orge ou tournesol car les dégâts (en Normandie) ne justifient pas le traitement. Le colza et les pois demandent au moins 3 insecticides et 2 désherbants et au moins un fongicide, pour rendre correctement. Il vaut mieux choisir des variétés un peu plus rustiques plutôt qu’un rendement qu’on n’atteint jamais.

De manière à valoriser les désherbants et fongicides (donc de diminuer les doses de 15 %), le mieux c’est d’avoir des hygrométries de 80% pour que la plante les absorbe (il y en a qui traitent le matin moi avec la traite je préfère le soir, donc pas de film ou internet au printemps). Le premier fongicide pourrait être remplacé par une sorte de vaccin à base d’algue. Je ne le fais pas encore. D’autres types de fongicides limitent de 20 à 30% la pression fongicide tout en apportant un engrais foliaire (j’essaye mais c’est cher).

J’ai deux points plus compliqués. Le premier concerne le traitement de semences contre les insectes qui les mangent. On peut le limiter sérieusement mais pas sur toutes les cultures de la rotation.

Le deuxième point ce sont les désherbants. Il faut maintenir la pression car si on laisse germer des chardons, des rumex des gaillets, des folles avoines on en a pour cinq ans à traiter plus ou à laisser le champ s’envahir.

Au final c’est plus de boulot (faut être réactif au temps, au vent, à la température, à l’hygrométrie) pour le même prix de vente.

Les labos vont gérés les fongicides et peut-être les insecticides (pièges) avec des composés naturels s’il y a de l’argent à ce faire. Mais honnêtement si il y a une chose pour laquelle je ne serai pas bio (avec le soin sur mes vaches. 2 interventions c’est trop peu. J’ai trop de parasites et maladies présentes) c’est arrêter de désherber. Les champs ce salissent très vite. Mes voisins bio laissent leurs champs se salir. Les éleveurs qui ont peu de céréales font le tour avec un sécateur et coupent les adventices (mauvaises herbes à notre production, car très envahissantes) à 5 personnes pour dix hectares. Hormis des immigrés personnes ne fera ce boulot et le coût de la main d’œuvre ne permet pas à mes voisins de le faire (hormis les éleveurs laits bio en grosses structures avec peu de céréales).

Mais dans le sud c’est plus facile car la pluviométrie plus faible limite les adventices (et les rendements) et le développement des parasites et maladies.

Par contre, réduire les produits phytosanitaires pourraient permettre comme pour les antibiotiques de limiter les résistances. Mes voisins ont des résistances à l’isoproturon (vieux désherbant blé) mais pas moi.

La lutte intégrée est dix fois plus complexes que mes pratiques. Il ne suffit pas d’arrêter de traiter. Il faut une connaissance très technique du milieu et des végétaux choisis comme la bande enherbée ou les haies le long des parcelles.

Je m’impose mes objectifs mais honnêtement j’aurai du mal à dire : faite comme moi, pour ce qu’on y gagne (économiquement). Mais il reste beaucoup de pistes à valoriser. On n’exploite aucunement les phéromones, les répulsifs limaces (validés en AB), ou l’utilisation de bactéries (non modifiés) comme parasites de certains insectes, voire la maladie cryptogamique. Avec un peu moins de généticiens et un peu plus d’écologue/agronome, la transition serait plus facile.

Honnêtement si vous voulez une agriculture écologique, faut vraiment commencer par l’exception alimentaire qui protégera autant les pays du sud que du Nord. Lula (4) et Chirac (ce n’est pas partisan) l’on déjà proposé car le meilleur moyen de garantir des pratiques plus écologistes c’est de maintenir une économie durable et un maximum d’acteurs agricole (de paysans). Car plus on a d’espace à gérer plus on simplifie le système, moins il est écologique.

(1) Maladie fongique des céréales (NDLR)

(2) ARVALIS-Institut du végétal, Institut de recherche appliquée en agriculture, met au point et diffuse des informations et des techniques permettant aux producteurs de céréales à paille (blé, orge, avoine, triticale, seigle, sorgho …), de protéagineux (pois, féverole, lupin), de pomme de terre, de maïs et de fourrages, de s’adapter à l’évolution des marchés agro-alimentaires et de rester compétitifs au plan international, tout en respectant l’environnement (NDLR)

(3) Rotation des cultures (NDLR)

(4) Président de la république du Brésil (NDLR)

Nous prenons connaissance sur les sites Actu-environnement et Novethic des conclusions d’une étude conduite par l’INRA dans le cadre du plan Ecophyto 2018 qui vise à réduire l’usage des produits phytosanitaires.

