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Nous publions ci-dessous le communiqué du WWF concernant la relance des objectifs du Grenelle de l’Environnement en faveur du bio à la cantine.

“Lors du Grenelle de l’environnement, la France s’est engagée à introduire 20% de produits biologiques dans les cantines scolaires à l’horizon 2012. Fin décembre 2011, on comptait moins de 2% de bio dans les écoles. Cette situation n’est pas acceptable pour nos enfants.

Et c’est cette année que tout se joue !

Signez la pétition en cliquant ICI.

Objectif : 25 000 signatures pour passer de 2% à 20% de bio dans les cantines !

Nous, citoyens français, demandons à l’ensemble de nos élus d’engager notre pays dans la voie du bio à l’école pour faire de l’objectif du Grenelle de l’Environnement une réalité. Nous les appelons à instaurer dès aujourd’hui ce minimum de 20% de produits biologiques et à soutenir la filière bio en encourageant les conversions d’exploitations agricoles.

En signant cette pétition, osons le bio pour que le futur président de la République fasse de cette question de santé publique majeure une priorité nationale !”

Pour en savoir plus: Oui au bio dans ma cantine

L’université Blaise Pascal de Clermont Ferrand propose une licence professionnelle en Agriculture biologique dont les objectifs sont les suivants:

- Acquérir les bases scientifiques de l’agriculture biologique

- Maîtriser les spécificités agronomiques et zootechniques de ce type d’agriculture

- Connaître l’environnement professionnel,institutionnel et réglementaire de ce mode de production

- Analyser les filières de l’agriculture biologique de la production à la consommation

- Diagnostiquer le fonctionnement de l’entreprise,formaliser un conseil, réaliser un audit

- Maîtriser les modalités du contrôle et de la certification

- Appréhender les spécificités de la transformation et de la distribution des produits biologiques

- Coordonner et animer des projets de développement

Vous pouvez télécharger le programme en cliquant ICI.

Mais le plus intéressant c’est que cette formation est dispensée aussi à distance dans de nombreux lycées agricoles sur tout le territoire français.

L’université Blaise Pascal a ainsi signé un partenariat avec une douzaine d’établissements qui relaient cette formation à distance:

VetAgro Sup

CFPPA Le Rheu

Lycée agricole Brioude-Bonnefont

Lycée agricole de Tulle-Naves 

CFPPA La Cazotte

CFP Midi-Pyrénées

MFR d’Anneyron

Inéopole – MFR Midi – Pyrénées

EPLEFPA du Gard

EPLEFPA de Vaucluse à Carpentras

Lycée Agricole Fr. Petrarque Avignon

Legta de Croix Rivail Martinique

Pour en savoir plus: Dépliant Licence Pro agriculture biologique

La restauration collective et commerciale produit chaque année plus de 5 millions de tonnes de déchets ! Or dès 2012, le Grenelle 2 de l’environnement imposera aux plus gros producteurs de bio-déchets un tri à la source et une collecte sélective. Il s’agit de mieux maîtriser le traitement et la valorisation de ce type de gisement pour limiter son impact sur l’environnement.

L’objectif n°1 pour les établissements de restauration est donc de mieux gérer leurs déchets et, avant tout, de les réduire.

Chef’eco propose d’accompagner les entreprises et les collectivités autour de 3 axes : diminuer les déchets en quantité, réduire leurs coûts de gestion et rechercher des gains en les valorisant.

La société, créée par un spécialiste de la restauration collective, a développé une gamme de table de tri dont la particularité est que la pesée des déchets est intégrée dans la conception de chaque mobilier de tri. Ce suivi précis des quantités jetées participe à une meilleure gestion des coûts matière et de réduire aussi le gaspillage et la surproduction.

Pour en savoir plus vous pouvez télécharger les documents de la société Chef’Eco:

Présentation Chef’eco ST 2012

Guide d’utilisation tables de tri Chef ‘eco 5TB

Dans un article récent Actu-Environnement nous explique qu’:

“A compter du 1er janvier 2012, les personnes qui produisent ou détiennent des quantités importantes de déchets composés majoritairement de biodéchets sont tenues de mettre en place un tri à la source et une valorisation biologique ou, lorsqu’elle n’est pas effectuée par un tiers, une collecte sélective de ces déchets”.

L’arrêté ministériel précise même “la nature des intrants dans la production de biométhane pour l’injection dans le réseau de gaz et autorise l’utilisation …. des déchets de la restauration hors foyer”.

La question qui se pose désormais pour les communes qui tombent sous le coup de cette loi c’est comment faire pour trier et valoriser ces déchets.