Mis en place par le Grenelle de l’Environnement, le plan Ecophyto 2018 vise une réduction de 50 % des produits phytosanitaires d’ici huit ans ‘’si possible » et le retrait progressif du marché des produits contenant les 53 substances actives les plus préoccupantes. L’étude conduite par l’INRA vise à montrer comment mettre en oeuvre cet objectif.

Tout d’abord quelques faits remarquables cités dans ces articles:

- Les pesticides ont atteint leur courbe maximale d’efficacité puisque « les pratiques intensives, qui utilisent près de 50 % de pesticides en plus que la moyenne française ont des gains de production modérés (5 % pour les grandes cultures). »

- La baisse du tonnage des pesticides utilisés est trompeuse et ne peut être prise en compte pour souligner un quelconque effort pour diminuer leur usage car les doses ont été concentrées. La FNE rappelle ainsi que le chiffre d’affaires de l’industrie phytosanitaire est lui, en augmentation constante (2,086 milliards d’euros sur la campagne agricole 2007/2008 contre 1,863 pour 00/01).

Le respect de l’engagement du Grenelle passerait donc, selon l’étude, par une généralisation de la production intégrée. La production intégrée est une combinaisons de mesures agronomiques prophylactiques associée à un raisonnement des successions de cultures.

Cela correspondrait à une diminution de la pression pesticides de 50 % en grandes cultures, de 37 % en vigne, de 21 % en arboriculture et une suppression de tous les traitements sur les prairies pour des baisses de production respectives de 12 %, 24 % et 19 %. Soit une perte de 3,5 milliards d’euros (sur la base de 2006), à relativiser car 1,9 milliard est imputable à la viticulture, où le lien entre rendements et recettes n’est pas automatique. De plus, la diminution du recours aux pesticides s’accompagne d’une baisse des charges pour les producteurs.

Autrement dit on peut déduire de cet article que si les agriculteurs voyaient leur rendements baissés il n’est pas évident que cela impliquerait ipso facto une baisse de leurs revenus contrairement à ce que laisse croire l’article d’Actu-environnement. On peut penser au contraire qu’ils pourront vendre leur production à un meilleur prix face à la grande distribution. Il est probable également que l’on cesserait de voir les camions de fruits ou de lait se déverser chaque année devant les supermarchés à cause de prix d’achats dérisoires. La baisse des rendements limitera les risques de surproduction dont profite la grande distribution.

De même les charges des agriculteurs diminueront dramatiquement suite à la diminution de l’usage de pesticides. Au total « il est possible de réduire de 37 à 62 % le recours aux pesticides en augmentant la marge brute ».

Les agriculteurs ayant tout à y gagner financièrement, la baisse de l’usage des pesticides est bien une question de volonté politique et reviens à se poser la question suivante: est-on prêt à payer le vrai prix pour les produits agricoles plutôt que financer l’industrie agro-alimentaire avec des produits agricoles subventionnés et vendus à bas prix.

J’ai créé un compte sur Twitter pour signaler des articles de presse concernant le bio à la cantine mais qui ne justifient pas l’écriture d’un article.

Pour me suivre: Ma Cantine Bio sur Twitter

Grâce à Philippe Durrèche nous savions que la ville d’Agen avait introduit 20% de produits bio dans ses menus depuis la rentrée 2009. Nous en avons eu la confirmation sur le blog de l’association des Parents d’élèves du Groupe Carnot de la ville d’Agen. Cette dernière y a en effet publié  le compte-rendu détaillé de la réunion de la commission Restauration Scolaire de la ville d’Agen qui s’est déroulée le 7 décembre dernier.

Nous y apprenons donc qu’Avenance fournit 20% de produits bio et travaille avec des producteurs locaux pour s’approvisionner.

Cette société s’est également engagé à introduire des barquette bio-dégradables à la rentrée 2010 pour diminuer les emballages. Il sera intéressant de voir comment ils comptent faire pour récupérer les barquettes et comment ils vont les valoriser.

Autre point notable on constate une grande transparence de la ville dans les prix du repas puisque l’on connaît le coût facturé par Avenance à la ville et le prix facturé aux parents. Cette transparence n’est pas évidente dans toutes les commissions de cantine…

En revanche nous avons été surpris de lire que le cahier des charges de la ville demande que les quantités servies soient supérieures de 10% aux recommandations du GEMRCN. Nous les avons interrogés sur les raisons d’une telle demande et si cela n’avait pas d’incidence sur les déchets.

A suivre donc…

Le collectif « Cantines Bio » de Limoux et l’association « Nature et Progrès Aude » organisent les 7 et 8 février prochain, au Cinéma l’Elysée de Limoux, le premier forum départemental sur les cantines bio. L’objectif est d’informer et sensibiliser sur l’intégration de produits frais et de proximité dans les cantines scolaires.

En savoir plus:

Nature & Progrès
10 Allée des Marronniers
11 300 Limoux
Tél : 04.68.20.94.75
Mail : np11.cantines@gmail.com

Forum Cantines Bio

Notre cher confrère Cantine Bio à Marseille nous apprend que la ville de Marseille va lancer prochainement un appel d’offre pour la fourniture de repas dans les cantines de la ville.

C’est un marché colossal qui de surcroît sera attribué pour 7 ans. Cantine Bio à Marseille lance donc une campagne en faveur d’une cuisine de qualité à laquelle nous souscrivons. C’est en effet maintenant qu’il faut faire pression sur les élus pour qu’ils exigent du bio à hauteur minimale des objectifs du Grenelle de l’Environnement.

Cantine Bio à Marseille crée une liste de diffusion:

Envoyer un message : cantinesmarseille@yahoogroupes.fr
S’inscrire : cantinesmarseille-subscribe@yahoogroupes.fr

Nous avons déjà rendu compte à plusieurs reprises de la très forte volonté politique de la municipalité de Toulouse à introduire le bio dans les cantines primaires de la ville (voir liens en fin d’article).

La Dépêche du Midi  fait état de l’avancement du projet dans un long article daté du 18/01/2010. Plusieurs points ont attiré notre attention.

Tout d’abord depuis la rentrée de janvier 2010 la cantine offre un petit pain bio. Ceci a entraîné la conversion au bio de la ferme de Candie, 270 hectares de céréales cultivés par la régie agricole de la ville de Toulouse. Forte du débouché offert par les 25000 repas servis quotidiennement, cette ferme a engagé sa conversion au bio de façon à pouvoir fournir çà terme la farine nécessaire à l’élaboration du pain bio servi dans la cantine.

La ville cherche aussi à introduire une légumerie dans sa cuisine centrale de façon à introduire enfin les légumes « locaux et de saison  » promis par la nouvelle municipalité. Comme dans toutes les cuisines centrales des grandes villes, les légumes arrivent en effet déjà épluchés et découpés.

Enfin on ne rappellera jamais assez que si cette action a un coût il est entièrement pris en charge par la commune à hauteur de 1,5m d’euros.

A télécharger: Dépêche du Midi – Quoi de bio dans les assiettes des enfants

Autre articles sur le Bio à Toulouse:

Le Bio à Toulouse

Le Bio passe à la vitesse supérieur à Toulouse

Le bio à la cantine: un nouveau service public

Nicolas Dardevet, le gestionnaire des cantines de la communauté de communes de Petite Camargue dans le Gard ( Vauvert 30600, Aimargues 30470, Le Cailar 30740, Aubord 30620 et Beauvoisin 30640) nous avait laissé un message sur le blog pour nous faire part de la situation du bio dans ses cantines. Nous avons voulu en savoir plus et lui avons posé les questions suivantes.

- Comment sont gérées les cantines ?

La restauration scolaire est une compétence facultative de la CDC depuis sa création en 2001, ce statut non prioritaire à fait que le service s’est structuré progressivement et par étape. Avant 2006, le service était disparate sur l’ensemble des communes membres, certaines communes avaient déjà transféré à la CDC le personnel de régie locale et de service, la fabrication étant sous-traitée soit par des prestataires privés ( traiteurs ), soit par des partenaires associatifs moyennant attribution d’une subvention de compensation ( cuisine du centre de loisirs ) soit encore directement par la CDC sur 1 des 5 communes membres qui avait déjà transféré sa cuisine à la création de la CDC.