Nous avons depuis longtemps préconisé l’installation de tables de tri dans les cantines dans un article publié il y a presque 2 ans.

Heureusement certaines communes ont déjà anticipé et ont installé des tables de tri dans certaines cantines scolaires (cf Issy les Moulineaux ou le lycée André Campa à Jurançon).

Quant à la valorisation des expériences de digesteurs/composteurs in-situ sont menées à Issy les Moulineaux (cf ci-dessus) et au collège Jean Zay à Morsang Sur Orge.

Certaines villes comme Pau ou Lille préfèrent collecter les déchets et les méthaniser.

Il s’agira de tirer le bilan environnemental et économique de ces 2 méthodes et voir si l’une est plus efficace que l’autre.

Ensuite, mais c’est un autre débat, nous pourrons commencer à réfléchir aux moyens de réduire ces biodéchets notamment ceux issus des cantines scolaires.

Dassault Systèmes a investi son nouveau siège social, le DS Campus, à Vélizy, en octobre 2008 et y a rassemblé ses 2300 salariés d’Ile de France.

SODEXO est le prestataire de son nouveau restaurant d’entreprise, capable de servir 1800 repas jour.

Les salariés sont associés au fonctionnement de celui-ci au travers de la Commission Restauration du Comité d’Entreprise, et rencontre plusieurs fois par an les responsables de SODEXO ainsi que le responsable régional; Franck DUVAL, 06 18 11 15 56 , franck.duval.ea@sodexo.com.

Le stand “100% Nature” du restaurant ne correspondait pas aux attentes des salariés; il a été modifié afin de prendre en compte leurs demandes :

- des légumes “bio” à tous les repas;

- un repas de protéines bio chaque semaine, le mardi;

- un repas végétarien chaque semaine, le jeudi;

- des fruits de saison et produits localement en Ile de France chaque jour.

Le groupe SODEXO met ainsi en oeuvre son “Better Tomorrow Plan”, sa feuille de route stratégique pour le Développement Durable, adopté au niveau international et dont la France est le leader dans sa mise en oeuvre.

Ce plan repose sur 3 priorités : la nutrition, la santé et le bien être; le développement des communautés locales et l’environnement. Celles-ci sont déclinées en 14 engagements, par exemple :

- la réduction des consommations de sucre, de sel et de matières grasses sur tous les sites de nos clients d’ici à 2015;

- l’augmentation des approvisionnements en produits issus du commerce équitable et certifiés;

- référencerons des produits locaux, saisonniers ou issus d’une agriculture responsable dans tous les pays où nous sommes présents d’ici à 2015;

- réduction de l’empreinte carbone, de la consommation d’eau ainsi que les déchets organiques et non organiques.

A signaler, Sodexo a lancé au niveau européen une nouvelle filière « Produits de la Mer Responsables », qui s’inscrit à la fois dans le cadre de son plan et du partenariat avec WWF (World Wildlife Fund). Depuis le 1er octobre 2010, la raie, le flétan ou encore la dorade rose ont rejoint, avec près de 10 autres espèces, la liste des poissons retirés des menus. Désireux de continuer à servir du poisson de qualité à ses convives, tout en respectant l’environnement, Sodexo leur propose désormais du Tilapia et du Panga deux espèces herbivores qui ont un faible impact environnemental et respectent la biodiversité marine.

La Commission Restauration reste cependant vigilente quant aux respects des engagements pris et à l’amélioration de l’offre.

Contact : Jean-Pierre Théret, 06 60 23 47 67 , jeanpierre.theret@3ds.com.

Pour en savoir plus: Sodexo, Better Tomorrow Plan

Jean-Pierre Théret

Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blogue.

Voici un extrait:

La salle de concert de l’Opéra de Sydney contient 2 700 personnes. Ce blog a été visité environ 39 000 fois en 2011. Si c’était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 14 représentations à guichets fermés pour qu’autant de personnes le voient.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Générations Futures a comparé les teneurs en résidus de pesticides des fruits, légumes et céréales provenant de l’alimentation conventionnelle avec ceux issus de l’agriculture biologique.

Générations Futures est partie du constat suivant:

Les sceptiques disent souvent que les cultures ne se font pas sous cloche et que donc les champs bios pourraient être contaminés par des pesticides pulvérisés sur les champs conventionnels.

Les opposants de l’AB mettent aussi fréquemment en doute le travail des professionnels de la bio qui pourraient avoir des pratiques non conforme à la législation. De ce fait, on met en doute la qualité des aliments bio au regard de la présence de résidus de pesticides de synthèse.