A partir de 2006, la CDC à récupéré la cuisine de Vauvert ( cuisine du centre de loisirs ) qui était déjà au bio contrairement au 4 autres communes afin d’étendre et de développer l’expertise et la qualité du travail de cette commune à l’ensemble des communes. Les contrats avec les divers prestataires ont donc pris fin à ce moment là. La CDC dispose donc de 2 lieux de fabrication depuis 2006 (Aimargues et Vauvert) qui travaillent sur les mêmes menus et les mêmes produits.

- Vous gérez 12 restaurants en liaison chaude: chaque cantine a son restaurant? Ou bien vous livrez en liaison chaude depuis 1 cuisine centrale?

La cuisine de Vauvert livre en liaison chaude 9 des 12 restaurants + 1 restaurant en service direct pour environ 600 à 700 repas/jour (1 restaurant partage le même bâtiment que la cuisine).

La cuisine d’Aimargues livre en liaison chaude 1 des 12 restaurants + 1 restaurant en service direct pour environ 350 à 380 repas/jour (1 restaurant partage le même bâtiment que la cuisine).

En plus du service des restaurants scolaires dont nous avons la compétence sur notre territoire, nous servons en tant que prestataire les repas (également Bio), pour 1 école privée, 2 crèches, 3 centres de loisirs, 1 centre d’hébergement.

- Comment vous approvisionnez-vous en produits bio? Avez-vous aidé des agriculteurs à se convertir au bio?

Nous avons mis en place des marchés publics pour nos approvisionnements en 2008. Le marché est constitué de lots par famille de produits (la moitié des lots est composée de lots de familles de produits exclusivement BIO), nous avons également crée un lot BIO avec une clause pour favoriser les travailleurs handicapés et pour nous permettre de travailler avec un ESAT local (anciennement CAT – centre d’aide par le travail).

Nos approvisionnements en bio sont donc répartis entre 3 opérateurs:

- AMBRES sur Méjannes les Alés (30) ( Viandes fraiches, Fruits et Légumes frais, Produits laitiers )

- BIOCASH sur Montpellier (34) ( Viandes surgelées, Légumes surgelés, Produits d’épicerie )

- ESAT La pradelle de Vauvert ( Viandes d’agneau, Volailles, Viandes de porc, charcuterie, fruits et légumes frais )

+ Hors marché : Raisin et Abricot en direct d’un agriculteur Bio de Vauvert , Pain Bio d’un boulanger traditionnel sur Aubord (30)

Nous n’avons par contre pas aidé les agriculteurs à se convertir mais nous avons travaillé en étroite collaboration avec l’ESAT de Vauvert pour la réalisation de son plan de culture en fonction de nos besoins et de notre rythme de commande.

- Comment avez-vous introduit les produits bio? Par repas complets ou par introduction de composantes bio?

L’introduction des produits Bio date de 1993 à l’initiative du centre de loisirs de Vauvert et en partenariat avec le CIVAM BIO du gard ( Stéphane Veyrat ), les menus Bio étaient instaurés ponctuellement au début (1 fois par mois) et en 1997, l’expérimentation a porté sur 6 mois à 100% afin de vérifier la faisabilité d’une telle démarche à grande échelle à sur le long terme . Résultat de l’expérience : beaucoup trop de difficultés d’approvisionnements ( rappel : en 1997 et les filières d’appro Bio n’étaient par réellement organisées ou existantes). A partir de 1998 et jusqu’à 2008 nous avons travaillé plus particulièrement sur certaines familles de produits en dehors du cadre des marchés publics (Fruits et légumes, Épicerie, Produits laitiers) à hauteur de 30 à 40% de produits bio en moyenne, en fonction des menus l’intégralité du repas était Bio ou pas. Depuis 2008, nous nous sommes disciplinés par la mise en place des marchés publics et nous nous sommes fixés d’autres critères sur la fréquence des produits Bio ( En moyenne 1 repas 100% Bio par semaine + une proportion variable sur les autres menus en fonction de leur composition entre 0 et 80%), selon les saisons ( plus facile au printemps et en été ) nous sommes aujourd’hui entre 50 et 60% de produits Bio au restaurant scolaire. Depuis 2008, nous travaillons également préférentiellement sur des circuits courts (taureaux de camargue Bio et AOC, riz de camargue Bio et Aoc).