Les résultats sont sans appel:

•0 résidu de pesticides dans les fruits et légumes bios contre 37 dans le conventionnel (ce qui représente 27 molécules différentes)

•1 molécule en résidu de synergisant dans 2 échantillons de pain à des doses très faibles en bio.

• Il y a 223 fois moins de résidus de pesticides en moyenne dans les aliments bios que dans les aliments conventionnels

•17 résidus de pesticides suspectés d’être cancérigènes ou perturbateurs endocriniens dans les produits non bio contre 1 seul détecté en bio.

Pour en savoir plus:  Pesticides dans les aliments : analyses comparées d’aliments conventionnels et bios

A écouter: CQFD sur France Inter

http://download.liveweb.arte.tv/o21/videoweb/flash/global-mag/player.swf?videoId=4762&admin=false&mode=prod&embed=true&autoPlay=false

Nous avions déjà évoqué la question du bio dans les cantines romaines dans un article précédent. Nous revenons sur ce sujet à l’occasion de la diffusion d’un documentaire sur ce sujet par le magazine d’Arte GlobalMag.

Cette vidéo est très riche d’enseignements sur la conception de la cantine scolaire à Rome et pas seulement sur le plan du bio. On constate ainsi que:

1) Les enfants sont servis à table par une cantinière (cf 1ère scène du reportage). Ils sont donc servis en fonction de leur besoin et pas en fonction de grammages qu’il faut absolument mettre dans les assiettes servies en bout de chaîne d’un self (comme dans beaucoup de cantines scolaires françaises)

2) La nourriture est préparée sur place dans chaque école à partir de produits frais livrés le matin même à partir d’une plateforme logistique. Chaque école est donc équipée de sa cuisine et sert les enfants en LIAISON CHAUDE.

3) Il n’y a pas de sauce servie avec le poulet (cf 1ère scène du reportage): c’est normal nous sommes en liaison chaude. La sauce servie avec la viande ou le poisson dans de nombreuses cantines scolaires en France sert d’abord à réchauffer les plats lorsque ces derniers sont préparés la veille.

4) Les produits viennent d’Italie pour la grande majorité. C’est la preuve que l’on peut fabriquer 144 000 repas bio par jour avec des produits achetés dans le pays.

Un arrêté publié le 10 décembre au Journal officiel homologue le cahier des charges relatif à la restauration hors foyer à caractère commercial en agriculture biologique.

A compter du 1er octobre 2012, les restaurants souhaitant communiquer sur l’utilisation de certains produits biologiques ou sur la préparation de repas bio devront respecter ce cahier des charges. Cela concerne donc naturellement les restaurants scolaires.

Trois niveaux d’engagement sont définis (un ou plusieurs ingrédients bio servis, un plat ou un menu bio proposé, et restaurants 100 % bio). Chacune de ces pratiques est encadrée (transformation, conditionnement, part minimale d’ingrédients bio dans un plat, indications sur le menus et le caractère biologique des ingrédients…), les allégations autorisées sont précisées ainsi que les modalités de contrôle.

Ce qui nous étonne c’est que l’organisme certificateur est l’Agence Bio !!

On se demande si l’Agence Bio, organisme gouvernemental de promotion du bio, aura les ressources pour effectuer les contrôles requis par ce cahier des charges et s’assurer qu’il est bien respecté.

Pourquoi ne pas laisser les organismes certificateurs habituels comme Ecocert faire leur métier aussi dans la restauration hors foyer?

15/12: Apparemment d’après certains de nos lecteurs bien informés (merci à Jean-Michel Noël de la Sodexo) il y aura prochainement un texte concernant la restauration collective.

Jean-Michel Noël m’envoie également un article d’Interbio Bretagne antérieur à la publication du cahier des charges et qui précise quelques points de la législation (à l’époque en cours d’élaboration). On trouve notamment à la fin une liste d’organismes certificateurs, ce qui manque dans le texte gouvernemental récemment publié.

Nous avons reçu ce jour le message de Gille Perole, adjoint au maire de Mouans- Sartoux:

Mouans-Sartoux, ville de 10 000 habitants des Alpes Maritimes, passe sa restauration scolaire (151000 repas annuels) en 100% Bio au 1er janvier 2012. Les légumes seront produits sur son potager géré en régie municipale, associant les enfants à la plantation et à la récolte. Les légumes parcoureront entre 1,5 et 3,5 km avant d’être dégustés!

contact Gille Perole ville de Mouans-Sartoux 06370

Bravo à Mouans-Sartoux pour l’aboutissement de ce merveilleux projet dont nous avons suivi l’évolution depuis mai 2010 sur ce blog.

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