- Quel impact le bio a-t-il eu sur le coût du repas? Sur la facturation aux parents?

+ 100% par rapport à des menus bas de gamme de grandes sociétés de restauration collective qui mettent en oeuvre un maximum de plats protidiques réconstitués (nuggets, rissolettes, boulette, beignet etc…)

+ 50% par rapport à des menus moyens de grandes sociétés de restauration collective

+ 10 à +20% par rapport à des menus identiques sans bio

Quoiqu’il en soit le prix de revient d’un repas pour la collectivité étant de 8,5€ environ (toutes charges comprises : personnel de surveillance, de fabrication, achat de denrées, frais de fonctionnement généraux) les achats de denrées ne représentent « que » 1/4 du prix de revient d’un repas avec cette proportion de produits Bio. Sans produits bio mais sur des menus équivalents cette proportion ne serait que de 1/5.

Nous essayons par contre de maitriser le surcout par la mise en place d’un repas alternatif dans le mois, par l’instauration d’un système d’inscription permettant de limiter le gaspillage dans les approvisionnements, par l’utilisation le plus possible de produits de saison, par la réalisation le plus possible de préparations faites « maison » en limitant ainsi l’achat de produits déjà transformés au profit de l’achat de matières premières ( entremets, mousse, crème dessert maison, pizza maison, pâtisserie maison)

Le passage au bio pour les communes de la CDC qui n’y étaient pas ne s’est pas manifesté par une augmentation des tarifs pour les usagers qui ont 3 niveaux de tarification :

- 4€ pour les repas pris jusqu’à 9h30 le jour même ou au delà de la date limite de réservation (12% des cas)

- 3,60€ pour les repas réservés pour le mois suivant avant une date limite de réservation

- 2€ pour le 3ème enfant d’une famille présent au même repas

- Comment les parents d’élèves sont-ils impliqués dans ce projet?

Par rapport à d’autres collectivités qui sont confrontés aux sollicitations récurrentes des usagers sur l’amélioration de l’alimentation proposé en restauration scolaire, l’implication des parents chez nous est par contre trés faible voire inéxistante car ils sont trés content du service.

Pour info: depuis la généralisation du Bio à l’ensemble des communes membres de la CDC en 2006 : augmentation globale des effectifs de + 40% !!!

Ambre inaugure une nouvelle catégorie dans Ma Cantine Bio, celle des fournisseurs de produits bio à la restauration collective.

Dans la mesure de nos moyens nous donnerons la parole aux fournisseurs de produits bio qui vendent à la restauration scolaire et collective.

Alors n’hésitez pas à nous communiquer vos informations d’entreprise.

Voici donc le message que nous avons reçu de la gérante d’Ambre:

AMBRES est filiale d’ARCADIE-leader des épices et aromates bio en France. Nous approvisionnements les collectivités (les différents niveaux scolaires, péri-scolaires mais également restaurants administratifs et autres autres…) en France. Notre objectif est d’apporter le maximum d’éléments permettant à un établissement d’introduire durablement le bio.

Ceci se traduit par une offre qualitative, variée et évolutive, des conseils, des idées menus etc…
Contact:
Muriel AUBERT, Gérante

AMBRES Sarl
ZA du Capra
132, avenue emile antoine
30340 MEJANNES LES ALES
0033 4 66 34 22 10
http://www.montagard.fr/index.php
A télécharger:

Une association de la banlieue lyonnaise a mené une enquête très intéressante pour savoir s’il était possible de récupérer les restes alimentaires dans les cantines pour les distribuer aux plus nécessiteux.

De nombreux responsables politiques en charge des cantines scolaires en banlieue de Lyon ont été interrogés  et ont tous répondu que ce n’était pas possible pour des questions d’hygiène.

Le responsable de cette association pose ensuite quelques questions de bon sens qui interpellent notre société dans son ensemble:

Qu’est-ce qui est le plus dangereux ? Rester toute une nuit dans la rue ou manger un aliment provenant d’une cantine ?

Pourquoi, puisque les denrées ne doivent pas sortir des réfectoires, n’accueille-t-on pas des personnes à revenus très modestes dans les écoles municipales le soir pour leur servir les restes des repas non consommés?

Et vous qu’en pensez-vous?

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